Plainpalais
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Héraldique |
Drapeau |
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Uni-Bastions (Université de Genève) | |||
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| Ville | Genève | ||
| Démographie | |||
| Gentilé | Planpalistain[1] | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 46° 11′ 38″ nord, 6° 08′ 29″ est | ||
| Transport | |||
| Tramway | |||
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| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : canton de Genève
Géolocalisation sur la carte : Genève
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Plainpalais est un quartier de la ville de Genève (Suisse) et une ancienne commune du canton du même nom.
Formé des faubourgs de Palais, plaine marécageuse (plana palus), de Saint-Léger et de Saint-Victor, entre le Rhône et l'Arve, le territoire de l'ancienne commune couvre les quartiers actuels de Plainpalais, de La Jonction, de La Cluse, des Tranchées, de Champel, du Bout-du-Monde, des Acacias et une bande de terre sur la rive gauche de l'Arve[1] (Les Vernets). Elle s'est aussi appelée Banlieue de Neuve (du nom d'une des portes de Genève).

Le cimetière des Rois est créé en 1482 pour y accueillir les victimes de la peste. Il est alors situé en dehors des murs de la ville autour de l'Hôpital des Pestiférés. Suite à la fermeture de la plupart des cimetières paroissiaux après la Réforme protestante (1536), le cimetière de Plainpalais reste le seul en usage pour la cité de Genève. Il est un témoin de l'histoire de Genève dont il est devenu le Panthéon. La tombe de Jean Calvin y côtoie celles de Beatriz Consuelo[2], Jorge Luis Borges, d'Émile Jaques-Dalcroze ou de personnalités politiques genevoises comme Léon Nicole, James Fazy ou Adrien Lachenal[3].

C'est à Plainpalais que se massent les troupes de Charles-Emmanuel Ier dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602 durant la nuit de l'Escalade[4].
La rive gauche de l'Arve est disputée entre les États de Savoie et Genève jusqu'au traité de Turin (1754) qui l'attribue à la ville[5]. Plainpalais devient commune par la loi du , date à laquelle le Conseil municipal et la fonction de maire sont instaurées[6].
Au XVIIIe siècle, Plainpalais est principalement une banlieue maraîchère (culture de choux, artichauts, laitues et cardons) et un lieu de détente avec la plantation d'allées arborisées autour d'un vaste losange (actuelle plaine de Plainpalais). Dès 1848, le site devient propriété de la commune et sert à des réjouissances tant militaires que civiles. Le site attire plusieurs institutions culturelles et de divertissement regroupées dans un faible rayon (cirque en 1865, diorama en 1880, casino en 1887, théâtres, etc.) et est marqué durablement par l'Exposition nationale de 1896. En 1849, lorsque se pose la question de la création d'un hôpital cantonal, le choix des députés se porte sur l'ancienne propriété d'Edouard Claparède pour sa proximité de la ville et son exposition favorable. L'implantation de l'hôpital cantonal (1856), de la maternité (1875), de l'école de médecine (1876) et de l'école de chimie (1878) diversifient les activités de la commune.
Celle-ci se développe sous l'autorité de Charles Page (maire entre 1882 et 1910) : les ponts Sous-Terre (1891) et de la Coulouvrenière (1896), les quais du bord de l'Arve (1890-1891), la nouvelle mairie (1888) et la Maison communale (1906), unique à Genève, sont réalisés. Implantés vers la Coulouvrenière, l'usine à gaz (1845-1914) et les Forces motrices (bâtiment construit entre 1883 et 1892) donnent à la commune des atouts industriels dans le secteur de la mécanique (quartier de La Jonction)[5].

C'est dans une villa située à Plainpalais qu'Auguste De la Rive et Marc Thury installent en 1858 le premier atelier à l'origine de la Société genevoise d'instruments de physique[7]. Le Bâtiment d’art contemporain (BAC), implanté dans l’ancienne usine, est situé en bordure de la rue de Bains, de la rue Gourgas et de la rue des Vieux-Genadiers. En rénovation jusqu'au printemps 2029, le BAC regroupera trois institutions culturelles (le Musée d’art moderne et contemporain, le Centre d’art contemporain Genève et le Centre de la photographie Genève) pour former le plus grand centre d’art contemporain de Suisse[8].

