Marin Alsop
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| Chef principal (d) Ravinia Festival (en) | |
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| depuis | |
| Chef principal (d) Orchestre symphonique de la radio de Vienne | |
| depuis le | |
| Directrice musicale Orchestre symphonique de l'État de São Paulo | |
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| Chef principal (d) Orchestre symphonique de l'État de São Paulo | |
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| Directrice musicale Orchestre symphonique de Baltimore | |
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| Chef principal (d) Orchestre symphonique de Bournemouth | |
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| Cheffe d'orchestre Orchestre symphonique de Saint Louis | |
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| Directrice musicale Orchestre symphonique du Colorado | |
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| Directrice musicale Cabrillo Festival of Contemporary Music (en) | |
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| Directrice musicale Eugene Symphony (en) | |
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| Naissance | |
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| Activités |
| A travaillé pour |
Académie de musique et des arts du spectacle de Vienne Orchestre symphonique du Colorado Orchestre symphonique de Saint Louis Richmond Symphony Orchestra (en) Eugene Symphony (en) Orchestre symphonique de Baltimore Université Johns-Hopkins Orchestre symphonique de la radio de Vienne Orchestre symphonique de l'État de São Paulo |
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| Membre de | |
| Instrument | |
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| Maîtres |
Leonard Bernstein, Gustav Meier (en) |
| Genre artistique | |
| Site web |
(en) www.marinalsop.com |
| Distinctions | Liste détaillée Prix MacArthur () Royal Philharmonic Society Award (BBC Radio 3 Listeners' Award) (d) () Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences () Crystal Award () Ditson Conductor's Award (en) Classic BRIT Awards |
Marin Alsop, née le à Manhattan, est une cheffe d'orchestre américaine.
Née à Manhattan à New York, elle étudie à l'université Yale puis à la Juilliard School. Elle étudie auprès de Leonard Bernstein, Seiji Ozawa et Gustav Meier. Elle succède à Philippe Entremont à la direction musicale de l'Orchestre symphonique du Colorado de 1993 à 2005. De 2002 à 2008, elle dirige l'orchestre symphonique de Bournemouth, et de 2007 à 2021 l'Orchestre symphonique de Baltimore, succédant à Iouri Temirkanov. À partir de , pour une période reconductible de trois ans, elle est à la tête de l'Orchestre symphonique de la radio de Vienne, première directrice musicale depuis sa création en 1945.
Elle est désignée artiste de l'année 2003 par le magazine musical Gramophone et reçoit le prix de chef d'orchestre de la Royal Philharmonic Society au cours de la même saison. Le , elle devient le premier chef d'orchestre à recevoir le Prix MacArthur.
Son répertoire s'étend de Brahms à Tōru Takemitsu, Philip Glass et John Adams, en passant par Tchaïkovski, Béla Bartók, Samuel Barber ou Leonard Bernstein.
Enfance et adolescence
Elle naît le [1].
Ses deux parents sont musiciens[2].
Dans une interview, Marin Alsop déclare « Un jour ils étaient à table pour le petit déjeuner, et ils se sont dits — nous devrions former un trio. Faisons un pianiste ![3],[4] »
À deux ans, elle étudie le piano ; elle dira que « ce n’était pas [s]on instrument » ; à l’âge de cinq ans, ses parents lui donnent un violon. Elle est récalcitrante. Ses parents l'envoient en colonie de vacances musicale ; elle travaille chaque jour au violon. « Mais j’y ai pris goût, et j’ai commencé à m’entraîner pour de bon » dira-t-elle. À part un peu de guitare à une autre période, elle ne quittera plus le violon[3].
Formation
À sept ans, elle intègre la Juilliard School of Music[5].
À neuf ans, elle est réprimandée par le directeur des études pour vouloir « diriger l’orchestre depuis le fond des deuxièmes violons. »[réf. nécessaire]. Il semble qu’elle bouge, sourit, s’amuse en jouant.
Découverte de Bernstein
Peu après, son père l’emmène à un concert dirigé par Léonard Bernstein, un de ses Young People’s Concerts, dans lesquels le chef explique une œuvre aux jeunes auditeurs. Elle remarque que cet homme bouge, sourit et s’amuse, et personne n'y trouve rien à redire. Elle note : « Lorsqu’il se tournait vers nous pour parler de l’œuvre, je croyais qu’il me parlait directement. » Elle dit à son père : « C’est ça que je veux faire ! »[6].
