Son père, Auguste, Jules, Arsène est employé au chemin de fer. Élève au Conservatoire de Paris elle obtient une troisième médaille de solfège en , un premier accessit d'opéra-comique en , un deuxième accessit de chant en et un second prix d'opéra-comique en 1887[1].
Mathide Auguez interprétant Isabelle dans l'opéra comique Turlupin; (album de l'Atelier Nadar. Vol. 31)
En , elle chante les chansons 1830 à la Bodinière, ce qui lui vaut ce commentaire, dans la Caricature : «Elle était bien morte, la divine Romance ! quand par bonheur, en l'an de grâce 1894, Mlle Mathilde Auguez, petite-fille de Loïsa Puget, et M. Cooper, petit-fils de Garat, la ressuscitèrent[3].»
Elle poursuit une carrière fréquemment saluée par la critique. Ainsi le Journal amusant écrit, en : «Auguez de Montalant, qui possède au suprême degré la science du chant, a chanté merveilleusement le Panis Angelicus et de Grand Air de Rédemption. Elle y a obtenu un gros succès, comme d'habitude. La voix est pure, nette, bien timbrée, l'articulation excellente, et Mlle Auguez de Montlant charme en outre l'auditoire par un style et une connaissance des nuances très rares de nos jours[4].»
Mathilde Auguez et Albert Piccaluga dans la Vénus d'Arles, atelier Nadar.
Notes et références
↑Jules Martin (préf.Aurélien Scholl), Nos artistes: portraits et biographies suivis d'une notice sur les droits d'auteurs, l'Opéra, la Comédie-Française, les Associations artistiques, Paris, Librairie de l’Annuaire universel, , p.19.