Mary Harald
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Marie Latronce dite Mary Harald[1], née le à Hòng Chông, canton de Binh Tri, arrondissement de Hà Tiên[2] en Indochine française (actuel Viêtnam) et morte le à Cannes[3], est une actrice française du cinéma muet.
Née d'une relation de Martial Latronce[4], garde forestier en Annam, avec Tran Thi Minh[5] sur laquelle on ne possède que très peu de renseignements[6], Marie Latronce prend le nom de Mary Harald[7] pendant la première guerre mondiale lorsqu'elle obtient son premier rôle au cinéma dans un court-métrage de Gaston Ravel sorti en .
Sa carrière cinématographique prend fin sept ans plus tard après la sortie de son dernier film Les Amours de Rocambole en . Après avoir habité au 11 bis, rue Pigalle dans les années 1920[8],[9], on la retrouve dans la décennie suivante au 45 bis rue des Acacias dans le 17e arrondissement de Paris[10]. On ignore qu'elles ont été ses activités après une dernière inscription dans l'annuaire Le Tout-Cinéma de la saison 1938-1939[11].
Décédée 20 ans plus tard à l'hôpital de Cannes[12] à l'âge de 69 ans, Mary Harald était divorcée depuis de Lucien Huisman[13], un négociant qu'elle avait épousé à Hanoï en trois ans avant leur installation à Paris dans le 10e arrondissement. Victime des lois anti-juives du gouvernement de Vichy, Lucien Huisman sera arrêté à Nice en et déporté depuis le camp de Drancy par le convoi n° 71 du 13 avril 1944 vers le camp de concentration d'Auschwitz où il mourra le suivant. Son nom figure sur le Mur des noms du Mémorial de la Shoah à Paris (dalle n° 19, colonne n° 6, rangée n° 3)[14].
Filmographie
- 1917 : Du rire aux larmes, court-métrage (790 m) de Gaston Ravel[15]
- 1918 : Vendémiaire, film en 2 parties et 4 épisodes de Louis Feuillade : Sara la Bohémienne[16]
- 1918 : Tih Minh, film en 12 épisodes de Louis Feuillade : Tih Minh[17]
- 1918 : Ce bon La Fontaine, court-métrage (415 m) de Gaston Ravel
- 1920 : Li-Hang le cruel, film en 6 parties d'Édouard-Émile Violet : Li Niu[18]
- 1920 : Mecktoub ! / C'était écrit ![19],[20], film en 4 parties de Joseph Pinchon[21], scénario d'Edmond Doutté : Saadia[22]
- 1920 : Les Mains flétries, comédie dramatique en 5 actes d'Édouard-Émile Violet d'après la nouvelle de Claude Farrère[23] : Madame de Romans[24]
- 1923 : Taô / Le Fantôme noir[25], film en 10 épisodes de Gaston Ravel, d'après le roman d'Arnould Galopin : Soun[26]
- 1923 : L'Autre Aile, film (1.984 m) d'Henri Andréani, d'après le roman de Ricciotto Canudo : Diane de Kenn[27]
- 1924 : Les Amours de Rocambole, film en 5 parties de Charles Maudru, d'après l'oeuvre de Ponson du Terrail : Daï Natha[28]