Matthias Mayer

From Wikipedia, the free encyclopedia

SportSki alpin
Période activeDe 2005 à 2022.
NationalitéAutriche
Matthias Mayer
Image illustrative de l’article Matthias Mayer
Matthias Mayer lors de la présentation autrichienne pour les Jeux olympiques de 2014.
Contexte général
Sport Ski alpin
Période active De 2005 à 2022.
Biographie
Nationalité sportive Autrichienne
Nationalité Autriche
Naissance (35 ans)
Lieu de naissance Afritz
Taille 1,79 m (5 10)
Poids de forme 93 kg (205 lb)
Club Schiclub Gerlitzen - Kärnten
Palmarès
Compétition Or Arg. Bro.
Jeux olympiques d'hiver 3 0 1
Coupe du monde (globes) 0 1 5
Coupe du monde (épreuves) 11 15 19

Matthias Mayer, né le à Afritz, est un skieur alpin autrichien, spécialiste des épreuves de vitesse, triple champion olympique, médaillé d'or dans les trois Jeux qu'il a disputés : descente en 2014 à Sotchi, super-G en 2018 à Pyeongchang et de nouveau super-G en 2022 à Pékin. En Coupe du monde où il remporte sa première victoire dans la descente de Lenzerheide lors de la saison 2013-2014 son meilleur total se monte à quatre victoires en 2019-2020, où il s'impose également en combiné alpin. il remporte sa troisième médaille olympique en prenant le bronze de la descente des Jeux de Pékin le , puis la quatrième en conservant son titre du super-G le lendemain. Il est le premier skieur alpin à gagner l'or olympique dans trois Jeux d'hiver consécutifs, et devient avec ses quatre médailles dont trois titres un des trois skieurs alpins les plus décorés aux Jeux, derrière Kjetil Andre Aamodt et Alberto Tomba.

De façon totalement inattendue, au matin du Super-G de Bormio le où doit il prendre le départ avec le dossard n°6, Matthias Mayer annonce la fin de sa carrière de skieur professionnel, avec effet immédiat, à l'âge de 32 ans.

Monument en l'honneur de Matthias Mayer à l'entrée de son village natal d'Afritz am See

Matthias Mayer est le fils d'Helmut Mayer, médaillé d'argent olympique en super G en 1988 à Calgary.

Membre du club de Gerlitzen, il fait ses débuts en course FIS en 2005 et dispute sa première compétition avec l'équipe nationale au Festival olympique de la jeunesse européenne en 2007 (7e du slalom). En 2008, il devient vice-champion du monde junior de super G à Formigal, derrière Andreas Sander.

Après avoir atterri sur son premier podium en Coupe d'Europe en super G à Sarntal, il participe pour la première fois à une épreuve de Coupe du monde de ski alpin le 2009 lors d'un super-combiné à Sestrières et marque ses premiers points lors d'un super G à Hinterstoder le 2011 (23e). L'hiver suivant, Mayer signe déjà trois top dix dans la discipline du super G à Lake Louise (8e), Kvitfjell (6e) et Schladming (7e). Le , il monte sur son premier podium en Coupe du monde en terminant deuxième du super G de Kitzbühel le [1]. Aux Championnats du monde 2013, disputés en Autriche à Schladming, il prend la cinquième place notamment sur le super G et est également dixième du super combiné.

Alors qu'il ne compte encore aucune victoire sur le circuit mondial, Il remporte la médaille d'or en descente aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi en Russie devançant Christof Innerhofer de six centièmes[2]. Il succède chez les Autrichiens à Fritz Strobl vainqueur de la descente aux Jeux de Salt Lake City en 2002. Il remporte sa première victoire en Coupe du monde dans la descente de Lenzerheide, en Suisse, le .

Toujours présent parmi les meilleurs spécialistes de la vitesse par la suite, et parvenant à un total de vingt podiums dont cinq victoires en descente et Super G sur la Coupe du monde, Mathias Mayer s'adjuge un deuxième titre olympique en remportant le Super G des Jeux de PyeongChang le . Il s'est pourtant blessé à la hanche quelques jours auparavant en chutant dans la descente du combiné[3]. Mais il se montre le meilleur sur les mouvements de terrain de la piste de vitesse de Jeongseon, et met fin à une série de victoires norvégiennes dans la discipline (Kjetil Andre Aamodt en 2002 et 2006, Aksel Lund Svindal en 2010, Kjetil Jansrud en 2014), pour succéder à son compatriote Hermann Maier vainqueur à Nagano en 1998[4], en devançant Beat Feuz de 13/100e de seconde et le tenant du titre Kjetil Jansrud de 18/100e[3]. « Deux fois champion olympique, on en rêve. Mais quand ça vous tombe dessus, vous avez du mal à réaliser », dit Matthias Mayer à chaud[4]. Il remporte ensuite la descente de Åre lors des finales de la Coupe du monde 2017-2018.

Il ne remporte aucune victoire lors de la saison suivante, mais ouvre l'hiver Coupe du monde de ski alpin 2019-2020 en s'imposant dans le Super G de Lake Louise le , battant Dominik Paris de 40/100e. Matthias Mayer obtient ainsi la sixième victoire de sa carrière. La nouvelle formule du combiné alpin (départ des coureurs dans l'ordre des résultats de l'épreuve de vitesse pour le slalom, et non en ordre inversé) lui sourit le à Wengen où il signe son tout premier succès dans la discipline. Meilleur temps de la descente avec une large avance, il s'élance en premier dans le slalom et n'est pas rejoint, seulement menacé par Alexis Pinturault, parti entre les piquets avec un retard de 1 s 68, et qui termine deuxième à 7/100e de seconde[5]. Le , il remporte pour la première fois la descente de Kitzbühel.

Matthias Mayer remporte aussi la dernière épreuve de l'hiver 2019-2020, la descente de Kvitfjell, le , la saison étant stoppée net par la pandémie de Covid-19. Pour l'exercice 2020-2021, il ajoute à son palmarès la descente de Bormio la sixième victoire de sa carrière dans la discipline (pour un dixième succès au total), avec seulement 4/100e d'avance sur son compatriote Vincent Kriechmayr, le , ultime épreuve de l'année civile[6].

Le skieur autrichien qui en début d'année 2022, a remporté son troisième titre olympique en dominant le Super-G des Jeux de Pékin, crée la surprise au cours de la saison 2022-2023 après avoir signé deux podiums, (3e du Super-G de Lake Louise, et 3e de la descente de Val Gardena), en annonçant sa retraite sportive avec effet immédiat le au matin du Super-G de Bormio : « La piste est très bonne, je me sens en forme aussi. Mais j'ai un peu réfléchi ces derniers jours et le moment est venu pour moi de me retirer, ça me suffit. Je n'ai plus l'appétit suffisant. C'était une saison formidable l'année dernière avec la troisième médaille d'or olympique. J'ai bien commencé cet hiver, je suis satisfait, mais ça suffit. Je comprends que ma décision puisse surprendre, mais le sport de compétition est désormais derrière moi. Je retiens plein de beaux souvenirs et je me réjouis de la suite »[7].

Palmarès

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI