Matsukaze

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Ariwara no Yukihira et les deux saleuses, Murasame et Matsukaze, estampe de Yoshitoshi (1886).

Matsukaze (松風, Le Vent dans les pins?) est une pièce du théâtre de la troisième catégorie écrite par Kanami et révisée par Zeami. L'une des plus réputées du répertoire nô, elle est mentionnée plus que toute autre dans les propres écrits de Zeami[1] et représentée de nombreuses fois dans les arts visuels.

Les deux personnages principaux sont les esprits errants des sœurs Matsukaze (Le Vent dans les pins?) et Murasame (Pluie d'automne?) qui vivaient autrefois dans la baie de Suma dans la province de Settsu où elles louchaient de la saumure pour faire du sel. Un courtisan, le conseiller du milieu Ariwara no Yukihira, badinait avec elles durant son exil à Suma pendant trois ans. Peu de temps après son départ, elles apprennent sa mort et en meurent de chagrin. Elles s'attardent comme des esprits flottants ou fantômes, attachées au monde des mortels par leur coupable (selon la doctrine bouddhiste) attachement émotionnel aux désirs mortels, thème commun dans le théâtre nô.

La pièce s'ouvre avec un prêtre voyageur qui demande à un habitant ce qu'est le monument qu'il voit. L'habitant explique que le mémorial est dédié aux deux sœurs. S'ensuit une scène dans laquelle les sœurs qui louchent de l'eau de mer dans leur charrette de saumure pendant la nuit sont fascinées par la vue de la lune dans l'eau et tentent de la saisir.

Le prêtre rêve qu'il les rencontre en s’enquérant d'un logement. Après avoir révélé leurs identités, elles expliquent leur passé et sont submergées par leur amour et leur nostalgie de Yukihira. Matsukaze, après avoir revêtu la robe et le chapeau de chasse de cour que lui a laissé le courtisan, confond un pin pour son amour et Murasame la rejoint brièvement dans sa folie avant de se reprendre et de quitter le monde mortel de l'attachement émotionnel en laissant sa sœur derrière.

Sources et thèmes

Notes et références

Annexes

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