Martine Gross

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Martine Gross
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Martine Gross (née à Paris en 1952) est une sociologue française.

Elle est ingénieure de recherche en sciences sociales au CNRS[1].

Sa double formation initiale, en informatique et psychologie clinique, la conduit pendant une vingtaine d'années à mener de front deux activités professionnelles. Elle exerce au CMP de Choisy-le-Roi, une activité de thérapeute familiale jusqu'en 1997. Entrée au CNRS en 1979 comme ingénieure en informatique, elle opère un virage vers la sociologie à partir de 2000 en consacrant la plupart de ses travaux à l'homoparentalité, au vécu des chrétiens et des juifs homosexuels et aux discours des institutions religieuses sur l'homosexualité et l'homoparentalité. Elle soutient une thèse de doctorat en sociologie sur travaux en sous la direction de Danièle Hervieu-Léger[2].

Militante de la lutte contre les discriminations envers les homosexuels, elle a été la première présidente du groupe gay et lesbien juif de France, le Beit Haverim[3]. Engagée auprès de l'association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), elle en a été la coprésidente de 1999 à 2003[4].

Elle a contribué, en mettant en place un groupe de travail dès 1997 constitué d'universitaires, d'intellectuels et de praticiens, en organisant des colloques, à initier un champ d'études et de réflexions sur les familles homoparentales qui sont ainsi devenues un objet légitime de recherche en France.

Elle anime de nombreuses sessions de formation pour les professionnels de l'enfance et de la famille autour de l'homoparentalité. Elle a co-animé de 2010 à 2016 avec Irène Théry, Laurence Brunet et Jennifer Merchant le séminaire de l'EHESS « Genre, personne, interlocution, l’approche relationnelle : le cas de l’assistance médicale à la procréation »[5].

Elle a été auditionnée par les diverses missions parlementaires sur le droit de la famille et des enfants[6],[7], la révision des lois de bioéthique, la commission des lois à propos du « mariage pour tous et adoption »[8]. Son expertise sur les familles homoparentales l'a amenée à participer au groupe de travail « bioéthique » de Terra Nova (2008-2009)[9], au laboratoire des idées du PS sur la famille (2010-2011)[10] ainsi qu'au groupe de travail « Filiation, origines, parentalité » (2013)[11] pour préparer la réforme des lois sur la famille.

Elle fait partie bénévolement du staff du centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin depuis 2013[12].

Depuis 2019, elle appartient au conseil scientifique de la DILCRAH[13].

Nommée au conseil de famille de Paris en 2019 chargée de l'apparentement des enfants pupilles de l'État avec des familles candidates à l'adoption.

Distinction

Chevalier de l'ordre national du Mérite (promotion du )[14].

Publications

Liens externes

Références

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