Marocgate

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Le Marocgate (parfois Moroccogate) est une affaire de corruption au Parlement européen qui a éclaté en .

Le Maroc est accusé d'avoir cherché à influencer pendant plusieurs années les décisions du Parlement européen, notamment en ce qui concerne la position de Rabat qui revendique sa souveraineté du territoire du Sahara occidental par des dons d'argents, de cadeaux et de voyages offerts au Maroc.

Plusieurs diplomates marocains et députés européens sont ainsi visés par ces accusations de corruption.

Le Marocgate éclate le avec l'arrestation à Bruxelles de l'eurodéputé Antonio Panzeri. Une enquête des services de renseignements belges était en effet en cours sur des allégation de corruption, concernant tout d'abord le Maroc et qui sera par la suite élargie au Qatar dans ce qui est devenu le Qatargate[1].

Révélations

Peu après les premières arrestations dans le cadre du Qatargate, l’implication du Maroc dans un autre scandale de corruption, le Marocgate, est confirmée[2].

Services de renseignements marocains

Fin , la presse révèle qu'un document d'enquête montrerait l'implication, à un haut niveau, de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), les services de renseignement marocain, dans l'affaire. Selon un rapport mentionné par Der Spiegel, la DGED a eu des contacts dès 2019 avec l'ancien député italien Pier Antonio Panzeri, son assistant Francesco Giorgi et un autre député italien, Andrea Cozzolino. L'objectif était d'influencer le groupe socialiste au Parlement européen. Le magazine allemand d'investigation soutient que les trois Italiens étaient également en contact direct avec le directeur général des services secrets de la DGED[3],[4].

Commission parlementaire mixte Maroc-UE

Le diplomate marocain Abderrahim Matmoun, président de la commission parlementaire mixte Maroc-UE, est épinglé par l'enquête[5],[6],[7],[8]. Des documents datant de 2013 révèlent que la mission marocaine auprès de l'UE avait reçu les « contrecarrer l'activisme croissant de (ses) adversaires au sein du Parlement européen »[9].

Groupe d'amitié UE-Maroc

L'enquête met en évidence le rôle central qu'aurait joué le groupe d'amitié UE-Maroc dans ce réseau de corruption[7],[10]. De 2009 à 2019, le député français Gilles Pargneaux en est le président et reçoit des cadeaux de la part du Maroc[11]. Le groupe organise plusieurs voyages dans des hotels luxueux au Maroc[12]. A leur retour, Les membres adoptent des positions en faveur de Rabat, notamment concernant le Sahara occidental[13].

La fondation EuroMedA

En 2017, le Maroc et Gilles Pargneaux, marié à une Marocaine[13], créent une fondation EuroMedA, basée dans un cabinet de lobbying à Bruxelles. Le but de cette fondation est de mener un « intense lobbying », notamment en faveur de la « reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental » et afin de faire taire les critiques sur les droits humains au Maroc[9],[14].

Réactions

Notes et références

Voir aussi

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