Le , le procureur général de l'ÉtatCándido Conde-Pumpido la nomme procureure cheffe de la province de Séville. Âgée de 41 ans, elle est alors la deuxième plus jeune magistrate du parquet à occuper ce type de poste. Elle est également la troisième femme à prendre la direction d'un parquet provincial et la première pour celui de Séville[3]. Elle est ensuite reconduite en puis en . Elle doit sa deuxième reconduction à la voix prépondérante de la procureure générale de l'État Consuelo Madrigal[4].
À la tête du parquet provincial, elle requiert régulièrement des renforts pour la section spécialisée anti-corruption afin de faire face à la complexité des affaires politico-financières qui mettent en cause le Parti socialiste (PSOE-A) et le gouvernement andalou[5].
Elle annonce le qu'elle présente sa candidature à un poste de membre du Conseil du ministère public (Consejo Fiscal) sous l'étiquette de l'Union progressiste des procureurs (UPF), dont elle est membre[6]. Le , elle est élue avec 858 voix, soit le quatrième meilleur résultat national[7].
Procureure générale de l'État
María José Segarra est nommée procureure générale de l'État en 2018.
En , elle adopte deux postures qui provoquent le mécontentement du gouvernement. Dans le cadre du procès des indépendantistes catalans, elle soutient la volonté des procureurs généraux de requérir une condamnation du chef de «rébellion», et non de «sédition» comme espéré par l'exécutif. Elle appuie également la plainte déposée par le parquet spécial anti-corruption contre la juge d'instruction María Núñez Bolaños pour de supposés retards dans l'instruction de l'«affaire ERE», qui met en cause le PSOE et le gouvernement andalous[14].
Après le parquet général
Le , le gouvernement Sánchez II propose la candidature de Dolores Delgado, fraîchement débarquée du ministère de la Justice, comme procureure générale de l'État. Selon El País, en dépit de l'autonomie accordée au ministère public, María José Segarra était mal perçue aussi bien par le gouvernement que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) en raison de son incapacité à imposer ses vues au parquet et à prendre pleinement l'envergure de son poste[15]. Relevée de ses fonctions deux jours plus tard[16], elle réintègre en le parquet de la province de Séville où elle exerce des fonctions de direction[17].
Lors de la réunion du Conseil du ministère public du suivant, Dolores Delgado propose et obtient la nomination de María José Segarra comme procureure générale adjointe (Fiscal de Sala), déléguée à la coordination de la protection des personnes en situation de handicap et des personnes âgées[18].
123(es) Amanda Glez. De Aledo, «El BOE publica el nombramiento de María José Segarra como fiscal de sala del Supremo», Diario de Sevilla, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) «María José Segarra seguirá como Fiscal Jefe de Sevilla hasta 2020», Cadena SER, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) Silvia Moreno, «María José Segarra, la fiscal que se vio desbordada por los casos de corrupción en Andalucía», El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
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↑(es) Beatriz Parera et I. Morillo, «Segarra, la fiscal jefa de Sevilla, se cuela en las quinielas para la Fiscalía General», El Confidencial, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) R. R. et A. D., «María José Segarra se perfila como nueva fiscal general del Estado», El País, (lire en ligne, consulté le ).
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↑(es) Ángela Martialay, «María José Segarra, la fiscal general que se resistió a las presiones de Pedro Sánchez», El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
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↑(es) Javier Martín-Arroyo, «La ex fiscal general María José Segarra se reincorpora a la Fiscalía de Sevilla», El País, (lire en ligne, consulté le ).
↑(es) J. Díaz, «María José Segarra, nueva fiscal de sala del Tribunal Supremo», ABC, (lire en ligne, consulté le ).