Maruja Vieira

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Décès
(à 100 ans)
Bogota
Nom de naissance
María Vieira White
Pseudonyme
Maruja VieiraVoir et modifier les données sur Wikidata
Maruja Vieira
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Biographie
Naissance
Décès
(à 100 ans)
Bogota
Nom de naissance
María Vieira White
Pseudonyme
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Nationalité
Colombienne
Activités
Fratrie
Gilberto Vieira White (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
José María Vives Balcázar
Autres informations
Membre de
Académie colombienne de la langue (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Distinction
Ordre de Simon Bolivar, Ordre Gabriela Mistral, Ordre national du Mérite
Œuvres principales
Campanario de lluvia

María Vieira White (Manizales, Colombie, - Bogota, ), plus connue sous le nom de Maruja Vieira, est une poétesse, journaliste et professeure colombienne féministe.

Elle publie une quinzaine de livres de poésie, des essais[1] et des articles dans des journaux colombiens et vénézuéliens. Le Venezuela et la Colombie lui rendent hommage pour sa vie et son œuvre. Elle est membre de l'Académie colombienne de la langue et membre correspondante hispano-américaine de l'Académie royale espagnole.

Jeunesse et éducation

Maruja Vieira naît le à Manizales en Colombie[2]. Son père Joaquín Vieira Gaviria, maître d'école à Sopetrán, a le poste de colonel, conservateur, pendant la Guerre des Millle Jours. Sa mère est Mercedes White Uribe et son frère, Gilberto Vieira de qui elle est proche[3], est leader du parti communiste qu'il préside pendant une vingtaine d'années[1]. Elle est la cousine de Rafael Uribe Uribe[4].

En 1932, le famille de Maruja Vieira s'installe à Bogota, dans une aile de la maison de Georgina Fletcher, féministe et défenseure du droit des femmes[1]. La mère de Vieira est une lectrice à haute voix. Sa grand-mère Rita Uribe Uribe, lectrice de poésie notamment, lui apprend à lire[1],[5]. L'année suivante, elle entre à l'Institut Montessori. En 1941, elle étudie l'anglais et obtient un baccalauréat d'économie. Puis elle travaille à la Texas Petroleum Company, où elle est assistante du département des terres. En 1943 elle fait la connaissance de Pablo Neruda, pendant le voyage du poète chilien à Bogota. Il lui suggère de signer ses œuvres signer Maruja Vieira[1].

Carrière

Écrivaine et journaliste

Elle publie quinze livres de poésie, un ouvrage en prose, des essais[1] et des articles dans des journaux colombiens et vénézuéliens[6] : El Espectador, El Nacional (Venezuela), El Heraldo, El Universal de Caracas et El País de Cali[7]. Elle est secrétaire générale du PEN Club[8],[9].

Elle défend les droits des femmes par son écriture[4],[5], à une époque ou écrire est réservé aux hommes[10]. Álvaro Leyva Durán, ministre des affaires étrangères de Colombie déclare : « Sa personnalité et ses vers ont marqué le mouvement littéraire féminin en Colombie, influençant non seulement une génération de femmes écrivains et poètes, mais surtout revendiquant à travers ses vers et ses écrits les droits des femmes en Colombie. »[10]. Elle soutient celles qui commencent à faire entendre leur voix et elle favorise la création d'espaces de formation pour les jeunes poétesses[10].

En 1947, Maruja Vieira publie deux éditions de Campanario de Lluvia, son premier livre, qui est bien accueilli par la critique[11]. À cette époque, elle fréquente León de Greiff et d'autres écrivains lors des réunions littéraires du café El Automático[12]. En 1960, elle crée dans La Voz del Río Cauca la section « Mundo Cultural », que sera publiée pendant plus de vingt ans[10]. De 1973 à 1977 elle tient une chronique quotidienne intitulée « El País Cultural » dans El País de Cali. L'année suivante Maruja Vieira s'installe à Bogota, où elle est éditrice culturelle de la revue Tiret[10].

Communication et culture

Maruja Vieira White est un pionnière dans différents domaines. C'est l'une des premières femmes à occuper des postes de direction en Colombie.

Le , Jorge Eliécer Gaitán, homme politique colombien très populaire, chef du Parti libéral, est assassiné. Destruction et pillage d'une partie de la ville s'ensuivent lors des évènements baptisés Bogotazo. Maruja Vieira protège les bureaux de J. Glottmann S.A. où elle travaille et en reconnaissance, elle est nommée directrice de la publicité et des relations publiques.

En 1950, elle part au Venezuela et travaille à la Radiodiffusion Nationale, où elle réalise des documentaires sur la culture colombienne. En 1954, elle est présentatrice de télévision au Venezuela[10],[1].

En 1956, elle s'installe à Cali et travaille à la KLM Royal Dutch Airlines où elle rencontre José María Vives Balcázar, son futur mari. En octobre, elle entre au Service National d'Apprentissage comme responsable de communication pour Valle del Cauca et les régions de Cauca et Nariño.

De 1973 à 1977, elle est professeure à l'Incolda, directrice marketing d'Acción Cultural Popular-Radio Sutatenza, à Cali.

