Massimo Cacciari
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Italienne |
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Dino Formaggio (en) |
| Personne liée |
Guido Paduano (d) |
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Massimo Cacciari (Venise, ) est un philosophe et homme politique italien.
Études et carrière académique
Massimo Cacciari est né à Venise, le . Il a été diplômé de philosophie en 1967 à l'université de Padoue, avec une thèse sur la Critique de la faculté de juger de Kant.
Il est nommé en 1985 professeur d'esthétique à l'Institut d'architecture de Venise. Il a fondé plusieurs revues de philosophie et de culture : Angelus Novus (1964-1974), Contropiano (1968-1971), Laboratorio politico (1980-1985), Il Centauro (1980-1985) et, plus récemment Paradosso depuis 1992.
Massimo Cacciari dirige aujourd'hui la nouvelle faculté de philosophie de l'université Vita-Salute San Raffaele de Milan, où il continue d'enseigner l'esthétique.
Œuvres
Cacciari a participé à l'édition italienne d'œuvres de Lukács ou Hofmannsthal notamment, et a rédigé de nombreux essais sur la crise de l'Europe centrale du début du siècle tout en développant une critique contemporaine de l'idéalisme classique allemand.
Il s'intéresse ensuite à la théorisation de la technique chez Martin Heidegger, la mettant notamment en rapport avec Jünger, mais aussi Sombart, Max Scheler ou Spengler (Dran. Méridiens de la décision dans la pensée contemporaine).
Il reçoit en 2005, la Médaille d'Or du Círculo de Bellas Artes (Espagne)[1].
Carrière politique
Massimo Cacciari est toujours parvenu à combiner ses activités de philosophe et d'enseignant avec un fort engagement politique. Après avoir participé aux revues « opéraïstes » des années soixante, il adhère au Parti communiste italien (PCI) où il s'occupe de domaines étrangers à ses intérêts philosophiques. Dans les années 1970, il est responsable des affaires industrielles pour la section de Vénétie du PCI. Élu député des VIIe et VIIIe législatures (- ; -) de la Camera dei deputati, Cacciari est membre de la Commission parlementaire pour l'Industrie.
À la mort d'Enrico Berlinguer en 1984, Massimo Cacciari quitte le PCI et adopte des positions plus modérées. Il restera cependant toujours dans la coalition de centre gauche. Maire (sindaco) de Venise de 1993 à 2000 et soutenu par les partisans de Romano Prodi, on parle de lui comme du futur dirigeant du parti de l'Olivier. En vue des élections régionales de 2000, Cacciari réalise que, dans une région traditionnellement modérée, la gauche doit séduire une partie de l'électorat de la défunte Démocratie chrétienne italienne et fait quelques pas significatifs en ce sens. Il échoue cependant à séduire l'électorat autonomiste. Après sa défaite aux élections de 2000 au poste de gouverneur de Vénétie, il voit diminuer ses chances de devenir un leader politique d'envergure nationale. Député européen, conseiller régional de Vénétie, il est réélu maire de Venise en 2005 sous l'étiquette du parti La Marguerite (affilié à l'union de L'Olivier) après un ballotage difficile au second tour avec le candidat des Démocrates de gauche, l'ancien magistrat Felice Casson (1 340 voix d'écart). Il quitte son deuxième mandat de maire de Venise en 2010.
À la fin de 2010, il fonde Vers le Nord avec d'anciens centristes.
