Georges-François Leclerc
haut fonctionnaire français
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Georges-François Leclerc, né le à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un haut fonctionnaire français.
| Directeur de cabinet du président de la République française Emmanuel Macron | |
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| depuis le | |
| Préfet des Bouches-du-Rhône Provence-Alpes-Côte d'Azur | |
| - | |
| Représentant du coprince français d'Andorre (d) | |
| depuis | |
| Directeur de cabinet Ministère de la Santé et de la Prévention | |
| - | |
| Préfet du Nord Hauts-de-France | |
| - | |
| Préfet de la Seine-Saint-Denis | |
| - | |
Pierre-André Durand (d) | |
| Préfet des Alpes-Maritimes | |
| - | |
Bernard Gonzalez (d) | |
| Préfet de la Haute-Savoie | |
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Philippe Derumigny (d) Pierre Lambert (d) | |
| Préfet de l'Aube | |
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| Directeur de cabinet Ministère de la Santé et de la Prévention | |
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| Sous-préfet de Segré Arrondissement de Segré | |
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| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Père |
Jacques Leclerc (d) |
| Parentèle |
Georges-François Leclerc (d) (arrière-petit-fils) |
Il a notamment été préfet de l’Aube, de la Haute-Savoie, des Alpes-Maritimes, de la Seine-Saint-Denis puis du Nord, avant d'être préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis le , il est directeur de cabinet du président de la République française.
Biographie
Jeunesse et études
Georges-François Leclerc est né le à Suresnes[1]. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1988)[2], il est ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion Léon-Gambetta, 1991-1993)[3]. Il a fait son service national comme officier dans l’Arme blindée cavalerie ; il est titulaire du brevet d’alpinisme militaire.
Carrière
À sa sortie de l'ENA, il est affecté comme administrateur civil au ministère de l'Économie et des Finances[3].
Il a été maître de conférences en macroéconomie à Sciences Po Paris de 1993 à 1997.[réf. nécessaire] . Il a travaillé, dans les années 1990 avec les équipes de Philippe Séguin.[réf. nécessaire]
En 1997, il quitte le ministère de l’Économie et des Finances pour celui de l’Intérieur[4]. Il y occupe successivement les postes de sous-préfet chargé de mission auprès du préfet des Yvelines (1997-1999)[5],[6], puis sous-préfet de l'arrondissement de Segré (1999-2002)[6],[7].
Il prend après des responsabilités en cabinet ministériel, sous la présidence de Jacques Chirac, au cabinet de Roselyne Bachelot, ministre de l’Écologie[8], puis comme conseiller technique de Jean-Louis Borloo au ministère de l’Emploi entre 2004 et 2005 et chargé de mission au cabinet de Catherine Vautrin[9].
Il a également occupé d'autres postes au ministère de l'Intérieur : sous-directeur de l’administration et de la logistique à la direction de la défense et de la sécurité civiles et sous-directeur de l’administration générale et des finances à la direction générale de la police nationale, entre 2005 et 2007[9].
Directeur de cabinet de la ministre de la Santé, il contribue à l’élaboration et l’adoption de la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HSPT), portée par Roselyne Bachelot, qui crée les agences régionales de santé et réforme l’hôpital public ainsi que la médecine de ville. Il initie en 2009 une réforme de la prise en charge de l’autisme permettant de mieux reconnaître les techniques comportementalistes. Critiqué pour sa gestion de l’épidémie de grippe de 2009, il quitte le ministère de la Santé pour être nommé préfet de l'Aube (2010-2011), puis directeur-adjoint du cabinet du ministre de l’Intérieur Claude Guéant ; il est ensuite préfet du Gard pendant quelques jours en 2012 puis de la Haute-Savoie (2012-2016) et des Alpes-Maritimes (2016-2019)[10].
En 2013, alors qu'il accompagnait des policiers de la brigade anti-criminalité de Thonon-les-Bains en patrouille et qu'un contrôle d'un trafiquant présumé dégénéra, les policiers et lui furent pris à partie par une dizaine de délinquants, l'un des agresseurs utilisant du gaz lacrymogène qui atteignit le préfet[11],[12].
En Haute-Savoie, pendant plus de quatre ans, il défendra l’industrie du décolletage de la vallée de l’Arve et la spécificité de la montagne.[réf. nécessaire][Comment ?]
Il a aussi pris des positions rigoureuses contre certains maires et promoteurs pour défendre le respect de la loi littoral au bord du lac d'Annecy et du Léman.[réf. nécessaire]
Il est nommé préfet des Alpes-Maritimes fin 2016, après l’attentat de Nice. Son mandat sera marqué par la gestion des conséquences de l’attentat du 14 juillet 2016, et notamment l’attention aux victimes de celui-ci, et par la fusillade du lycée Tocqueville de Grasse, en mars 2017.[réf. nécessaire] Au moment de son départ, il est publiquement injurié par Olivier Bettati à la suite d’un contrôle de légalité opéré par le préfet sur un acte d’urbanisme le concernant[13].
En 2017, il est condamné deux fois par le tribunal administratif de Nice pour violation du droit d’asile[14].
D' à , il est préfet de la Seine-Saint-Denis[15],[16],[9]. En 2020, il conteste au Conseil départemental l'opportunité de formuler un vœu relatif à l'organisation de la police nationale. En , la Préfecture est définitivement déboutée par le Conseil d’État[17].
Pendant le confinement (mars-) lié à la pandémie de Covid-19, il alerte le gouvernement sur le risque d’émeute de la faim dans le département. Sa note d’alerte fuite dans le Canard enchaîné[18]. A la fin du premier confinement, il décide s’ouvrir par anticipation le parc Georges-Valbon, pour permettre aux habitants de son département de se promener[19].
