Matrouz (musique)
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| Origines culturelles | Andalousie |
|---|---|
| Popularité | Maghreb (principalement au Maroc) |
Le matrouz (mot arabe signifiant « brodé ») désigne un concept musical de métissage judéo-arabe et andalouse caractérisé par l'alternance dans les paroles de l'arabe et de l'hébreu[1]. Il s'agit d'une musique de tradition orale encore présente dans certains cercles marocains qui valorisent ce patrimoine commun aux cultures juive, musulmane et chrétienne de l'Andalousie[2]. Habituellement, la première partie de la poésie des chansons de l'art du matrouz est composée en langue arabe, tandis que la deuxième partie est organisée en hébreu, et les orchestres les interprètent sur les mêmes rythmes et mélodies issus du répertoire gharnati.
Le matrouz, qui prend son origine au Moyen Âge en Andalousie, dans une Espagne alors musulmane, est un chant souvent pratiqué par les Andalous de confession juive mélangeant à la fois l'hébreu avec l'arabe dans une harmonie exceptionnelle. Le matrouz résulte d'influences arabe, berbère et musulmane. Le matrouz symbolise la vie des ancêtres qui ont vécu en convivialité parfaite avec leurs frères marocains[3][non neutre].
Renaissance du matrouz
Simon Elbaz[4] est considéré comme un rénovateur du matrouz, il s'est inspiré, dans un premier temps, de cet art basé principalement sur l'alternance de deux langues, l'arabe et l'hébreu. Il a enrichi cette tradition en s’appuyant sur un procédé de composition fondé essentiellement sur l’entrecroisement de :
- musiques : judéo-arabe, maghrébo-andalouse, orientale[à définir], médiévale et berbère,
et de différents modes d’expression : la musique, le chant, le conte et le théâtre, qui, pour la première fois, « entre en scène » dans le répertoire matrouz.