Marin annonce à son professeur de violon qu’elle veut devenir cheffe d’orchestre ; il répond : « Impossible, tu es une fille. »
Un matin, Lamar Alsop pose devant elle une boîte en bois, contenant un jeu de baguettes faites à la main par lui. Elle gardera toujours cette boîte et utilise toujours ces baguettes[4],[7].
La famille avait une résidence secondaire, dans la partie rurale de l’État de New York ; ils vivaient avec une petite cuisine et une seule salle de bains, mais avec une salle de concert capable de recevoir 300 spectateurs. Les Alsop et leurs amis donnaient régulièrement des concerts : « C’était la meilleure formation en musique que j’aurais pu avoir. ».
Vers 12 ans, Marin Alsop découvre le Sextette en si bémol de Johannes Brahms[8],[9] ; elle acquiert l’enregistrement et l'écoute en boucle : « On voyait pratiquement à travers »[10].
Elle racontera qu’elle se sentait seule, différente des autres enfants : être violoniste lui donnait le sentiment d’être à part.
1972-1979 : Yale et la Juillard School
En 1971, elle est violoniste de rue devant la cathédrale de New York[11].
À 15 ans, elle entame des études supérieures à Yale, mais sans déclarer une discipline. Elle penche pour les mathématiques. Elle découvre la musique contemporaine : les Contrasts de Bartok pour clarinette, violon et piano. Il ne lui plaît pas : « Oh, je ne supporte pas cette musique contemporaine ! ».
À l’âge de 17 ans, elle commence à jouer dans des ensembles menés par des compositeurs : Philip Glass et Steve Reich. Son goût pour le contemporain se développe. Elle fondera un orchestre consacré au nouveau répertoire et à soutenir des compositeurs vivants durant sa carrière[12],[13],[14],[15].
En 1976, elle commence à diriger, en invitant des amis chez elle.
Elle sort de la Juilliard School avec une licence (1977) et une maîtrise (1978) en violon. Elle essaie plusieurs fois d’entrer dans le programme de direction de Juilliard. Elle prend des leçons privées avec Carl Bamberger) (1979). Elle travaille comme violoniste, y compris dans l’orchestre de ses parents, au New York Philharmonic, New York Chamber Symphony, American Composers Orchestra et, semble-t-il, comme premier violon de l'American Symphony. Elle joue aussi dans des comédies musicales, des musiques de pub et des bandes de films[16],[17],[18],[19].
1981 : violoniste de rock. String Fever
Elle décide de se convertir en violoniste rock, sans rien savoir sur le style rock pour le violon[20]. Elle fonde un ensemble de 14 joueuses de cordes (et une percussionniste) pour jouer des partitions de jazz. Le compositeur qui compose leur premier morceau l’entend dire : « On jouait comme si c’était du Mozart. ». Elles travaillent pour acquérir un style approprié, et, avec l’aide de plusieurs compositeurs, développent leur répertoire et leur réputation. L’ensemble joue sur des disques de Billy Joel. Elle a du mal à garder des musiciennes dans l’ensemble, et renoncera. Le dernier compte-rendu du New York Times est daté du [21],[22],[17],[23].
1984 : fondation de l'orchestre Concordia
Elle économise 10 000 $ et trouve un mécène, Monsieur Taki. Elle fonde l’orchestre Concordia. Il compte 35 musiciens au début, et se présente comme un orchestre mélangeant la musique classique et le jazz.
Sa première critique, en 1985, est mauvaise. Elle la résume : « On devrait croire que c’est une personne de talent, mais on ne le croit pas. ». Elle dit avoir passé deux jours alitée[8],[24].
Pendant les années 1980, l’ensemble reçoit des critiques diverses. Il montre les prédilections de Marin, pour lesquelles elle se fait féliciter : combinaison d’œuvres classiques et contemporaines, accent sur la musique américaine, concerts d’œuvres oubliées ou inconnues, solistes ou collaborations insolites, présentation de partitions de film (et même de dessin animé !), encouragement de nouveaux compositeurs (et même un concours de composition en 1993).
