Installé à Paris en 1883, il donne des poèmes à plusieurs publications telles que la Revue contemporaine. En 1888, son ami Émile Hennequin le fait entrer au Temps. La même année, il est naturalisé français en tant que descendant de huguenot français exilé à Genève[4] et en vertu de la loi du stipulant que «toutes personnes qui, nées en pays étranger, descendent, en quelque degré que ce soit, d’un Français ou d’une Française expatriés pour cause de religion, sont déclarés naturels français et jouiront des droits attachés à cette qualité s’ils reviennent en France, y fixent leur domicile, et prêtent le serment civique».
Auteur d'un ouvrage sur Shakespeare préfacé par Abel Lefranc[3], Morhardt suivait les théories de ce dernier consistant à attribuer au comte de Derby les œuvres du célèbre dramaturge anglais[4].
Retiré à Capbreton (Landes), il lance à l'automne un journal local dénommé Capbreton-Hossegor auquel vont collaborer, entre autres, J.-H. Rosny jeune, alors membre de l'Académie Goncourt, Georges Collet du Petit Parisien, Étienne Valdeyron, créateur de la bibliothèque de Capbreton[5]. Tout en gardant son rédacteur en chef, la publication devient Gazette de Dax, puis Les Landes hebdomadaire illustré, et enfin Les Landes hebdomadaire régional en [6]. La publication est alors administrée par Pierre E. Lamaison, éditeur, illustrateur et imprimeur à Bayonne[7] jusqu'à la cessation des parutions en [8].
Participant activement à la vie culturelle régionale, Mathias Morhardt est ainsi vice-président de la Société des artistes landais, dont la présidente est Suzanne Labatut[9].
↑ Les Landes Hebdomadaire régional, bandeau de Une, 4ème année, n°28, 10 décembre 1932.
↑ Les archives départementales des Landes conservent la totalité des parutions. Une quinzaine de livraisons de l'hebdomadaire est consultable en ligne (ConsulterLes Landes).
↑ «L'assemblée générale de la Société des artistes landais», La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, , p.4 (lire en ligne).
Philippe Junod (dir.) et Philippe Kaenel (dir.), Critiques d'art de Suisse romande: de Töpffer à Budry, Lausane, Payot, coll.«Etudes et documents littéraires», , 397p. (ISBN978-2-601-03128-7, OCLC468806931), p.219-256.