Martha Stettler

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Décès
Nom de naissance
Adelheid Fanny Martha StettlerVoir et modifier les données sur Wikidata
Martha Stettler
Martha Stettler (à droite) et Alice Dannenberg, Académie Julian (1894)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Adelheid Fanny Martha StettlerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Eugen Stettler (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Maîtres
Charles Garnier, Luc-Olivier Merson, Wilhelm Bernhard Benteli (d), Lucien Simon, Léon Gaud (en), Henri Hébert (d), Paul Volmar (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques

Martha Stettler, née le à Berne et morte le à Châtillon, est une artiste peintre suisse.

Famille

Adelheid Fanny Martha Stettler est la deuxième des sept enfants d'Eugen Stettler (de), architecte bernois[1] , qui l'encourage à dessiner[2].

Formation

Martha Stettler apprend le dessin à l'école d'art de Berne de 1885 à 1891[3] avec Wilhelm Bernhard Benteli et Theodor Volmar[4]. En 1891, elle continue sa formation à l'École des beaux-arts de Genève[4] avec Léon Gaud et Henri Hébert. En dépit du soutien familial, peu d’opportunités sont disponibles pour les femmes peintres en Suisse[1],[5]. En 1892, elle quitte son pays pour la France avec sa compagne, Alice Dannenberg[6], rencontrée en 1887 à l'école d'art de Berne[4]. À partir de 1893, elle étudie à l'académie Julian à Paris, ainsi qu'à l'académie privée tenue par Luc-Olivier Merson[3], où le Suisse René Auberjonois est dans sa classe[4]. Lucien Simon est son professeur en 1899[3]. C'est celui-ci qui l'aide à percer[6] et elle choisit la peinture à l'huile comme support[4].

Carrière artistique

Façade de l'Académie de la Grande Chaumière.

Martha Stettler s'inscrit dans l'histoire du Paris des arts pour avoir codirigé, en 1904, avec Alice Dannenberg à Montparnasse l'Académie de la Grande Chaumière, une école d'art privée[6], qui existe toujours dans la rue du même nom[3].

En 1904, Alice Dannenberg et Martha Stettler font partie d'un nouveau groupe d'une cinquantaine d'artistes désigné sous le nom de « Tendances nouvelles » qui fait sa première exposition[7].

En 1906, elle s'installe au 84 rue d'Assas avec Alice Dannenberg [4],[8],[9].

En 1908 ont lieu les premiers achats de ses œuvres par la Confédération suisse et le Kunstmuseum Bern, suivis par l'État français en 1909[4].

Atelier rue d'Assas (c.1906) par l'artiste.

Son talent est récompensé par une médaille lors de l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910 pour La balançoire[6] puis à l'Exposition internationale d'art de Munich en 1913[3]. Le décès de son père cette même année, conjugué au défi de gérer l’académie pendant la Première Guerre mondiale réduisent sa créativité[4].

Elle voyage en Espagne, en Suède, en Hollande et passe ses étés dans l'Oberland bernois[3] où elle peint de nombreux paysages[4].

En 1920, Martha Stettler est la première femme à exposer à la Biennale de Venise[3],[6].

Elle part vivre à Fontenay-aux-Roses en 1930 et y meurt[4].

Importance artistique

Ses tableaux montrent un impressionnisme tardif et bien que son talent ait été reconnu par le biais de scènes de plein air notamment[10], elle sombre dans l'oubli à sa mort[3].

Elle utilise des points de vue en hauteur avec différentes perspectives selon les principes des Nabis[4]. Le premier plan plat présente fréquemment un champ de tension avec des petits éléments situés vers le bord supérieur de l'image[4].

Elle fait aussi figure de pionnière en s'opposant à Ferdinand Hodler qui se montrait hostile à la présence de femmes au sein de la Société des peintres et sculpteurs suisses (SPSS), et crée sa propre association de peintres pour promouvoir les œuvres d'autres femmes peintres[6]. La création de l'Académie de la Grande Chaumière et sa participation à la Biennale de Venise sont là pour le confirmer également[6].

Collections publiques

Ses tableaux sont présents dans de nombreux musées tels que l'Office fédéral de la culture, le Kunstmuseum de Berne ; le Musée d'Art et d'Histoire de Genève ; la Collection du château de Jegenstorf ; le Museo d'arte della Svizzera italiana (MASI) à Lugano ; le Centre national des arts plastiques (Cnap) ; la Galleria Nazionale d'Arte Moderna, le Palais du Quirinal, le Musée d'art de Saint-Gall, le Kunsthaus de Zürich[4].

Exposition

Galerie

Notes et références

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