Marsat

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Marsat
Marsat
Église Notre-Dame de Marsat.
Blason de Marsat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Intercommunalité Communauté d'agglomération Riom Limagne et Volcans
Maire
Mandat
Anne-Catherine Lafarge
2020-2026
Code postal 63200
Code commune 63212
Démographie
Population
municipale
1 426 hab. (2023 en évolution de +4,85 % par rapport à 2017)
Densité 350 hab./km2
Population
unité urbaine
33 738 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 38″ nord, 3° 04′ 57″ est
Altitude Min. 348 m
Max. 517 m
Superficie 4,08 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Riom
(banlieue)
Aire d'attraction Clermont-Ferrand
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châtel-Guyon
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Marsat
Liens
Site web marsat.fr

Marsat est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle fait partie de l'unité urbaine de Riom et d'une manière plus large de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand.

Les habitants sont appelés les Marsadaires.

Localisation

Marsat est située au sud-ouest de Riom, et à 15 km au nord de Clermont-Ferrand, chef-lieu du département.

Quatre communes sont limitrophes[1] :

Communes limitrophes de Marsat
Mozac Riom
Marsat
Malauzat Châteaugay

Hydrographie

La commune est traversée par le ruisseau de Mirabel[1].

Le ruisseau de Mirabel coule dans le vallon de Mirabel, de l'ouest vers l'est. Il se situe au sud du bourg.

Le ruisseau de La Palle lui traverse le bourg. Il prend sa source à l'ouest à 2 km du centre bourg, et est une résurgence de l'impluvium de Volvic.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 736 mm, avec 1 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sayat à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 776,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Marsat est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].

Elle appartient à l'unité urbaine de Riom[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[13]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,2 %), zones agricoles hétérogènes (30,7 %), zones urbanisées (17,8 %), cultures permanentes (11,4 %), prairies (4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %), terres arables (0,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Le territoire communal est traversé par les routes départementales 83 (reliant Riom à Volvic par le centre-bourg), 405 (toujours par le centre-bourg) et 446, cette dernière permettant de rejoindre Clermont-Ferrand[1].

Depuis , Marsat est desservie par la ligne 4 du réseau RLV Mobilités. Cette ligne relie Volvic à la gare SNCF de Riom en passant par la mairie et le stade de Marsat[17].

Toponymie

L'origine du nom de Marsat connaît plusieurs thèses qui ont été proposées et défendues. Néanmoins aucune ne fait autorité.

  • Version Sidoine Apollinaire : Martialis (lieu choisi par les Romains pour y établir leur quartier d’hiver). La certitude de correspondance du lieu décrit avec Marsat n'est cependant pas attestée.
  • Version de saint Martin : en 525, saint Martin fonde un monastère arverne pour abriter de précieuses reliques ; il l’appelle aussitôt Marciacus ;
  • Version donnée par les celtisants Marsac : cette version prend ses racines dans Mar et Ac ce qui signifierait : « terroir où coulent les eaux abondantes ».
  • D’autres appellations : Marzacum ; Martiaco sont également évoquées.
  • L'hypothèse la plus probable est cependant la suivante : « Marciacensis domus » comme nommé par Grégoire de Tours au VIe siècle, c’est-à-dire le domaine de Martial, sans doute du nom d’un de ses anciens propriétaires romain. Cet étymologie est très courante en Auvergne (Mozac, Ennezat, etc.)

Ces différentes versions ont vraisemblablement conduit à l'appellation actuelle de Marsat. Dans tous les cas au VIe siècle, Grégoire de Tours rend visite à Marsat.

Histoire

Tour du château de Marsat.

L'historien local François Morel, dans un de ses ouvrages, donne une définition de Marsat assez surprenante. En effet, il écrivait « À en regarder ses maisons à toitures plates et son clocher couvert de tuiles creuses, Marsat ressemble à un petit bourg d’Ombrie ou de Toscane ». Toutefois il s’empressait d’ajouter « Mais, à en explorer ses vestiges en pierre de Volvic et son passé religieux, Marsat renvoie à l’histoire d’une cité du royaume de France convoitée par bien des seigneurs locaux ».

Marsat qui, au fil des décennies, s’est transformé mais est resté un village auvergnat typique et historique avec :

  • deux tours de son château qui restent visibles. Si une de ces tours est encore relativement intacte la deuxième est plus abîmée ;
  • le couvent des Bénédictines qui avait subi les vicissitudes de la Révolution et de l’usure du temps et laissé à l’abandon a été en partie restauré ;
  • le lavoir toujours intact ;
  • quelques anciennes et somptueuses demeures.

Il est classé « site clunisien » et est riche d’un patrimoine religieux hors du commun. En effet, l’Église Notre-Dame de l'Assomption, ancienne église prieurale et paroissiale des XIIe et XVe siècles, abrite :

  • une Vierge noire du XIIe siècle, veille sur ce lieu saint.
  • une croix de cristal reliquaire datant du XVIIe siècle protège en son centre une épine de la couronne du Christ, relique très rare puisqu’il n’en existe que trois en Europe.
  • une roue de cire qui symbolise la reconnaissance de la ville de Riom à la Vierge Marie de Marsat.

La commune de Marsat a également restauré le couvent que la Révolution de 1789 et l’usure du temps avaient laissé à l’abandon.

Vierge à l'Enfant
Vierge à l'Enfant romane de l'église Notre-Dame de Marsat.

La commune de Marsat adhère à la Fédération des sites clunisiens[18] depuis 2000[M 1], association européenne qui s'occupe de la promotion des sites historiques qui dépendaient de l'ordre de Cluny éteint à la Révolution.

Le couvent des moniales Notre-Dame de Marsat était un prieuré qui dépendait de l'abbaye de Mozac avant la Révolution.

