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René Auberjonois (peintre)

peintre suisse From Wikipedia, the free encyclopedia

René Victor Auberjonois, né le à Lausanne[1] et mort le dans cette même ville, est un peintre, dessinateur, caricaturiste et illustrateur suisse. Il est considéré comme l'un des peintres suisses les plus importants de la première partie du XXe siècle.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LausanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nom de naissance
René Victor AuberjonoisVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
René Auberjonois
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LausanneVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Nom de naissance
René Victor AuberjonoisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Mouvement
Père
Gustave Auberjonois (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Pauline Augusta d'Albis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Maurice Muret (beau-frère)
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Biographie

Famille et formation

Fils de Gustave Auberjonois (1837-1917), agronome et riche propriétaire foncier à Jouxtens-Mézery (où celui-ci avait créé le domaine agricole modèle de Beau-Cèdre[2]), dans le canton de Vaud, et d'une mère française, Pauline d'Albys (1845-1926)[3], René Auberjonois obtient sa maturité avant de mener une existence dorée mais hésitante quant à l'orientation à lui donner : un peu de musique (violon), un peu d'études.

Après avoir fréquenté l'École polytechnique de Dresde[4], en 1895 il se décide pour la peinture et part à Londres, où il se forme au Royal College of Art[5]. En 1896, il s'installe à Paris, où il est l'élève de Luc-Olivier Merson en compagnie de Martha Stettler[6], puis étudie aux Beaux-Arts de 1897 à 1900.

En 1900, il entreprend un voyage d'étude à Florence et copie les primitifs italiens[5].

Carrière artistique

Dans la capitale française, il rencontre le chef d’orchestre Ernest Ansermet[4] et se lie d'amitié avec des écrivains vaudois comme Édouard Rod, Paul Budry et Charles Ferdinand Ramuz (1905), qui lui dédiera son roman Aimé Pache, peintre vaudois (1911)[5].

En 1906, il rencontre Cuno Amiet et Giovanni Giacometti à Berne et, sous leur influence, « approfondit […] son expérience de la couleur pure et de la touche fragmentée », mais dès 1911 « son admiration pour Cézanne » (qu'il a découvert avec enthousiasme lors de l'exposition du Salon d'automne de 1906[5]) le fait « tendre vers une schématisation des objets »[7].

À son retour définitif en Suisse en 1914, il s'installe à Jouxtens et adopte son style personnel : palette de gris et bruns, composition géométrique et déformation des motifs[7].

En 1916, il réalise les décors de Guillaume le Fou de Fernand Chavannes puis, en 1918, les décors et les costumes pour l'Histoire du soldat d'Igor Stravinsky et Charles Ferdinand Ramuz[4].

En 1919, en raison de son impossibilité à concilier vie familiale et travail, il divorce et s'installe à Lausanne, puis fait un séjour à Sion, en Valais, qui aura un impact important sur les thèmes de sa peinture[5].

Il réalise en 1923 les décors pour le bicentenaire du major Davel et le Bal des Artistes de 1927.

En 1925, il fait la rencontre de l'éditeur et mécène Henry-Louis Mermod, qui publie Ramuz et lui commandera de nombreuses œuvres (toiles et dessins d’illustration)[5]. En 1935, il peint les décors muraux de l'abbaye du Dézaley, ce qui provoque une polémique en Suisse romande[8].

Son expression artistique change dès 1935, où paysages, animaux, portraits, natures mortes, nus féminins deviennent l'essentiel de sa recherche. Son œuvre Nature morte (soleils, table de jardin verte), 1946, est conservée au musée cantonal d'art de Lugano[9].

C'est en 1948 que sa peinture atteint son apogée par une palette sombre et des scènes de corridas. Paradoxalement, son œuvre n'est pas bien reçue en Suisse romande. Il est plus apprécié du côté alémanique ou dans le reste de l'Europe, où il participe en 1948 à la Biennale de Venise puis à la Documenta de Cassel en 1955.

Vie privée et descendance

En 1908, il se marie avec Augusta Grenier (dont il divorcera en 1919) et se retire deux ans dans la propriété familiale, où naissent ses deux fils : Maurice (1909) et Fernand (1910), journaliste[5].

Il se remarie en 1922 avec Marguerite Hélène Buvelot. Le couple se sépare en 1929, après le décès de la mère du peintre, qui a été suivi de la vente aux enchères du domaine familial de Jouxtens[5].

Entre 1935 et 1940, il entretient une liaison avec Simone Hauert, modèle de nombreux tableaux[5].

Il est le grand-père de l'acteur René Auberjonois[5].

Notoriété

Après Ferdinand Hodler, Auberjonois est une figure tutélaire et emblématique de l'art suisse de la première moitié du XXe siècle[10],[4].

Collections publiques

Collections d'art de la Confédération, Berne

  • Charles-Ferdinand Ramuz et le chevrier en Valais, peinture, vers 1920[11]
  • Italienne près d'une chapelle votive, peinture, 1924[12]
  • Jeune homme, peinture, 1934[13]
  • Jeune fille française, peinture, vers 1938[14]
  • Hommage à l'Olympia, peinture, 1943[15]
  • Danseuse aux cuisses nues, peinture, 1950[16]

Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne

  • Grand nu couché ou étendu avec chien, huile sur toile, 1922-1923[17]
  • Le Major Davel au service de la Hollande / au service de la France, huile sur toile de jute, 1923[18]
  • Autoportrait, huile sur toile, 1929[19]
  • Ubu roi, peinture sous verre, 1935[20]
  • La route valaisanne, huile sur toile, 1940-1941[21]
  • Nature morte aux fourchettes, huile sur toile, 1953[22]

Notes et références

Voir aussi

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