Mary Wagner

militante canadienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Mary Wagner, née le à Nanaimo (Colombie-Britannique), est une militante pro-vie canadienne. Entre 2014 et 2018, elle passe près de trois ans en prison pour « entrave à l'avortement » et autres délits liés à son engagement.

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Biographie

Ancienne étudiante de l'université de la Colombie-Britannique, à Vancouver, Mary Wagner est diplômée en anglais et en ramnologie[1].

Catholique, elle se met très tôt à militer contre l'avortement, qu'elle dénonce comme « le meurtre d'un enfant à naître »[1]. Elle se rend notamment dans des cliniques d'avortement privées à Toronto, où elle prie, discute avec les femmes présentes et leur distribue des roses blanches, des images d'embryons[2] ou encore des brochures d'information sur « la valeur de la vie humaine »[3]. Elle dit avoir été profondément influencée par Marie-Dominique Philippe, dans la communauté duquel elle a vécu quelque temps[4].

Bien que pacifique, Mary Wagner est arrêtée une première fois en 2012[5]. À l'issue de deux ans de procès, le juge Fergus O'Donnell la déclare coupable d'« entrave à l'avortement » : elle est condamnée à neuf mois de prison ferme et deux ans de stage dans un centre d'avortement[6]. Mary Wagner sort de prison le , mais, dès le , reprend son activité militante et se rend au Bloor West Village Women's Clinic, un centre d'avortement de Toronto. Elle y est à nouveau arrêtée, en l'occurrence pour « perturbation d'opérations commerciales »[7],[8],[9].

Le , elle est encore arrêtée, cette fois-ci pour « suspicion de violation de l'espace réservé aux avortements ». Placée en détention provisoire pendant quatre mois, elle est condamnée à six mois d'emprisonnement le . Libérée en juin, Mary est arrêtée une quatrième fois le , au Bloor West Village, pour avoir convaincu une femme enceinte de ne pas avorter[10],[11],[12]. Elle est alors condamnée à 9 mois d'emprisonnement[1].

Le , pour la cinquième fois, Mary est arrêtée, en même temps qu'une autre militante, pour avoir distribué des roses à des femmes enceintes, à l'entrée d'un centre d'avortement. Jugée le , elle est incarcérée au centre Vanier pendant huit mois. Elle en sort le .

Critiques

L'auteur et journaliste socialiste chrétien Michael Coren (en) estime que Mary Wagner souffre d'un « complexe du martyr », montre du mépris pour les lois du Canada et ne se soucie pas des problèmes sociaux que connaissent certaines femmes enceintes candidates à l'avortement[2].

Notes et références

Voir aussi

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