María Teresa Montaño Delgado

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María Teresa Montaño Delgado, est une journaliste d’investigation mexicaine, fondatrice du portail The Observer. Elle est reconnue pour ses enquêtes sur la corruption au sein de l’État de Mexico (d'après les bonnes sources, à l'État de Mexico, qui n'est pas la même chose que Mexico) et pour son engagement en faveur de la liberté de la presse. Son travail lui a valu plusieurs distinctions internationales, dont le Prix international de la liberté de la presse 2023 du Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Carrière

María Teresa Montaño commence sa carrière comme correspondante pour plusieurs médias nationaux, dont Notimex, El Universal, Milenio et El Financiero. Pendant plus de trente ans, elle couvre la politique, les droits humains, la transparence publique et les violences faites aux femmes.

En , à la suite d’enquêtes portant sur des pratiques gouvernementales au sein de l’État de Mexico, elle quitte le média Heraldo de México. Elle fonde ensuite The Observer, un site dédié au journalisme d’investigation et à la vérification des faits[1],[2],[3],[4].

Enquêtes sur la corruption

Montaño concentre une grande partie de son travail sur les contrats publics et la gestion administrative de l’État de Mexico, bastion traditionnel du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Ses enquêtes mettent notamment en lumière des sociétés écran, des irrégularités financières et des détournements de fonds publics.

En 2021–2022, elle participe à une enquête collaborative coordonnée par Forbidden Stories, en partenariat avec The Guardian, l’OCCRP et El País, portant sur un réseau de sociétés fictives ayant obtenu des contrats publics d’un montant estimé à plusieurs milliards de pesos[2],[3],[4].

Harcèlement, menaces et enlèvement

Au cours de sa carrière, Montaño fait l’objet de menaces, de harcèlement, de campagnes de diffamation et de poursuites judiciaires. En , alors qu’elle enquête sur des contrats publics, elle est enlevée à Toluca par trois hommes non identifiés. Ses ravisseurs lui dérobent son matériel professionnel, ses notes d’enquête et sa voiture, et la menacent de mort. Aucune arrestation n’est effectuée.

À la suite de cet événement, elle se réfugie temporairement en Espagne avant de revenir au Mexique pour poursuivre son travail[1],[2],[3],[4].

Engagement pour la liberté de la presse

Outre ses activités journalistiques, Montaño collabore avec des organisations de défense de la liberté d’expression, telles qu’Article 19 et CIMAC. Elle participe également à l’élaboration de projets législatifs visant à renforcer la protection des journalistes au Mexique[1],[2],[4].

Distinctions

Notes et références

Liens externes

Voir aussi

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