Situé à l'angle de l'avenue du Mail, du boulevard du Pont d'Arve et du boulevard Carl-Vogt, le Temple de Plainpalais joue un rôle central dans la communauté genevoise au fil des siècle[9],[10]. Le 5 décembre 1843, le Conseil municipal de la Commune de Plainpalais endosse la responsabilité de la construction d'un temple protestant, suite à une pétition de propriétaires de la commune, appuyée par le Conseil d'État. L'architecte J.-P. Guillebaud remporte le concours ouvert le 14 mai 1845. Le temple est inauguré le 29 août 1847 et sera rénové pour la dernière fois en 1998 et 2000[11].
Reposant jusque-là sur une stricte unité religieuse, Genève pratique la liberté de culte depuis 1846[12]. Après sa reconnaissance officielle en 1852, la communauté israélite fait construire entre 1853 et 1857 dans le quartier de Plainpalais une synagogue, remplaçant celle de Carouge datant de 1787, la synagogue Beth-Yaacov de Genève inaugurée en 1859[12],[13]. Bannis de Genève pendant des siècles, les juifs ont le droit de citoyenneté depuis 1857[14].

Après l'approbation du projet par le Grand Conseil de Genève en 1849, James Fazy devient, à partir de 1850, le principal artisan de la démolition des fortifications de la vieille ville et d'une transformation urbaine connue sous le nom de « Ceinture fazyste ». Ce projet permet à la ville de s'étendre au-delà des limites des anciens remparts, qui sont alors détruits, entraînant la construction de nouveaux quartiers[15]. Plusieurs édifices religieux sont érigés à Genève à cette époque, notamment la basilique Notre-Dame de Genève, l'église anglaise de Genève, la synagogue Beth Yaakov, l'église russe et un temple maçonnique, qui deviendra plus tard l'église du Sacré-Cœur de Genève[16],[17].

De l’autre côté de la Vieille-Ville, la promenade Saint-Antoine marque la limite entre Genève et le nouveau quartier des Tranchées[18], alors situé dans l’ancienne commune de Plainpalais[5]. Au bout de la promenade se trouve la place Franz-Liszt, à l'endroit même où le compositeur hongrois vit de 1835 à 1836, période durant laquelle il enseigne au Conservatoire de Genève au moment de sa fondation[19],[20]. Le premier édifice construit dans le quartier des Tranchées est la cathédrale de l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix, consacrée en 1866[21]. Sophie, la fille de Fiodor Dostoïevski, meurt à Genève quelques semaines après sa naissance[22]. Les obsèques de Sophie ont lieu à l'église russe[23]. Elle repose au cimetière de Plainpalais[3].
Plusieurs bâtiments scolaires sont construits entre 1885 et 1903 et des rues et boulevards sont percés ou élargis dès 1890 (dont l'avenue du Mail, le boulevard Carl-Vogt et le boulevard Saint-Georges)[6].

En 1559, l’Académie de Genève est créée à l’initiative de Jean Calvin comme un séminaire théologique et humaniste[24]. En 1864, Carl Vogt présente un projet d’Université qui verra sa réalisation en 1873 avec la création de la faculté de médecine et l’édification des trois bâtiments universitaires des Bastions entre 1868 et 1872[25],[26]. L'ancienne école de médecine est construite en 1876 à l'angle de la rue de l'École-de-médecine, à laquelle elle a donné son nom[27], et du quai Ernest-Ansermet[28],[29], où se trouve également, à proximité immédiate, la tour de la Radio-Télévision Suisse, construite entre 1968 et 1970[30].
Le pont Hans-Wilsdorf relie la rue de l’Ecole-de-Médecine aux Vernets où se situe, depuis 1965, le siège de Rolex.

Situé au 66 du boulevard Carl-Vogt, le bâtiment Uni Carl Vogt changera de nom suite à une décision du Rectorat de l’Université de Genève[31],[32]. La décision est motivée par les thèses racistes et misogynes du naturaliste[33],[34], qui fut l'assistant de Louis Agassiz à l'Académie de Neuchâtel[35].
De 1875 à 1876, un bâtiment est construit à Plainpalais pour abriter une caserne, un arsenal et un manège avec écurie. Le bâtiment sera successivement remplacé par l'ancien palais des expositions, puis par Uni Mail[36],[37]. La présence du Palais des expositions à Plainpalais, entre 1926 et 1980, renforce la dynamique du quartier. À sa démolition, le site est occupé par l'un des principaux bâtiments de l'Université de Genève.