Cette expérience lui apprend à chercher des financements, vendre son ensemble, à établir et traiter avec un conseil d’administration, jusqu'à fixer le prix des places[25],[26],[27],[28],[29],[30],[31],[13].
L’orchestre compte 50 musiciens en 1990. Elle affectionne cet ensemble : « Je veux rester toujours en contact avec un groupe qui m’a enrichie. ». Elle le quitte en 2000. Le dernier compte-rendu apparaît dans le New York Times en [32],[33],[34],[35].
Elle étudie la direction d’orchestre avec Harold Farberman (1985).
1987 : audition devant Bernstein
Elle a pour objectif d'entrer dans le programme de direction d'orchestre de l’école d’été du Boston Symphony Orchestra, connu mondialement sous le nom de Tanglewood. Elle doit auditionner pour le directeur du programme, Bernstein, pendant qu'il est au Schleswig-Holstein, en répétition avec l’orchestre de Juillard. C'est un échec : « Il est arrivé en retard et de très mauvaise humeur. » dira-t-elle.
Disponible actuellement sur le site du Baltimore Symphony Orchestra, un enregistrement de télévision montre un moment de son audition. Bernstein ne regarde pas la jeune chef, et l’interrompt au tout début de son morceau, la deuxième symphonie de Beethoven : « Pourquoi est-ce que vous laissez un silence après ce point d’orgue ? » On le voit ensuite diriger derrière elle[36],[37],[38].
1988-1989 : Tanglewood, Stokowski, postes
Bernstein accueille Marin à Tanglewood en été 1988, à sa cinquième tentative. Elle reçoit le Leonard Bernstein Fellowship, poste prestigieux à Tanglewood, et une mention honorifique qu’elle recevra à nouveau pour l’été 1989, ainsi que le prix Koussevitsky (décerné pour la première fois depuis dix ans). Elle essaie de passer autant de temps que possible avec Bernstein, jusqu’à l’écouter chantonner des chansons des Beatles pendant toute une nuit[36],[39],[40],[13].
Elle dirige une œuvre entière pendant cette saison d’été, la 3e symphonie de Roy Harris. Elle découvre qu’elle partage le programme avec Bernstein, et devient « la vedette de la saison » avec ce concert[36],[8],[41].
Leur rapport sont tendus. Un jour, il lui dit : « Je ne comprends pas. Lorsque je ferme les yeux, j’oublie que vous êtes une femme. » Elle aurait répondu : « Eh bien, si ça vous rend plus à l’aise, pourquoi ne pas garder les yeux fermés ? ». Elle juge que Bernstein « était à la fois en avance sur son temps et avec son temps ; il n’était pas à l’aise avec l’idée d’une femme devant un orchestre. »[42],[7]
En 1988, elle devient chef assistante au Richmond Symphony. Le , elle participe au concours Stokowski, soutenu par l’American Symphony Orchestra. Elle est finaliste mais ne décroche pas le prix. Le critique du New York Times trouve sa direction supérieure : « Les premières mesures de sa symphonie Pathétique étaient celles de la soirée qui ont le plus fait pour nous faire oublier pendant un moment qu’il s’agissait d’un concours : là, il y avait de la musique. » Les musiciens, dans un sondage, la préfèrent aussi au gagnant. Elle sera membre du jury pour ce concours en 1994[43],[44].
Carrière américaine
En , elle débute avec le New World Symphony à Miami, et, en juin, elle dirige l’orchestre du New York City Ballet dans le concerto pour violon de Samuel Barber, avec son père comme soliste (et sur la chorégraphie de Peter Martins)[45],[46].
En , le Long Island Philharmonic la nomme directrice musicale de l’orchestre à partir de la saison 1990-1991. Elle renouvellera le contrat pour deux années en 1992. Avec cet orchestre, elle commence à parler au public, au début du concert, à propos des œuvres du programme[39],[47].
1990-1999 : hyper-activité
Elle « passe de quatre concerts par an à près de cinquante », et gère ses orchestres et ses voyages[47].
Entre et , elle accepte la direction du Eugene Symphony Orchestra dans l’Oregon, en plus de ceux de Long Island, Concordia, et Richmond[48].
