Martine Moni Sankaredja
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Martine Moni Sankaredja, est une femme politique togolaise. Depuis le , elle est ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance dans le gouvernement de la Cinquième République. Avant sa nomination, elle a été sénatrice et conseillère municipale de la commune de Tône 1, membre du parti Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI)[1].
Origines et formation
Martine Moni Sankaredja est la fille de Martin Sankaredja, ancien ministre de l’Éducation nationale sous la présidence de Sylvanus Olympio, dans la Première République du Togo. Elle a grandi dans un environnement marqué par l’engagement public et le service à la nation[2].
Carrière éducative et sociale
Avant son entrée en politique, elle fonde et dirige le collège Yanfuom, l’un des plus grands établissements scolaires privés de la région des Savanes. À travers cette institution, elle œuvre pour la promotion de l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles. Elle est également présidente de l’association Communication pour un Développement Durable (CDD), active dans la sensibilisation sociale et le développement communautaire[3],[4].
Parcours politique
Engagée au sein de l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), elle est élue conseillère municipale en dans la commune de Tône 1, sous la bannière de la Coalition C14. En , elle devient sénatrice, l’une des premières femmes à siéger au sein du nouveau Sénat togolais. Le , elle est nommée ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance par décret présidentiel. Elle succède à Kossiwa Zinsou-Klassou. Sa nomination intervient lors de la formation du premier gouvernement de la Cinquième République[2],[4],[5],[6],[7].
Controverse au sein de l’ADDI
Sa nomination a suscité des réactions au sein de son parti politique. L’ADDI a publié un communiqué indiquant n’avoir pas été consulté au sujet de cette intégration au gouvernement et a affirmé que la décision avait été prise à titre individuel par l’intéressée. Le président du parti, Aimé Gogué, a dénoncé ce qu’il considère comme une « tentative de débauchage politique ». Une commission interne aurait été mise en place pour examiner la situation[8],[5],[9].