En octobre 2020, sur instruction du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, dont il est réputé proche, il ferme la mosquée de Pantin dont le recteur avait diffusé un message menaçant Samuel Paty.[réf. nécessaire] Contesté devant le tribunal administratif de Montreuil, il défend en personne son arrêté de fermeture et emporte l’adhésion du tribunal.[réf. nécessaire]
Le , il retire à l'association construisant une mosquée à Noisy-le-Grand l'agrément de son caractère cultuel au motif de deux publications sur les réseaux sociaux critiquant une perquisition menée au domicile du dirigeant de l'association Barakacity les 15 et , à la veille de l'assassinat de Samuel Paty. Si le tribunal administratif de Montreuil avait débouté le l'association de son recours, puis de même pour la cour administrative d’appel par un arrêt du , le Conseil d’État lui donne raison par une décision du estimant que « les propos tenus sur Facebook par son président « n’appelaient pas (…), en dépit de leur caractère polémique, à commettre des crimes ou délits » et « qu’ils ne faisaient aucune allusion aux agissements de l’association Barakacity (…) et qu’ils ne pouvaient pas davantage être regardés, même dans le contexte de l’époque, comme apportant directement ou indirectement une caution à cette association, à son président, ou à leurs agissements ». L'édifice est en cours de construction[20].
Le , il est nommé préfet de la région Hauts-de-France, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord (hors classe), à compter du , succédant à Michel Lalande[21].
À Lille, il engage une action vigoureuse de lutte contre l’habitat insalubre dans certaines villes du Nord ( Maubeuge, Fourmies, Denain).[réf. nécessaire] En revanche, il ne parvient pas à relancer la dynamique de construction du logement social dans la Métropole européenne de Lille.[réf. nécessaire]
A la demande du président de la République, Emmanuel Macron, il relance les opérations urbaines de rénovation des corons miniers du Pas de Calais et du Nord.[réf. nécessaire]
Il négocie avec le président de région, Xavier Bertrand, un projet de contrat de plan transports qui permet de relancer le projet de « RER » entre le Bassin minier et Lille, et qui prévoit des avancées décisives dans le passage à 4 voies de la RN 2, entre Paris et Maubeuge.[réf. nécessaire]
Le 13 mai 2022, il engage une procédure d'éloignement à l'encontre du Marocain Hassan Iquioussen, prédicateur réputé proche des Frères Musulmans.[réf. nécessaire]
En 2022 et 2023, il coordonne l’action des forces de l’ordre et obtient en 2023 une baisse importante des passages de migrants vers la Grande-Bretagne.[réf. nécessaire]
Le , il retire au lycée Averroès, établissement musulman son contrat d’association avec l’État, après une intense campagne médiatique des représentants du lycée et une réunion très tendue de la commission chargée de l’instruction du retrait[22]. Si le tribunal administratif de Lille avait d'abord rejeté les recours en référé, il rend un jugement sur le fond le qui annule la décision du préfet du Nord[23],[24].
Le , il est mis fin, à sa demande, à ses fonctions de préfet de la région Hauts-de-France, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord[25], et il est nommé directeur du cabinet de Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités. Il occupe le poste jusqu'en [26]. Il y est surnommé le « dur cab » ; il déclare à ce propos : « Je ne laisse rien passer, c’est vrai. Ça peut mettre une pression, c’est incontestable. Il peut m’arriver d’être orageux. Mais brutal, non, jamais. »[27] Il est toutefois critiqué pour des pratiques jugées humiliantes[27]. Interrogées par Politico, plusieurs sources le qualifient d'autoritaire voire brutal[28]. Sa déférence envers les élus de droite est également remarquée[27] [28].
En , il est nommé préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet des Bouches-du-Rhône, et remplace Christophe Mirmand[29]. Il obtient la suppression du poste de préfet de police des Bouches-du-Rhône, dont les missions sont reprises par le préfet des Bouches-du-Rhône[30]. Le maire de Marseille Benoît Payan critique la réunification des fonctions de préfet de police et de département dont Georges-François Leclerc a été l'artisan[31]. Le , Georges-François Leclerc prend un arrêté ordonnant la fermeture de la mosquée des Bleuets pour deux mois ; toutefois, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille suspend cet arrêté en considérant qu'il porte « atteinte à la liberté fondamentale du culte »[32]. En , Georges-François Leclerc est envisagé puis écarté comme préfet de police de Paris, poste qu'il ambitionnait : sa méthode et son style, qualifiés de « bouillonnant[s] », l'ont fait considérer comme incompatible avec le nouveau ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez[33]. Moins d'un an après son arrivée à Marseille, Georges-François Leclerc est nommé le , en Conseil des ministres, directeur de cabinet du président de la République, Emmanuel Macron, à l'Élysée[34]. Il y conserve sa réputation d’homme « clivant », pouvant « piquer des colères terribles »[35].
Controverses
Nommé préfet des Alpes-Maritimes en , sa gestion de la frontière franco-italienne est critiquée par certaines associations (comme l'ONG Oxfam dans un rapport publié le )[36]. Il est condamné à plusieurs reprises pour «atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d’asile»[37].
Il est préfet de ce département lorsqu'à l'occasion de l'acte 19 du mouvement des Gilets jaunes le , la veille de la visite à Nice du dirigeant chinois XI Jiping, Geneviève Legay, retraitée âgée de 73 ans et militante d'Attac, est sévèrement blessée par un policier à Nice[38].
