Mathilde (Mechthild en Allemand, Samuel Guichenon donne Melchide ou Mahaut) est la fille d'Amédée de Savoie-Achaïe, prince d'Achaïe et seigneur de Piémont, et de Catherine de Genève[1],[2]. Sa date de naissance précise n'étant pas connue. Ernest Cornaz donne l'année de 1390[3], tandis que le site Internet de la Medlands - Foundation for Medieval Genealogy indique [1391/1400][4]. Elle porte le prénom de sa grand-mère, la comtesse douairière de Genevois, Mathilde d'Auvergne, dite «Mahaut d'Auvergne» ou «de Boulogne».
Son père meurt en et sa mère cinq ans plus tard[2]. Son oncle, Louis d'Achaïe hérite du Piémont.
Héritière d'une partie du Genevois
Orpheline et mineure, Mathilde est instituée héritière, en 1409, des droits et biens de sa tante, Blanche de Genève († 1416), sur le comté de Genève[5]. Sans enfants, Blanche de Genève est elle-même héritière de sa mère, Mathilde d'Auvergne[6].
Toutefois, le duc de Savoie, AmédéeVIII propose, au tuteur de la jeune princesse, son oncle Louis de Savoie-Achaïe, l'achat de l'ensemble des biens et droits sur le comté de Genève pour la somme de 70 000 florins d'or[6]. L'opportunité est acceptée, Mathilde de Savoie ayant peur de se voir dans un proche avenir dépouillée[6]. Le contrat entre l'héritière et le duc est signé le [1],[5],[6].
Mariage et famille
Au cours des différents échanges sur la cession des droits, la discussion se porte également sur le mariage de la jeune princesse[6]. Une proposition arrive d'Allemagne avec LouisIII, comte-électeur palatin du Rhin, duc de Bavière et conseilleur de l'empereur au concile de Constance[6]. Il est le fils du roi RobertIer du Saint-Empire et d'Élisabeth de Nuremberg[3]. Après des négociations, les clauses du contrat sont signées le [6]. Du côté allemand, on réclame une dot de 60 000 florins en échange la future épouse reçoit un douaire de 6 000flor.[3],[6].
Mathilde de Savoie est mariée par contrat le à LouisIII du Palatinat (1378-1436)[3],[6],[4]. Le contrat est signé au château de Pignerol, en Piémont[1],[3].
Mathilde de Savoie meurt le , à Germersheim (Rhénanie-Palatinat), selon le médiéviste suisse Ernest Cornaz (1870-1956)[3] (Guichenon donnait l'année 1424[1]). Le site Medlands donne le [4].
12345Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p.342-343 (Livres I & II).
12(en) Charles Cawley, «Savoie - Amédée de Savoie», sur Medlands - Foundation for Medieval Genealogy (consulté en ).
1234567Ernest Cornaz, Le mariage Palatin de Marguerite de Savoie: 1445 - 1449, Lausanne, Payot & Cie, coll.«Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande», , 336p., p.21.
1234(en) Charles Cawley, «Savoie - Mathilde», sur Medlands - Foundation for Medieval Genealogy (consulté en ).
123Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe – XVesiècles), t.XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll.«Mémoires et documents» (réimpr.1978) (1reéd. 1955), 621p. (lire en ligne), p.343.