Moyen Âge

Louis XI

En 1440, Louis XI de France, encore dauphin du roi Charles VII, rejoint la Praguerie : révolte des grands seigneurs mécontents qui considèrent leurs responsabilités insuffisantes. C'est à Cusset (alors en Auvergne, aujourd'hui dans l'Allier) que cette fronde est vite matée et Louis XI offre sa soumission au roi.

Une fois roi, Louis XI doit, à son tour, lutter contre ligue du Bien public, contestataires féodaux qui s'opposent au roi.

C'est à ce titre qu'il se rend à Riom pour combattre ces ligueurs. Et pendant son séjour il se rend à l'église de Marsat où il prie la Vierge. Il semble être entendu puisque c'est à Aigueperse qu'il signe un accord de réconciliation avec les princes ligueurs.

Heureux que la paix, avec les princes, soit revenue Louis XI remercie par lettre la Vierge qu'il a tant priée et demande que soit dit tous les matins à Marsat, par un chapelain, une messe perpétuelle. Par ailleurs il attribue une rente annuelle de 50 livres tournois.

En passant par l'abbaye de Mozac, le roi Louis XI est arrivé à l'église de Marsat le dimanche , afin de remercier Notre Dame[19]. Menacée par la ligue du Bien public, l'armée royale avait dû lutter contre les Bourbons. Toutefois, le roi a réussi, après les batailles, à obtenir leur fidélité entière, notamment celle de Pierre de Beaujeu, futur gendre. Aussitôt quitté Marsat, toute l'armée réunie a fait diligence, jusqu'à Paris.

Le roi n'a pas oublié de cette église Notre-Dame pour laquelle il avait ordonné 50 livres tournois de don par an, afin que le chapelain Claude Benoît puisse célébrer quotidiennement la messe. En 1469, le roi Louis XI a expédié une lettre au receveur ordinaire de Montferrand à cause du payement insuffisant :

« De par le roy. Receveur ordinaire de Montferrand, nous avons despieca fonde en l'eglise de Nostre Dame de Marsac (sic), pres Rion, une messe chacun jour a nostre devocion, et pour la fondacion d'icelle avons constitue et assigne sur la valleur de nostre demaine de vostre recepte la somme de cinquante livres tournois par chacun an. Et combien que nostre bien ame chappelain Glaude Benoist, presbtre, ait celebree ladite messe et qu'il face tres bien son devoir de desservir ladite fondacion, ainsi qu'il nous a este dit et remonstre, neantmoins il n'a peu ne ne peut estre entierement paie desdites cinquante livres tournois, ...... Et soiez seur que vous n'y aurez aucun dommaige ; et pour ce n'y faictes plus de difficulte, ou autrement nous ne serons pas contens de vous et donnerons provision pour vous contraindre a paier tout ce que vous en pouriez devoir. Donne a Amboyse, le XXVIIe jour de juillet. LOYS. BOURRE. (secrétaire)[20]. »

Époque contemporaine

Marsat, absent de zone industrielle ou artisanale et dépourvu de commerçants à l’exception d’un bar/restaurant et d'un salon de coiffure, est devenu une banlieue résidentielle de l’agglomération de Riom.

Le , environ 500 militants anti-OGM du Collectif des faucheurs volontaires ont détruit l'après-midi deux parcelles de maïs transgénique (cinq hectares) à Marsat. Plusieurs élus y ont participé tandis qu'une contre-manifestation d'agriculteurs pro-OGM était organisée également à Marsat.

Politique et administration

Découpage territorial

Marsat fait partie depuis 2018 de la communauté d'agglomération Riom Limagne et Volcans et depuis 2014 du canton de Châtel-Guyon.

La commune dépendait en 1793 du district de Riom et du canton de Riom, puis en 1801 de l'arrondissement de Riom et du canton de Riom-Ouest[21].

Le redécoupage des cantons de 2014 concerne l'ensemble des communes du département ; depuis les élections départementales de 2015, la commune est rattachée au canton de Châtel-Guyon[22].

Marsat faisait partie de la communauté de communes Riom-Communauté, laquelle a fusionné le avec les communautés de communes de Limagne d'Ennezat et de Volvic Sources et Volcans. Cette proposition de fusion, actée par la préfecture, a été approuvée par le conseil municipal le [M 2]. Le , la communauté de communes Riom Limagne et Volcans est devenue communauté d'agglomération sous le nom de Riom Limagne et Volcans.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Paul Noton DVD Vice-président de Riom-Communauté
Jacques Vigneron DVD 6e vice-président de Riom-Communauté, chargé du tourisme[23] (2014-2016)
en cours
(au )
Anne-Catherine Lafarge DVG Infirmière à domicile
Vice-présidente de Riom Limagne et Volcans déléguée à la santé et à la démographie médicale[24] (depuis 2020)

Instances judiciaires

Marsat dépend de la cour d'appel de Riom, du tribunal de proximité de Riom et des tribunaux judiciaire et de commerce de Clermont-Ferrand[25].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2023, la commune comptait 1 426 habitants[Note 5], en évolution de +4,85 % par rapport à 2017 (Puy-de-Dôme : +1,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
753751812714725808798766749
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
746725705665711659687675651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
626608630585577532558598613
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
5916438079891 0621 1371 1881 2031 225
2018 2023 - - - - - - -
1 3991 426-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Marsat dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Les élèves commencent leur scolarité à l'école élémentaire publique de la commune[29]. Ils la poursuivent à Riom, au collège Pierre-Mendès-France[30] puis aux lycées Virlogeux ou Pierre-Joël-Bonté[31].

Associations

La Société des Amis de Marsat[32] participe à la promotion du patrimoine, à la recherche et à la conservation numérisée de documents historiques sur la commune de Marsat avec l'aide des habitants.

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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