Surnommé le bunker par ses détracteurs[38], le Bâtiment Uni Dufour est construit dans les années 1970. Inspirés par Le Corbusier, Werner-Charles Francesco, Gilbert Paux et Jacques Vicari remportent le concours organisé en 1965 après l’incendie de la Maison des Congrès[39]. En 1995 un nouveau concours est organisé par une banque privée. Le jury retient deux projets. Celui de Maria-Carmen Perlingeiro qui reprend le projet de végétalisation de l’espace extérieur prévu à l’origine et celui de Tatsuo Miyajima : la Forteresse des droits de l’homme. Il s’agit de 222 diodes disposées autour du bâtiment sur lesquelles défilent des chiffres symbolisant le cycle de la vie et de la mort[40]. La situation du bâtiment en fait le trait d’union entre le parc des Bastions et la Plaine de Plainpalais. Uni Dufour abrite deux auditoires de 600 et 300 places, une cafétéria, le Rectorat et l’administration centrale de l’Université de Genève[41].
A l’emplacement d’Uni Dufour, s’élevait le Palais électoral, construit après l’adoption de la constitution genevoise de 1847. Inauguré en 1855, il est démoli en 1911 et reconstruit en 1915, avant d’être définitivement détruit par un incendie en 1964. Il accueillait les assemblées du Conseil général qui se tenaient jusque là au temple de Saint-Pierre. Le bâtiment est surnommé la « boîte à gifles ». Il accueille le premier salon de l’automobile en 1905. En 1871 des soldats français y sont hébergés[42]. La rotonde abritant le Panorama Bourbaki, illustrant l'internement de l'armée de l'Est, est édifiée en 1880 au boulevard de Plainpalais (actuel boulevard Georges-Favon). En 1897, elle est déplacée à la Jonction. Le panorama quitte ensuite Genève pour être remonté à Lucerne dans un bâtiment construit en 1889[43].
En face d'Uni Dufour, à l'intersection de la rue De-Candolle et de la rue du Conseil-Général se trouvait la Brasserie Landolt (1875-1999)[44],[45], qui fut fréquentée par Lénine[46], Chaim Weizmann, premier président de l'État d'Israël ou encore par des réfugiés portugais préparant la Révolution des Œillets[47],[46].

Réaménagé en 1979-1980, le Rond-point de Plainpalais est un carrefour important de la ville de Genève. L'activité commerçante du quartier attenant, la présence de bâtiments universitaires, ainsi que de manifestations sur la Plaine de Plainpalais voisine en font un lieu animé en permanence et une importante station des Transports publics genevois[49]. Une ligne de tramway passant par la Rue du Conseil-Général et la Rue de Carouge avec des voitures tractées par des chevaux est inaugurée le 19 juin 1862 entre la Place neuve et le Rondeau de Carouge. Cent ans plus tard la ligne 12 du tramway de Genève y était la dernière encore en activité[50].
Le Boulevard des Philosophes relie le Rond-Point de Plainpalais à la Place Edouard-Claparède[51],[52]. Le boulevard tire son nom d’un hameau qui était habité par les étudiants en philosophie de l’Académie de Genève[52].

Le Square de la Comédie tient son nom de la proximité de la Comédie de Genève entre 1913 et 2020[53]. Plus ancienne institution genevoise consacrée à l’art dramatique, « La Comédie » est d’abord une troupe de théâtre qui se produit dans la salle communale de Plainpalais (actuelle salle Pitoëff). Le 24 janvier 1913, un nouveau théâtre est inauguré au 6 Boulevard des Philosophes dans l'ancienne commune de Plainpalais[54],[55]. Le maire de Plainpalais est alors Jacques Louis Willemin[56]. Il avait épousé une espagnole, la fille du premier marquis de Mulhacén, Carlos Ibáñez e Ibáñez de Ibero, qui est connu en Espagne pour être le premier directeur de l'Institut géographique espagnol[57]. L'Espagne avait fait œuvre de précurseur en Europe, en adoptant le mètre, plutôt que la toise comme unité longueur pour la géodésie, et contribué, par son adhésion à l'Association géodésique internationale en 1866, à l'adoption par cette dernière l'année suivante d'une résolution visant à la création du Bureau international des poids et mesures[58],[59]. En 1936, Albert Dupont-Willemin, le gendre de Jacques Louis Willemin, crée à Genève avec Jeanne Hersch et André Oltramare l’Association des Amis de l’Espagne républicaine, une association d’entraide pacifiste et antifasciste[60],[61]. Elena Dupont-Willemin, sa femme, la petite-fille du marquis, accompagne Sofía Blasco lors de sa tournée de collecte de fonds en faveur de la Seconde République espagnole. Elle est une militante active du mouvement féministe genevois et suisse et lutte en faveur du suffrage féminin[62]. Albert Dupont-Willemin son mari est membre depuis 1938, puis vice-président du conseil d'administration de la Comédie de 1973 à 1977[63]. Leur fils, Albert-Louis Henri Dupont-Willemin sera président de la Fondation d'Art Dramatique[64], organisme qui assure la gestion faîtière du Théâtre LE POCHE et de la Comédie de Genève depuis le début des années 1980[65],[66]. Ancien Bâtonnier de l'Ordre des avocats de Genève, il œuvrera également en faveur des droits de la défense et sera élu en 1995 à la présidence de l'Union internationale des avocats à l’époque de la création de la Cour pénale internationale[67].
Le site deviendra Maison de la Marionnette selon une décision du Conseil administratif de la Ville du 27 juin 2024[68],[69]. Après la mise en œuvre des travaux nécessaires, le site du boulevard des Philosophe pourrait accueillir le Théâtre des Marionnettes de Genève, un musée de la marionnette, des ateliers socio-culturels, ainsi qu'un volet de formation professionnelle dès 2029 pour le centenaire de l'institution créée en 1929 à Cologny[69],[70].