En 1981, elle devient responsable de la communication de l'Institut colombien de la culture, poste qu'elle occupe sous deux directrices. Elle reçoit la mention d'honneur de l'Institut régional de la culture et du tourisme pour « ses services exceptionnels à la cause de l'affirmation intellectuelle de la Colombie dans le consensus des nations américaines. »[10].

Universitaire

En 1955, Maruja Vieira retourne définitivement en Colombie et s'installe à Popayán où elle rejoint l'université du Cauca. Elle enseigne la littérature, le journalisme culturel et les relations publiques dans plusieurs universités colombiennes, notamment l'université centrale et l'université de la Sabana (es), à Bogota[1].

En 1996, elle est nommée membre de l'Académie colombienne de la langue (es) et membre correspondante hispano-américaine de l'Académie royale espagnole[8],[13].

Prix et distinctions

Distinctions

  • 1988 : distinction « Honor al Mérito Artístico » (Honneur du mérite artistique) par la mairie de Bogota, par l'intermédiaire de l'Institut régional de la culture et du tourisme, pour sa vie et sa carrière ;
  • 1993 : Ordre de Simon Bolivar, au grade de grand maître, du ministère de l'éducation de Colombie[10] ;
  • 1998 : Grand ordre du ministère de la culture de la Colombie[8] ;
  • 1998 : le musée Rayon de Roldanillo, lui rend hommage en tant que poète majeur lors de la XVIème Rencontre des poètes colombiens ;
  • 2005 : Ordre Gabriela Mistral (es), au plus haut grade remis par le président du Chili, Ricardo Lagos, pour sa carrière littéraire et son travail d'enseignante[14] ;
  • 2018 : l'Académie royale espagnole lui décerne la reconnaissance pour sa vie et son œuvre, lors de la foire internationale du livre de Bogota[15] ;
  • 2023 : Ordre national du Mérite au grade de Grand-Croix, décerné par le ministère des Affaires étrangères de Colombie, remis par le ministre Álvaro Leyva Durán.

Prix

  • 2004 : prix de la Fundación Mujeres de Éxito (es) dans la catégorie Arts et Lettres[8].
  • 2007 : prix de l'oralité décerné par la Chaire de narration orale scénique d'Amérique latine.
  • 2015 : prix hommage à des artistes et des gestionnaires culturels, par le secteur culture, loisirs et sport de Bogota, dans la catégorie culture[15].

Vie privée

Maruja Vieira épouse José María Vives Balcázar en 1959. Elle meurt d'une crise cardiaque le sans connaître leur fille Ana Mercedes Vives qui naît le . Vieira écrit Sombra del Amor en mémoire de son mari[11].

Elle meurt des suites d'un accident cérébral le .

Postérité

Sa fille, Ana Mercedes, la décrit « Comme un arc qui s'étend des premières décennies du XXe siècle siècle à ce XXIe siècle, les 100 ans de Maruja Vieira résument l'épopée de l'éducation, de la participation, du travail et de la littérature écrits par les femmes. »[10]. Maruja Vieira lègue sa collection de livres de littérature colombienne, latino-américaine et espagnole, à la Bibliothèque de l'université de Caldas[16].

La poésie de Maruja Vieira a été traduite en anglais, français, portugais, allemand, grec, hongrois et galicien[6]. Son œuvre a été présentée dans des universités Européennes et en Asie, au forum des poétesses et écrivaines colombiennes de l'université de Hong Kong.

En 2022, le ministère de la Culture présente le projet « 100 ans, 100 poèmes », un marathon de poésies enregistrées par le public, en l'honneur des 100 ans de Maruja Vieira[7]. Un prix national de poésie Maruja Vieira est créée en 2025[17],[18].

Œuvres

  • Campanario de lluvia, 1947, Editorial Iqueima, Bogotá.
  • Los poemas de enero, 1951, Ediciones Espiral. Editorial Iqueima, Bogotá.
  • Poesía, 1951, Montoya Toro Editor, Medellín.
  • Palabras de la ausencia, 1953, Editorial Zapata, Manizales.
  • Ciudad remanso, (libro en prosa), 1956, Universidad del Cauca, Popayán.
  • Clave mínima, 1965, Biblioteca de Autores Caldenses. Imprenta Departamental, Manizales.
  • Mis propias palabras, 1986, Biblioteca de Escritores Caldenses. Imprenta Departamental, Manizales.
  • Tiempo de vivir, 1992, Publicaciones Universidad Central, Bogotá.
  • Campanario de lluvia, (edición conmemorativa), 1997, Alcaldía de Manizales e Instituto Caldense de Cultura, Manizales.
  • Sombra del Amor, 1998, Ediciones Embalaje del Museo Rayo de Roldanillo, Roldanillo.
  • Los nombres de la ausencia, 2006, Ediciones San Librario, Bogotá.
  • Mis propias palabras, (antología poética), 2006, Instituto Caro y Cuervo, Bogotá.
  • Todo lo que era mío, 2008, Instituto Caro y Cuervo, Bogotá.
  • Rompecabezas, 2010, Universidad Nacional de Colombia, Bogotá.
  • Tiempo de la memoria, 2010, Editorial Caza de Libros, Ibagué.
  • Todo el amor buscando mi corazón, (antología virtual), 2011, Comoartes Ediciones, Madrid.

Bibliographie

Références

Liens externes

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