Marseille en grand
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Marseille en grand est un plan d'urbanisme porté par l'État français en vue de permettre le rattrapage par Marseille de son retard relatif en matière d'équipements structurants, notamment dans le domaine des transports en commun, et en particulier pour ce qui concerne les quartiers Nord de la ville des Bouches-du-Rhône. Lancé par Emmanuel Macron à la fin de son premier quinquennat en tant que président de la République, il devrait permettre, notamment, une vaste extension du tramway de Marseille, ainsi que la reconstruction ou la réhabilitation de 188 écoles sur les 470 écoles de Marseille.
Fin 2023, 1,31 % des sommes annoncées seulement avaient été décaissées. Le rapport définitif de la Cour des comptes en souligne les carences de l'opération. En 2025, le parquet ouvre une enquête pour un possible délit de favoritisme, lié aux conditions de la rénovation des écoles.
En 2021, l'Assemblée nationale prévoit au projet de loi de finances 2022 des engagements financiers pour Marseille en grand. Ainsi, 254 millions d’euros d’autorisation d’engagement sont prévus pour réhabiliter les écoles de Marseille. Pour développer les transports publics de Marseille, il est prévu 256 millions d’euros, dont 32 millions d’euros budgétés dès 2022[1].
Le plan Marseille en Grand s’articule autour de sept ambitions[2] : la sécurité : police et justice, l'éducation, les mobilités, le logement, l’emploi et l’insertion, la santé, la culture et le rayonnement territorial.
Plan mobilité
Dans le cadre de ce plan, 15 projets de transports sont pilotés par la métropole d'Aix-Marseille-Provence et cofinancés par l’État[3], dont notamment le renouvellement et l'automatisation de l'intégralité des rames du métro marseillais ou le prolongement de plusieurs lignes de tramway.
Plan école
La Société publique des écoles marseillaises (SPEM) est une structure publique, présidée par le maire Benoît Payan, et au conseil d'administration de laquelle siègent des représentants de la ville et de l'État. Elle doit mettre en oeuvre la rénovation des écoles, avec un budget de 1,8 milliard d’euros, grâce au plan Marseille en grand[4]. Un milliard d’euros, dont 400 millions d’euros de subventions, sont dévolus à la reconstruction ou la réhabilitation de 188 écoles sur les 470 écoles de Marseille[5]. Ce plan s'articule en plusieurs phases, modulées selon la priorité des travaux à engager dans les écoles.
En , le conseil d’administration de la SPEM valide la programmation des 31 écoles de la phase deux, dont la livraison s’étalera de 2026 à 2028. Dix écoles seront livrées en 2024 et 4 en 2025. En 2028, 45 écoles auront donc été livrées sur les 188 écoles du plan Marseille en Grand[6].
Le média Blast révèle que fin 2025, avant de devenir directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, l'ancien préfet des Bouches-du-Rhône Georges-François Leclerc a fait un signalement au procureur de la république au titre de l'article 40 du code pénal, pour dénoncer un possible délit de favoritisme par la SPEM. L'alerte concerne les conditions de la rénovation de l’école Saint-André La Castellane: son chantier n'étant pas été terminé comme prévu à la rentrée 2024, la SPEM a cassé le marché concerné pour en relancer un autre. Pour héberger les élèves à la rentrée, elle a décidé également de racheter des préfabriqués déjà payés par la ville pour abriter les écoliers, avec un coût de plus d'un million d’euros, sans mise en concurrence, et malgré les alertes très explicites à ce sujet de son service juridique[4],[7]. Le parquet ouvre une enquête préliminaire[4].