Maurice Devignée
architecte belge
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Maurice Devignée (ou Maurice Devigné), né le à Bressoux et mort le à Liège, est un architecte belge adepte du style éclectique dans ses maisons urbaines en région liégeoise.
Biographie
Maurice Jean André Devigné né le à Bressoux est le fils de Charles Devigné, boucher et de Clémence Walrand. Le , il épouse à Liège Germaine Fréson. Plusieurs enfants sont issus de leur union.
Il a été formé à l'Académie des beaux-arts de Liège dont il sort diplômé avec distinction en 1908 ce qui lui permet d'obtenir une bourse de voyage[1].
Véritable sportif, il est dans sa jeunesse milieu de terrain footballeur au Standard Liège de 1903 à 1912[2]. Il était également passionné d’automobiles et de sports nautiques[1].
Avant la Première Guerre mondiale, Maurice Devignée réalise une série de maisons dans le style Art nouveau à Liège. Les éléments décoratifs typiquement Art nouveau sont accompagnés par des détails empruntés à d'autres styles historiques (néo-Renaissance ou néo-Louis XVI)[3].
Au début de la Première Guerre mondiale, il s'engage à 27 ans comme volontaire de guerre dans l'armée belge pour défendre la Belgique envahie par l'armée allemande. Il participe à l'ensemble du conflit, est promu sergent et est décoré pour faits d’armes[1].
Il reçoit ensuite plusieurs récompenses, dont le prestigieux Prix de Rome en architecture en 1927[1].
En 1920, Devignée obtient le poste de professeur d'architecture à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, carrière académique qu'il poursuit jusqu'à sa retraite en 1952[1].
Ayant au départ adopté l’Art Nouveau au niveau de son style architectural, il revient par la suite à une architecture classique. Influencé en cela par Paul Jaspar, il a particulièrement soigné les façades les agrémentant avec des garde-corps aux ancres métalliques et des décors polychromes ou sculptés[4]. Il recrée un style Vieux-Liège avec des arcs brisés et diversifie les matériaux alliant les moellons en pierre bleue ou de grès, la céramique et les briques vernissées. Il a également réalisé beaucoup d’aménagements d’intérieurs[1].
À la suite de son décès le à Liège, il reçoit des funérailles à l'église Saint-Servais de Liège et est inhumé au cimetière de Tilff[5].
Réalisations
Style Art nouveau
- 1905 : Maison Platteau, rue Saint-Julien, no 8, à Liège.
- 1905 : Ancienne fabrique d'armes Sévart (sgraffite), rue Grandgagnage, no 16-18, à Liège.
- 1907 : Maison Lambotte, rue Ernest de Bavière, no 17
- 1909 : Maison Sévart, rue des Bayards no 46, à Liège.
- 1910 : Hôtel Verlaine, rue Grandgagnage, no 12, à Liège.
- 1911 : Maison Dubois, avenue Émile Digneffe, no 22, à Liège.
- 1911 : Maisons Thiriart, maisons jumelles, Montagne Sainte-Walburge, no 34, 36[6]
- Maisons, avenue Émile Digneffe, no 28, 29.
- Maison, rue Gaucet, no 37
- Maison, rue Herman Reuleaux, no 39
- Maison, quai du Roi Albert, no 32
- Séquence Devignée, suite de 5 maisons, rue Herman Reuleaux, nos 62, 64 et 66 et rue Frédéric Nyst nos 65 et 67.
- Maisons, avenue Émile Digneffe, no 28, 29.
Style Art déco
- 1926 : Le Trocadéro, rue Lulay-des-Fèbvres à Liège
Style moderniste
- 1930 : bâtiment du Sport Nautique, future villa consulaire, parc de la Boverie, à Liège.
Autres styles
- Maison, rue Herman Reuleaux, no 31
Distinctions
Grand officier de l'ordre de la Couronne.- Titulaire de nombreuses autres distinctions belges et étrangères.
Galerie
- Bâtiment du Sport nautique, Parc de la Boverie