Le , elle dirige le New York Philharmonic, à un festival d’été à la ville de Valhalla. À la même époque, elle aurait dirigé aussi le National Symphony, le Los Angeles Philharmonic et le Philadelphia Orchestra. Elle est la première femme à diriger le Boston Symphony Orchestra[49],[50],[17],[51].
En , elle enregistre son premier CD, avec Concordia. Elle est directrice musicale du festival d’été de Santa Cruz, le Cabrillo Festival of Contemporary Music, en été 1992. Ce festival gagnera chaque année des récompenses[52].
Elle dirige le Colorado Symphony, sa première directrice. L’annonce est faite en , elle commence en septembre. La même année, elle dirige son premier concert en Europe, au festival de Schleswig-Holstein[53],[54].
En 1991, elle crée la polémique en refusant d'utiliser le système d’amplification de la salle où le Eugene Symphony se présente[55] ; en 1992-1993, elle négocie avec les musiciens du Long Island Symphony, sur leur droit de participer au choix de nouveaux membres de l’orchestre ; elle met sa démission en jeu : sa dernière saison de concerts avec cet ensemble sera 1994-1995, et ses derniers concerts en [56],[57],[58],[59].
En 1993, elle réalise une version gospel du Messie de Haendel. Too Hot to Handel est créé à New York et devient incontournable à Denver, à New York et à Baltimore[51].
En 1994, l'Orchestre symphonique de Saint-Louis la nomme au poste de chef créatif[60].
À partir de 1995, elle dirige souvent le Atlanta Symphony, alors à la recherche d'un directeur. En 1995, elle dirige le National Orchestral Institute Philharmonic à College Park et le St. Louis Symphony à Saint-Louis[61],[62].
En 1998, elle dirige le Hollywood Bowl Symphony à Los Angeles, le Philadelphia Orchestra à Philadelphie, le Texas Festival Orchestra, l’orchestre du ballet de Hambourg à New York[63],[64],[65].
En 1999, elle dirige des concerts du New York Philharmonic pour le centenaire d’Aaron Copland à New York (c’est la première fois qu’elle dirige cet orchestre pendant la saison régulière)[66],[67],[68],[69],[34].
2000-2010 : le succès
En 2001, elle dirige le Minnesota Orchestra à Minneapolis. Elle retourne à Eugene pour présenter un de ses concerts au thème féminin[70],[71],[23],[72].
Elle quitte le Colorado Symphony mais continue de lui donner six semaines par saison en 2002-2003 et 2003-2004. Elle termine son mandat de directrice officiellement en [14],[73].
En , elle fait son premier concert au festival Ravinia, présenté par le Chicago Symphony Orchestra[7],[74]. Elle le dirigera pendant six ans ; dès le deuxième concert, elle reçoit les éloges des critiques et « elle a les musiciens dans sa poche. »[14],[60].
En 2003, elle retourne à Eugene, et dirige le Minnesota Orchestra à Minneapolis,
En 2004, elle dirige une version concert de Candide de Bernstein, avec le New York Philharmonic. La production reçoit des nominations aux Tony (récompenses pour le théâtre américain). Elle dirige les orchestres d’Atlanta, Los Angeles, Cincinnati, Minneapolis et St. Louis[75],[76].
2005 : un tournant
Quand elle est nommée directrice musicale du Baltimore Symphony Orchestra, les musiciens réagissent mal ; l’information paraît dans les journaux ; encore aujourd’hui, on peut lire en ligne : « Cette chef ne doit pas valoir grand-chose puisque 90 % de l’orchestre avait voté contre elle. ». Elle décide de leur parler : leurs problèmes, les solutions qu’elle envisage, et leur offre un temps de réflexion. Les musiciens la rappellent tout de suite[77],[4],[16]. Une conférence de presse se tient le , pour éclaircir le sujet[78],[79],[80].
En 2006, elle débute avec le National Opera à Washington. Elle participe au sommet économique de Davos et inaugure des discussions sur la musique, Marin on Music, à la radio nationale publique américaine.
2007 : Le Baltimore Symphony Orchestra
Marin sera cette année la première femme nommée à un orchestre américain majeur : le BSO fait partie des 17 orchestres du premier échelon, selon leur budget et la longueur de leur saison.
