Mathieu Laffite, né à Cazaux-Villecomtal (Gers) le et mort dans le 1erarrondissement de Paris le [1], est un ancien secrétaire de la Préfecture de police et ancien avocat, journaliste libéral et négociant qui a racheté en 1850 puis dirigé le Bulletin de Paris avant de s'investir dans la création d'une agence de publicité avec Charles-Louis Havas, l'agence Havas-Laffite.
Mathieu Laffite offrait sa correspondance gratuitement et en contrepartie le journal abonné au Bulletin de Paris insérait un certain nombre d'annonces publicitaires. Ce système coexistait alors avec la grande régie publicitaire fondée par Havas 15 ans plus tôt.
Le , Charles-Louis Havas, à la veille de se retirer, avait absorbé le très rentable Bulletin de Paris[2]. Lors de l'union du Bulletin de Paris en 1855, les annonces étaient payées par Bullier-Duport et Cie groupés autour de Mathieu Laffite. La société réunit en 1856 Laffite, Bullier et Mercier, les associés du Bulletin de Paris. La Société générale des annonces s'unit un an plus tard à l'Agence Havas.
L'associé d'Havas
En 1857 se sont regroupées Havas et la SGA, celle-ci devient Havas, Fauchey, Laffite, Bullier & Cie, appelée ensuite Société Havas Laffite et Compagnie.
En 1865, c'est l'union totale — sans fusion néanmoins — du groupe Mathieu Laffite et de l'Agence Havas. L'agence Havas poursuit son ascension et supplante définitivement, en 1867, le groupe Mathieu.
Le deuxième traité Havas-Reuter, datant du , qui met en commun tous les services télégraphiques quelconques présents et à venir, cite deux signataires, la Reuter’s Telegram Company et la Société Havas Laffite et Compagnie], qui aura droit comme par le passé à la moitié des bénéfices de cette double exploitation commune[3].