Martina Franca
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| Martina Franca | |
La Piazza Maria Immacolata avec la basilique San Martino en arrière-plan. | |
Armoiries |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire | Gianfranco Palmisano |
| Code postal | 74015 |
| Code ISTAT | 073013 |
| Code cadastral | E986 |
| Préfixe tél. | 080 |
| Démographie | |
| Gentilé | martinesi |
| Population | 46 753 hab.[1] (2026) |
| Densité | 157 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 42′ 00″ nord, 17° 20′ 00″ est |
| Altitude | 431 m |
| Superficie | 29 870 ha = 298,7 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | San Martino |
| Fête patronale | 11 novembre |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Tarente. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Martina Franca est une ville italienne d'environ 47 000 habitants[3] située dans la province de Tarente, dont elle est la deuxième commune la plus peuplée derrière le chef-lieu provincial, au sein des Pouilles.
Son centre historique, d'une grande valeur artistique, est ceint d'une muraille de remparts percée de portes baroques qui s'ouvrent sur un dédale de ruelles étroites et sinueuses. Elle accueille chaque été depuis 1975 le festival de la vallée d'Itria, consacré à la musique d'opéra.
Climat
Située dans la vallée d'Itria, la ville occupe une colline des Murge, le mont San Martino, à 431 mètres d'altitude et à 30 km au nord-est de Tarente. La commune, qui couvre une superficie d'environ 299 km2, se classe au quarantième rang en termes d'extension parmi les communes italiennes[4].
À l'instar du reste de la région, le climat de Martina Franca est de type méditerranéen (ou type Csa, selon la classification de Köppen).
Toponymie
Le nom Martina dérive de la dévotion des habitants fondateurs de la cité envers Martin de Tours. L'adjectif Franca se réfère au statut économique de la ville franche et fut ajouté en 1310 à l'initiative de Philippe Ier d'Anjou : la cité est alors nommée Franca Martina. L'appellation de Franca se perd avec l'abolition des privilèges accordés à la ville et ce n'est qu'en 1871, après l'unification de l'Italie, que la ville est rebaptisée Martina Franca[5].
Histoire
Martina Franca est une ville relativement jeune, fondée en 1300 par Philippe Ier de Tarente (ou d'Anjou), prince de Tarente, sur le site d'une ferme de bergers formée autour de l'an 1000 par des habitants ayant fui les incursions sarrasines qui frappaient le littoral. À cette époque, la localité se composait seulement du château de Montedoro, entouré par des kilomètres de champs parsemés de hameaux ruraux. À partir du xive siècle, une communauté juive venue de France s'installe dans la région et, se convertissant peu à peu au christianisme, finit par se fondre dans la population locale. En 1495, elle représentait encore un tiers de la population de Martina Franca, soit environ 150 familles. Les sites de l'ancienne synagogue et du cimetière juif sont désormais recouverts par une église.
En 1507, elle devient le fief des Caracciolo, qui l'enrichissent considérablement et en font l'une des capitales du baroque des Pouilles. En 1668, le duc Petracone V Caracciolo fait édifier le palais ducal (œuvre de Giovanni Andrea Carducci de Bergame) dans un style qui rappelle les somptueux palais romains.
Économie
L'agriculture, essentiellement tournée vers la production d'huile d'olive, se concentre sur les champs fertiles et les vallées étroites. L'élevage de moutons et de chèvres n'est pas en reste, ainsi que des chevaux de race Murgese et des ânes de Martina Franca. Le territoire communal fait partie de la zone de production de la mozzarella di Gioia del Colle (AOP).
L'industrie la plus développée est celle du domaine textile, qui a fait la renommée de la ville dans le secteur cinématographique des années 1980. Le secteur tertiaire est caractérisé par la présence de banques, compagnies d'assurance et surtout du développement récent du tourisme et de l'œnotourisme. Ainsi, les moulins à huile d'olive, les grands domaines viticoles et les spécialités culinaires locales, au premier rang desquels le Capocollo di Martina Franca, un jambon fumé de haute qualité, ainsi que les bombette, rouleaux de cou de porc farcis de canestrato, sel et poivre, participent à l'attractivité de la ville.
