Mary Mollineux

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Décès
Nom de naissance
Mary SouthworthVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Mary Mollineux
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Henry Mollineux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Lieu de détention

Mary Mollineux, née Mary Southworth en 1651 et morte le , est une poétesse quaker britannique.

Mary Mollineux naît en 1651[1] sous le nom de Mary Southworth probablement dans le Lancashire[2]. Elle se distingue de nombreux quakers contemporains par une éducation au latin, au grec, en sciences et en arithmétique[1]. Catholique, elle se convertit au quakerisme[3]. Alors qu'elle est emprisonnée au château de Lancaster en 1684[3], pour avoir participé à des réunions de quakers, elle rencontre Henry Mollineux, auteur de tracts quakers, et qu'elle finira par épouser[2]. Son mari, qui mourra en 1719, est de nouveau emprisonné en 1690 pour avoir refusé de payer la dîme à l'Église d'Angleterre et Mary se bat pour obtenir sa libération[1]. Le couple a deux fils, Othniel et Elleazor[2].

Elle meurt le à Liverpool[2].

Œuvres

The Fruits of Retirement (Les Fruits de la Retraite) est publié à titre posthume en 1702[2]. Cet ouvrage est une compilation des manuscrits de poésie de Mary Mollineux, rassemblés par sa cousine Frances Owen[2]. Il est publié par l'éditrice quaker Tace Sowle, et réédité six fois au cours du XVIIIe siècle.

Ses poèmes mêlent érudition et profonde piété, développant également des figures littéraires sur l'exil, le repli sur soi et la retraite[2], plus typiques d'écrivaines comme Katherine Philips puis, plus tard, Anne Finch, que des polémistes quaker. Frances Owen explique avoir rassemblé ces poèmes parce qu’elle estime qu’ils servent la cause du quakerisme. Leur inspiration est largement de source biblique et révèle peu de l'éducation classique de Mary Mollineux. Le premier, The Fall of Man (La chute de l'homme), est daté de 1663. A Meditation (Une méditation), écrit en 1668, développe des versets du Livre des Lamentations pour faire une comparaison avec la situation désastreuse des dissidents à cette époque[4].

Bibliographie

  • (en) Sharon Achinstein, Literature and dissent in Milton's England, Cambridge, Cambridge University Press, (lire en ligne)
  • (en) Sharon Achinstein, « Romance of the Spirit: Female Sexuality and Religious Desire in Early Modern England », ELH, vol. 69, no 2, , p. 413–438 (ISSN 0013-8304, lire en ligne, consulté le )
  • (en) Emma Donoghue et al., Poems Between Women: Four Centuries of Love, Romantic Friendship, and Desire, New York, Columbia University Press, (ISBN 978-0-231-10924-6, lire en ligne)
  • (en) Margaret J. M. Ezell, Social Authorship and the Advent of Print, Baltimore et Londres, Johns Hopkins University Press, (ISBN 978-0-8018-6139-0, lire en ligne)
  • (en) Margaret J. M. Ezell, Writing Women's Literary History, Baltimore et Londres, The Johns Hopkins University Press, (ISBN 978-0-8018-5508-5, lire en ligne)
  • (en) Mary Anne Schofield, « "Womens Speaking Justified": The Feminine Quaker Voice, 1662-1797 », Tulsa Studies in Women's Literature, vol. 6, no 1, , p. 61–77 (ISSN 0732-7730, DOI 10.2307/464160, lire en ligne, consulté le )
  • (en) Jane Stevenson, Peter Davidson et al., Early Modern Women Poets (1520-1700): An Anthology, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-924257-3, lire en ligne)
  • (en) Jane Stevenson, Women Latin Poets: Language, Gender, and Authority, from Antiquity to the Eighteenth Century, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-818502-4, lire en ligne)

Crédit de traduction

Notes et références

Liens externes

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