María José Segarra
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| María José Segarra | |
María José Segarra en 2018. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Procureure générale de l'État espagnol | |
| – (1 an, 6 mois et 12 jours) |
|
| Monarque | Felipe VI |
| Président du gouvernement | Pedro Sánchez |
| Ministre | Dolores Delgado |
| Prédécesseur | Julián Sánchez Melgar |
| Successeur | Dolores Delgado |
| Biographie | |
| Nom de naissance | María José Segarra Crespo |
| Date de naissance | (61-62 ans) |
| Lieu de naissance | Madrid (Espagne) |
| Nationalité | Espagnole |
| Syndicat | UPF |
| Diplômée de | Université autonome de Madrid |
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| Procureurs généraux de l'État d'Espagne | |
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María José Segarra Crespo, née en à Madrid, est une procureure espagnole. Elle est procureure générale de l'État entre et .
Vie privée
María José Segarra Crespo naît en à Madrid[1]. Elle est mariée avec un magistrat du tribunal supérieur de justice d'Andalousie (TSJA) et mère de deux enfants[2].
Formation et débuts professionnels
María José Segarra est titulaire d'une licence en droit obtenue à l'université autonome de Madrid (UAM)[1].
En , elle passe avec succès le concours du ministère public (Fiscalía). Elle est d'abord affectée en Catalogne, précisément à Barcelone, Sant Boi de Llobregat et Sabadell. Lors de son affectation dans la capitale catalane, elle fait la connaissance de Dolores Delgado et se spécialise en matière de justice des mineurs[2].
Elle est mutée en au parquet de Séville[2].
Procureure cheffe de Séville
Le , le procureur général de l'État Cándido Conde-Pumpido la nomme procureure cheffe de la province de Séville. Âgée de 41 ans, elle est alors la deuxième plus jeune magistrate du parquet à occuper ce type de poste. Elle est également la troisième femme à prendre la direction d'un parquet provincial et la première pour celui de Séville[3]. Elle est ensuite reconduite en puis en . Elle doit sa deuxième reconduction à la voix prépondérante de la procureure générale de l'État Consuelo Madrigal[4].
À la tête du parquet provincial, elle requiert régulièrement des renforts pour la section spécialisée anti-corruption afin de faire face à la complexité des affaires politico-financières qui mettent en cause le Parti socialiste (PSOE-A) et le gouvernement andalou[5].
Elle annonce le qu'elle présente sa candidature à un poste de membre du Conseil du ministère public (Consejo Fiscal) sous l'étiquette de l'Union progressiste des procureurs (UPF), dont elle est membre[6]. Le , elle est élue avec 858 voix, soit le quatrième meilleur résultat national[7].
Procureure générale de l'État

À la suite de l'arrivée au pouvoir de Pedro Sánchez et de la nomination de Dolores Delgado comme ministre de la Justice au début du mois de , María José Segarra est pressentie comme la favorite pour le poste de procureur général de l'État[8],[9],[10].
Le Conseil des ministres du gouvernement Sánchez I la propose formellement pour ce poste le [11]. Après que le Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) a émis un avis favorable à l'unanimité puis qu'elle a été auditionnée par la commission de la Justice du Congrès des députés, elle est effectivement nommée à la tête du parquet général de l'État lors du Conseil des ministres du [12]. Elle est assermentée le suivant au palais de la Zarzuela devant le roi Felipe VI[13].
En , elle adopte deux postures qui provoquent le mécontentement du gouvernement. Dans le cadre du procès des indépendantistes catalans, elle soutient la volonté des procureurs généraux de requérir une condamnation du chef de « rébellion », et non de « sédition » comme espéré par l'exécutif. Elle appuie également la plainte déposée par le parquet spécial anti-corruption contre la juge d'instruction María Núñez Bolaños pour de supposés retards dans l'instruction de l'« affaire ERE », qui met en cause le PSOE et le gouvernement andalous[14].
Après le parquet général
Le , le gouvernement Sánchez II propose la candidature de Dolores Delgado, fraîchement débarquée du ministère de la Justice, comme procureure générale de l'État. Selon El País, en dépit de l'autonomie accordée au ministère public, María José Segarra était mal perçue aussi bien par le gouvernement que le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) en raison de son incapacité à imposer ses vues au parquet et à prendre pleinement l'envergure de son poste[15]. Relevée de ses fonctions deux jours plus tard[16], elle réintègre en le parquet de la province de Séville où elle exerce des fonctions de direction[17].
Lors de la réunion du Conseil du ministère public du suivant, Dolores Delgado propose et obtient la nomination de María José Segarra comme procureure générale adjointe (Fiscal de Sala), déléguée à la coordination de la protection des personnes en situation de handicap et des personnes âgées[18].
Notes et références
- 1 2 (es) « Segarra promete ante el Rey como fiscal general del estado », Canal Sur Televisión, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 (es) Amanda Glez. De Aledo, « El BOE publica el nombramiento de María José Segarra como fiscal de sala del Supremo », Diario de Sevilla, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Agence EFE, « María José Segarra, reelegida como fiscal jefe de Sevilla », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « María José Segarra seguirá como Fiscal Jefe de Sevilla hasta 2020 », Cadena SER, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Silvia Moreno, « María José Segarra, la fiscal que se vio desbordada por los casos de corrupción en Andalucía », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Mercedes Benítez, « María José Segarra, candidata al Consejo Fiscal », ABC, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Mercedes Benítez, « Segarra considera «una gran responsabilidad» pertenecer el Consejo Fiscal », ABC, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Beatriz Parera et I. Morillo, « Segarra, la fiscal jefa de Sevilla, se cuela en las quinielas para la Fiscalía General », El Confidencial, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) R. R. et A. D., « María José Segarra se perfila como nueva fiscal general del Estado », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Mercedes Benítez, « La fiscal jefe de Sevilla, María José Segarra, favorita en la carrera a la Fiscalía General del Estado », ABC, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Agence EFE, « El Gobierno propone a María José Segarra como fiscal general del Estado », RTVE, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « María José Segarra, nombrada nueva fiscal general del Estado », Europa Press, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) « María José Segarra promete su nuevo cargo como Fiscal General del Estado », ABC, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Ángela Martialay, « María José Segarra, la fiscal general que se resistió a las presiones de Pedro Sánchez », El Mundo, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Carlos E. Cué et Fernando J. Pérez, « El Gobierno propone a Dolores Delgado como nueva fiscal general del Estado », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) S. I., « El BOE publica el cese de María José Segarra como fiscal general del Estado », ABC, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) Javier Martín-Arroyo, « La ex fiscal general María José Segarra se reincorpora a la Fiscalía de Sevilla », El País, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (es) J. Díaz, « María José Segarra, nueva fiscal de sala del Tribunal Supremo », ABC, (lire en ligne, consulté le ).