Viticulture
La commune de Martina Franca produit un cépage blanc mousseux (spumante) qui bénéficie d'une appellation d'origine contrôlée (DOC). Ce vin, qui vieillit mal, perd sa robe ambrée après trois ou quatre ans en bouteille. La production de raisins destinés à son élaboration ne dépasse pas 13 tonnes par an. Il est issu d'un assemblage de Verdeca (50-65 %) et de Bianco d'Alessano (45-40 %), complété par 5 % de Bombino Bianco, de Fiano et de Malvasia Toscana. L'assemblage doit titrer au minimum 11 % d'alcool.
Culture
Patrimoine architectural
Le centre historique de Martina Franca ne renferme pas moins de seize églises et une vingtaine de palais anciens.
- L'hôtel de ville : ancien palais ducal de Petracone Caracciolo (1668), mêlant éléments Renaissance et baroques
- L'église San Domenico (1750)
- L'église du Carmine (1758)
- La basilique San Martino (1763), joyau d'architecture baroque, abrite un autel en marbre polychrome et plusieurs toiles de Domenico Antonio Carella
- La porte Santo Stefano (1764)
- La tour de l'horloge, sur la Piazza del Plebiscito
- Piazza Maria Immacolata
- Via Cavour, via Mazzini et leurs palais baroques
- Arcades en arc de cercle de la Piazza Maria Immacolata.
- Détails de la façade.
- Fresques à l'intérieur du palais ducal.
- Porte Santo Stefano (1764).
Patrimoine rural
La campagne autour de Martina Franca comporte de nombreux édifices en pierre sèche, dits trulli, ayant servi autrefois d'habitations permanentes ou temporaires aux paysans. Dans certains trulli, le mur de façade a été rehaussé de façon à dissimuler la base des cônes de toiture et donner l'illusion d'une maison classique. Ces façades rectangulaires en trompe-l'œil peuvent être associées à des panneaux peints polychromes[6].
La réserve naturelle Bosco delle Pianelle.
Événements
Martina Franca est reconnue pour accueillir le festival de la vallée d'Itria. Créé en 1975, cet événement a lieu tous les ans en été. Il présente des opéras, en majorité des œuvres généralement peu jouées par ailleurs et essentiellement issues des répertoires italiens et français du xixe siècle. Les représentations se tiennent dans la cour d'honneur du palais ducal.
La fête de saint Martin est célébrée le premier dimanche de juillet et le .
Communications et transports
La gare de Martina Franca est un nœud ferroviaire d'importance, au croisement des lignes Bari–Martina–Tarente et Martina–Lecce, toutes deux exploitées par les Ferrovie del Sud Est. La gare de Martina Franca-Colonne Grassi, au sud-ouest du centre-ville, est desservie par la ligne à destination de Tarente tandis que la halte ferroviaire de San Paolo dessert le hameau du même nom.
Démographie
Habitants recensés

Administration
Communes limitrophes
Martina Franca, à la limite des provinces de Bari et de Brindisi, est entourée des communes suivantes : Alberobello (BA), Ceglie Messapica (BR), Cisternino (BR), Crispiano, Grottaglie, Locorotondo (BA), Massafra, Mottola, Noci (BA), Ostuni (BR), Tarente et Villa Castelli (BR).
| Alberobello (BA) | Locorotondo (BA) | Cisternino (BR) | ||
| Noci (BA) Mottola |
N | Ostuni (BR) Ceglie Messapica (BR) | ||
| O Martina Franca E | ||||
| S | ||||
| Massafra | Crispiano, Grottaglie Tarente |
Villa Castelli (BR) |
Hameaux
Les lieux-dits ou frazione de Martina Franca sont : San Paolo, Lamia Vecchia, Specchia Tarantina, Ortolini, Trasconi Chianconi, Galante, Sisto, Carpari, Raschia Zappa, Gemma, Chiancaro, Pergolo, Capitolo, Pianelle et Cappuccini.
Sports
L'équipe de football de la ville est l'AS Martina Franca 1947, qui évolue actuellement en Lega Pro et joue ses matchs à domicile au stade Gian Domenico Tursi. Antonio Giovinazzi, célèbre pilote de Formule 1, est né à Martina Franca.
Le club local de futsal est la LCF Martina, fondée en 2009 et dont le terrain d'entraînement est la PalaWojtyla.
