Né le à Anvers, le jeune Maurice entre chez les Jésuites le et fait son noviciat à Alken. À la fin du parcours ordinaire de la formation jésuite (dont un an d’études philosophiques à Stonyhurst, en Angleterre) il est ordonné prêtre catholique le à Maastricht.
Son ‘Troisième An’ terminé (1931-1932) le père Schurmans est envoyé enseigner la classe de rhétorique au collège Sainte-Barbe de Gand. Dès l’année suivante (1933) il est nommé supérieur des étudiants en philosophie du scolasticat d’Eegenhoven-Louvain. Il est bientôt recteur du théologat (1935-1937) et provincial des Jésuites de la province septentrionale de Belgique.
Participant, en 1938, à la XXVIIIe Congrégation générale des Jésuites il est proposé par le supérieur général, le père Ledochowski - et est élu par la Congrégation - comme ‘Vicaire général permanent’, position qu’il occupe jusqu’à la mort de Ledochowski, en 1942.
Fondateur de Lovanium (au Congo)
Libéré de ses obligations romaines le père Schurmans se porte immédiatement volontaire pour la mission du Congo belge, qui, à cause de la guerre, ne peut recevoir aucune aide directe de Belgique. Il y est recteur du séminaire de Lemfu (1943) et deux ans plus tard succède au père Joseph Van Wing comme Supérieur des Jésuites du Congo belge.
En 1948 Schurmans est recteur du centre universitaire de Kisantu qui forme des assistants médicaux et agronomes. C’est en fait le noyau qui donna naissance à l’université Lovanium. Il y ajoute les sections d’économie et d’administration. Lorsque le Délégué apostolique au Congo belge demande aux Jésuites (1949) d’ouvrir une université, c’est le père Schurmans qui est chargé de cette mission.
Des terrains sont acquis à 12 kilomètres au sud de la ville de Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa), où les premiers bâtiments sont opérationnels en 1953. En 1954 la direction de l’université inchoative passe entre les mains de l’université de Louvain et Schurmans est nommé directeur du collège de Bukavu (au Kivu). Par deux fois il est envoyé par le père Janssens comme visiteur canonique de provinces jésuites: en Rhodésie (1956-1957) et au Canada français (1958).
En 1964 il a cependant un sérieux accroc de santé - une attaque cérébrale - qui l’oblige à renoncer à sa charge d’instructeur. Ayant quelque peu récupéré il passe trois ans au collège de Borgerhout (Anvers). Mais une seconde attaque, à la fin de l’année 1967, le paralyse partiellement et lui enlève les facultés de lire et écrire.
Le père Maurice Schurmans meurt à l’abbaye de Tronchiennes (Belgique) le .
Bibliographie
Pater Maurits Schurmans, dans Jezuïeten, vol.28 (1970), p.151-157.
Le Père Maurice Schurmans, dans Échos, vol.29 (), p.30-32.