Marius Cayouette
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Marius Cayouette, né le à Sainte-Justine de Dorchester, et mort le [1] à Québec, est un organiste, pianiste, compositeur et professeur de musique québécois[2].
Marius Cayouette est né le à Sainte-Justine de Dorchester, du mariage de Joseph-Alphonse Cayouette et d'Artémise Lapierre. Très tôt, celui-ci développa un certain goût pour la musique, puisque sa mère possédait une jolie voix et chantait, tant à l'église que lors de réunions familiales. Il commence son apprentissage musical au piano, à l'école paroissiale dirigée par les Sœurs de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, auprès de sœur Sainte-Cécile. À l'automne 1918, il entre au Collège de Lévis et en plus de suivre ses cours réguliers, il étudie l'orgue et le piano avec l'abbé Alphonse Tardif et l'esthétique avec l'abbé Henri Raymond. Dû à son état de santé précaire, il doit abandonner ses études et quitte ainsi le Collège de Lévis en [3].
Dès l'automne 1922, il s'installe à Québec, afin de poursuivre des études musicales en s'inscrivant à la toute nouvelle École de musique de l'Université Laval, fondée la même année. Il y reçoit alors l'enseignement d'Henri Gagnon (orgue et piano), Robert Talbot (écriture), ainsi que Joseph Turgeon (piano)[4].
Parallèlement à ses études, il accepte, le , un poste d'organiste titulaire en l'église de Saint-Grégoire de Montmorency. Il y restera en poste jusqu'à la fête de l'Immaculée Conception du , soit pendant une période d'un peu plus de 50 ans. En 1949, il fondera la revue Saint-Grégoire, revue officielle de la Société des musiciens d'église de la province de Québec, qui sera en activité jusqu'en 1963[4].
Tout au long de sa longue carrière, il se vouera à défendre, promouvoir et illustrer la musique d'église, mais aussi l'orgue et le chant grégorien, particulièrement en tant que membre de la Commission diocésaine de musique sacrée[4]. Étant tout autant intéressé à la facture d'orgue, Marius Cayouette fut consulté par différentes paroisses et communautés qui réclamaient ses conseils[3].
Également compositeur, on lui doit une quarantaine d'œuvres, quelques-unes pour voix seule avec accompagnement d'orgue ou piano. L'essentiel de ses compositions sont dédiées cependant, à l'orgue comme instrument soliste, et sont presque toutes inédites, à l'exception de l'« Hymne pascale », qui fut publiée dans Le Tombeau d'Henri Gagnon[5], en hommage à ce dernier et dont Marius Cayouette en a été l'instigateur[6].
École de musique de l'Université Laval
Dès les débuts de sa fréquentation à l'École de musique, Marius Cayouette effectue du bénévolat auprès de Robert Talbot, le secrétaire de l'École. En 1932, on nomme ce dernier directeur et le , Marius Cayouette devient ainsi secrétaire-adjoint. C'est le qu'il occupera officiellement le poste de secrétaire, en remplacement de Jean-Marie Beaudet. Il est par la suite nommé, le , professeur agrégé à la Faculté des Arts. C'est à partir de l'année 1948, qu'il sera professeur titulaire de l'Esthétique de la musique (Histoire de la musique), poste qu'il conservera jusqu'en 1952. Finalement, Lucien Brochu, directeur de l'École de musique, nommera Marius Cayouette comme directeur-adjoint en . Il y sera jusqu'à sa retraite, le [3].
Facture d’orgues
S’intéressant à la facture d'orgue, Marius Cayouette fut consulté par différentes paroisses et communautés qui réclamaient ses conseils. En 1958, il fait affaire avec William Hill & Son and Norman & Beard Ltd. pour le devis de l’orgue dont il était titulaire, à l’église Saint-Grégoire de Montmorency. Il prépara aussi les devis de l’orgue Casavant de l’église Saint-Roch en 1943, de l’orgue Aeolian-Skinner du Conservatoire de Musique de Montréal en 1944 et de l’orgue Guilbault-Thérien de la Basilique de Québec en 1980[3].
