Ghaleb Bencheikh

islamologue français, docteur ès sciences, actuel président de la fondation pour l'Islam de France From Wikipedia, the free encyclopedia

Ghaleb Bencheikh el Hocine (en arabe : غالب بن الشيخ الحسين), né le à Djeddah (Arabie saoudite), est un islamologue franco-algérien, réputé proche de l'islam libéral.

Faits en bref Président Fondation de l'islam de France, depuis le 13 décembre 2018 ...
Ghaleb Bencheikh
Ghaleb Bencheikh en 2015.
Fonction
Président
Fondation de l'islam de France
depuis le
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (65 ans)
DjeddahVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Père
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Conseil des sages de la laïcité et des valeurs de la République (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Roger Prud'homme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Prônant la « refondation de la pensée théologique islamique », Ghaleb Bencheikh a été élu en président de la Fondation de l'islam de France (FIF).

Biographie

Famille

Ghaleb Bencheikh est le fils du cheikh Abbas Bencheikh el Hocine, recteur de la Grande Mosquée de Paris de à , et le frère du chercheur Soheib Bencheikh[1]. Il naît le à Djeddah, en Arabie saoudite, où son père représente le GPRA avant d'y devenir l'ambassadeur d'Algérie ; sa famille vit ensuite au Caire puis revient à Alger[2].

Formation

Il suit des études de physique à l'université Pierre-et-Marie-Curie (devenue depuis Sorbonne Université), où il a également suivi des études de philosophie. Il obtient en un doctorat en soutenant une thèse intitulée « Influence de la gravité sur un écoulement isobare monodimensionnel instationnaire avec apport de chaleur », sous la direction de Roger Prud'homme, chercheur du CNRS[3],[4].

En -, il est auditeur de la 60e session nationale de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)[5], promotion Antoine de Saint-Exupéry.

Responsabilités religieuses et laïques

Président de la branche française de la Conférence mondiale des religions pour la paix, il est régulièrement l'invité de colloques et de congrès en France et à l'étranger. Vice-président des Artisans de paix et membre du comité de parrainage de la Coordination pour l'éducation à la non-violence et à la paix, il a été pendant cinq ans le vice-président de la Fraternité d'Abraham[6]. Il a été administrateur de Démocratie et spiritualité, et président de C3D (Citoyenneté, devoirs, droits, dignité)[7].

Issu d'une famille de soufis algériens, Ghaleb Bencheikh estime que le soufisme constitue le cœur même de l'islam[8]. Prônant une « refondation de la pensée théologique islamique »[9],[10],[11],[12], il est considéré comme proche de l'islam libéral[13],[14],[15]. Il apporte son soutien à une association qui organise la prière mixte, hommes et femmes mélangés, et dirigée par deux femmes imames[16],[17]. Il est l'auteur d'ouvrages et d'essais ayant trait à l'islam, à la laïcité et au dialogue avec les autres religions.

Il a animé entre et l'émission Islam sur France 2, dans le cadre du programme Les Chemins de la foi, le dimanche matin. Il est le producteur sur France Culture de l'émission hebdomadaire Cultures d'islam, devenue depuis la mi- Questions d'islam, dont il est devenu l'animateur, succédant à Abdelwahab Meddeb puis Abdennour Bidar[18],[19],[20].

Le , il est élu président de la Fondation de l'islam de France, par dix voix contre une (celle du représentant du Conseil français du culte musulman)[21], sur les onze voix du conseil d'administration[22], succédant ainsi à Jean-Pierre Chevènement[4],[23],[24].

Il est membre du conseil des sages de la laïcité[25], organe créé en au sein du ministère de l'Éducation nationale[26].

Réputé proche du président Bouteflika, il est pressenti pour succéder à Dalil Boubakeur comme recteur de la Grande Mosquée de Paris. Avec le Hirak algérien et l'arrivée au pouvoir du président Tebboune, il est supplanté par Chems-Eddine Hafiz, élu en janvier 2020[27].

Distinction

Critiques

En , Martine Gozlan du magazine Marianne[29] lui reproche des propos sur la « haine contre les musulmans » en France, ainsi qu'un discours critique à l'encontre de Hassen Chalghoumi lors d'un entretien sur le site algérien TSA[30]. Cet article a donné lieu le à un droit de réponse de la Fondation de l'islam de France, affirmant que les propos de Ghaleb Bencheikh y ont été déformés et extraits hors contextes[29].

Publications

Ouvrages

En collaboration

Préfacier

Postfacier

Contributeur

Notes et références

Liens externes

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