L’écrivain Georges Haldas a vécu en face de l’ancienne Comédie au numéro 7 du boulevard des Philosophes[71]. Il a donné son nom à un jardin situé vis-à-vis du bâtiment des Philosophes[72]. Située au numéro 22 du boulevard des Philosophes[73], l’ancienne école de chimie, inaugurée en 1879 et restaurée entre 2008 et 2014 accueille le département des langues, littérature et civilisations méditerranéennes, slaves et orientales, le département d’études est asiatiques et une partie des collections de la bibliothèque de l’Université de Genève[74],[75].
Le grand amphithéâtre du bâtiment des Philosophes a été rebaptisé « auditoire Jeanne Hersch » lors du centenaire de la naissance de la philosophe Jeanne Hersch, qui s'était consacrée à la philosophie de la liberté dans le sillage de Karl Jaspers[76]. Comme Lina Stern, Jeanne Hersch a également donné son nom à l'un des nombreux établissement dédiés à la petite enfance existant dans le quartier Plainpalais Jonction[77],[78].
La place de la Petite-Fusterie est renommée place Ruth-Fayon. Survivante de la déportation dans les camps d’extermination d’Auschwitz et de Bergen-Belsen, Ruth Fayon transmet son témoignage aux enfants des écoles genevoises pendant plus de 30 ans jusqu’à son décès en 2010[79],[80].
Culture et société
Un musée est consacré à la commune de Plainpalais avant qu'elle ne soit absorbée par la ville en 1931. Ce musée a été créé en 1953 par l'association des intérêts de Plainpalais. Il est situé dans l'ancienne Mairie de Plainpalais, au 35 boulevard du Pont-d'Arve, au premier étage[81].
Le musée d'ethnographie de Genève (MEG) est situé dans ce quartier, au 65-67 boulevard Carl-Vogt tandis que le musée Patek Philippe (dédié à l'horlogerie) est situé au 7 rue des Vieux-Grenadiers.
C'est à Plainpalais que se trouve également le siège de l'Organisation mondiale du mouvement scout (OMMS).

En 2012, un nouveau skatepark en béton, qui succède à des rampes en bois, est inauguré à l'extrémité nord de la plaine de Plainpalais. C'est l'un des rares parcs de ce type situé au centre-ville en Europe[82].
En 2010, le Fonds municipal d’art contemporain commande au collectif KLAT, spécialisé dans les performances et l’art contemporain, une statue représentant la créature du Dr Frankenstein[83]. Le premier meurtre du célèbre monstre imaginé par Mary Shelley dans son roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, lors de son séjour à Cologny en 1816, se déroule à Plainpalais[84]. Installée en 2014 à proximité du skatepark[85], la statue est tournée vers le sud rappelant la fuite de la créature vers Chamonix, lors de laquelle, elle est observée par Victor Frankenstein escaladant le Salève, visible depuis la Plaine de Plainpalais. L'œuvre évoque également certaines figures de la marginalité et leur offre une visibilité dans l'espace publique[85].
Formée de plusieurs pelouses et d'une partie asphaltée, l'extrême pointe du losange de la Plaine de Plainpalais, coupée par la rue Harry-Marc[86], côté place du Cirque, a été aménagé en un jardin agrémenté d'une fontaine, le Parc du 14-juin, anciennement Parc Harry-Marc[87],[88]. Harry Marc, de son vrai nom Gilbert Pichon, était le patron du café des Beaux-Arts, stamm de comédiens et hommes politiques comme Michel Simon, Jean Marais, Fernand Reynaud et François Mitterrand. Sa plus belle réalisation est la création de la fondation de la Commune libre de Plainpalais, une association philanthropique, dont le symbole est un pélican tendant sa sébile à l'aigle genevois[89]. Lors d'une fête foraine qu'il organisait annuellement, Gilbert Pichon déguisé en maire se faisait peser et récoltait son poids en pièces de monnaie qui étaient reversées à ses œuvres de bienfaisance[86],[90]. Le Parc Harry-Marc est rebaptisé le 20 mai 2024 en référence à la date du 14 juin 1981, à laquelle le principe d'égalité entre hommes et femmes est inscrit dans la Constitution suisse[88].