Matteo Tondi
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Matteo Tondi, né le à San Severo et mort le à Naples, est un minéralogiste italien[1].
| Naissance |
San Severo |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans) Naples) |
| Nationalité | (it) |
| Domaines | Minéralogiste |
|---|
Biographie
Matteo Tondi étudie la physique, la chimie, les mathématiques et la médecine dans sa ville natale, où il fut l'élève d'Antonio Gervasio. Il obtient son diplôme de médecine à l'Université de Naples où il est le premier à enseigner la chimie pneumatique et publie le traité « Institutions de chimie » en 1787.
Ferdinand IV le choisit en 1789 pour une expédition minéralogique en Allemagne, en Hongrie et en Angleterre, grâce à laquelle Tondi découvre une nouvelle classification des métaux basée sur leur plus ou moins grande affinité pour l'oxygène. Au cours de ce voyage, il est accompagné de cinq collègues : Carminantonio Lippi (it), Giovanni Faicchio, Giuseppe Melograni (it), Vincenzo Raimondini et Andrea Savaresi. Cette année là il séjourne à l'Académie montaniste de Schemnitz où il se procure du platine et des échantillons métalliques provenant de minerais de manganèse, de molybdène et de tungstène, ainsi que les métaux correspondants provenant des oxydes de calcium, de manganèse et de baryum. En guise de compliment pour ses travaux Ignaz von Born, autorité en métallurgie, envoie à Tondi un échantillon de la collection de fossiles de Éléonore von Raab[2].
Au cours de ses voyages qui l'ont également conduit en France, en Espagne et en Suisse Tondi a rassemblé une riche collection de fossiles, non seulement européens, mais aussi asiatiques et américains, collection qui a constitué le noyau du musée de minéralogie de Naples[3].
Réfugié en France pour son soutien à l'éphémère République parthénopéenne en 1799, il travaille quelque temps dans une mine de charbon et s'installe à Paris en 1800 pour enseigner à l'École centrale de Blois. À Paris il occupe le poste de professeur adjoint de minéralogie au Muséum national d'histoire naturelle aux côtés de Déodat Gratet de Dolomieu. Il crée la chaire de géologie et publie une histoire générale des fossiles. Il collabore avec René Just Haüy à la rédaction du classique Traité de minéralogie. Haüy lui-même, en signe d'estime, lui offre une coupe en argent[4].
De retour à Naples en 1811, il est nommé inspecteur général des eaux et forêts, poste qui lui permet de se consacrer à de nouvelles études naturelles et de publier ses résultats : un essai sur la chasse en 1815 et un autre sur les sciences forestières en 1821. En 1815, en raison de sa renommée scientifique, il est invité à occuper la chaire de paléontologie à l'Université de Naples, poste partagé avec Raimondini, ainsi que la direction du Real Museo Mineralogico, s'occupant ensuite de l'édition de ses Elementi di orythognosia (1817) et Elementi di oreignosia (1824), ainsi que de nombreux autres essais[5], publiés dans les actes de l'Académie royale napolitaine des sciences.
Distinctions
Ont été baptisés à son nom :
- le lycée classique de San Severo, sa ville natale,
- la tondiite [6].
Liens externes
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