Elle dirige le budget (sorti de son déficit dès 2008), une programmation innovante, crée de nombreuses œuvres, fait des enregistrements : les dernières symphonies de Dvořák, et un CD de Gershwin, utilisant des harmonisations moins connues, et avec le concours de Jean-Yves Thibaudet.
Malgré un déménagement au Maryland, elle travaillera avec Baltimore jusqu’en 2015.
En 2008, elle donne son premier concert au Carnegie Hall à New York, à la tête du Baltimore Symphony[81],[82].
Carrière d'opéra
Sans être spécialiste d'opéra, elle a dirigé :
- Nixon in China de John Adams ;
- Sophie’s Choice de Nicholas Maw.
et, en version de concert :
- Mass de Bernstein à Baltimore, en et à Londres en ;
- La Flûte enchantée à Baltimore en .
Carrière internationale
En 1998, elle dirige le City of London Symphony à Bruxelles. En 1999, elle dirige en Europe[83]. Elle dirige l’Orchestra of the Age of Enlightenment à Londres.
En 2000, sa carrière devient internationale[84]. Elle est nommée chef invitée principale au City of London Sinfonia et Royal Scottish National Orchestra, deux postes qu’elle occupera jusqu’en 2003[85].
En 2001, elle dirige le Vlaams Radio Orchestra à Bruxelles, le National Symphony à Washington (un programme sur « la femme dans la salle de concert »), le London Symphony Orchestra à Daytona Beach,
En , après quelques concerts en tant que chef invitée, elle est invitée à un séjour dans le sud-ouest de l'Angleterre, à la tête de l’orchestre « qui voyage le plus de tous les orchestres » (dans sa région), le Bournemouth Symphony Orchestra.
En 2003, elle dirige le City of London Sinfonia à Londres, amène son orchestre de Bournemouth aux fameux « Proms » de Londres. Aux Proms[86] de 2003, la critique remarque un ensemble « alerte et plein de répondant ». Elle crée un festival basé sur la musique de Bartok, enregistre plusieurs de ses œuvres avec cet orchestre. Lorsqu’elle quitte l’ensemble en 2008, le critique du Telegraph parle de l’ épine dorsale qu’elle lui aura donnée. Pendant ce séjour, elle dirige aussi l’Orchestra of Birmingham City[87],[88],[89],[90].
En 2004, elle dirige le National Youth Orchestra à Birmingham, le London Symphony Orchestra à Londres[91],[92].
En 2006, elle débute avec les orchestres du Tonhalle et du Concertgebouw, d'Amsterdam.
À partir de 2012, elle sera en même temps chef principal de l’Orchestre symphonique de São Paulo, au Brésil, et artiste en résidence à Southbank, avec le London Philharmonic pendant la saison 2011-2012. Elle fêtera son vingtième festival de Cabrillo en , et le cinquantième festival en 2012[93],[94].
En , et en , elle dirige l'Orchestre national de Belgique pour les six soirées de la finale du Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique.
À partir de , pour une période reconductible de trois ans, elle est à la tête de l'orchestre symphonique de la radio de Vienne, première directrice musicale depuis sa création en 1945[95].
En 2023, elle est nommée directrice artistique et cheffe de l'Orchestre symphonique national de la radio polonaise, à compter de la saison 2023-2024, pour une durée de trois ans[96].
Vie privée
Marin Alsop est en couple avec la corniste Kristin Jurkscheit[97].
Leur fils, Auden, naît en , porté par sa partenaire. Cette grande aventure la surprend : « On se dit que, une fois que l’enfant naît, les choses peuvent revenir au normal. C’est là que l’on découvre que rien ne sera plus normal. ». Des réflexions sur sa vie de famille et sur son fils apparaissent dans ses interviews[98],[99],[100],[101],[102],[103],[104].
En 2010, sa partenaire de vingt ans, la corniste Kristin Jurkscheit, et leur fils, Auden, déménagent au Maryland.
Elle reste discrète sur sa vie privée. Elle n'en parle que depuis la naissance de son fils. Elle fait discrètement des gestes de soutien à la communauté homosexuelle[105].

