Maurice Schwob (industriel)
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Maurice Schwob, de son nom de naissance Moïse Schwob (né le à Wittenheim en Alsace et mort à Paris 17e le ), est un industriel et un commerçant du domaine du textile, en particulier de la chemiserie. Il est le fondateur de la chaîne de magasins des Cent Mille Chemises (C.M.C.)
Moïse Schwob naît en 1838 à Wittenheim en Alsace[1]. Il est issu d'une famille juive sans fortune[2]. En 1843, à l'age de 4 ans son père (Nathan Schwob) décède laissant sa veuve (Lia Wormser) seule pour élever 6 enfants âgés de 11 ans à 1 an. Vers 1869, il s'installe à Paris. Il se marie le à Paris II, ses deux parents étant décédés, ce sont ces quatre grands parents qui l'accompagnent à la mairie ; son épouse se nomme Anna Caen[3]. Moïse Schwob change son prénom en Maurice en 1883[3].
À la suite de la guerre franco-allemande de 1870, il opte pour conserver la nationalité française, de même qu'une grande partie de sa famille[4].
De son mariage sont issus 5 enfants, deux garçons qui décèdent prématurément, le premier d'un accident domestique et le second de maladie et trois filles qui donneront 3 gendres très impliqués dans la société.
Premières affaires
En Alsace, il devient marchand de calicots avec son frère[4]. Arrivé à Paris, Il se lance ensuite dans le commerce de chemises en gros avec un associé, César Bloch, sous le nom Schwob et Cie[4]. En 1873, il dépose sous l'enseigne de la Maison du Progrès, installée au 59 Rue des Petites-Écuries, dans le 10e arrondissement de Paris, un brevet pour un tableau indicateur qui permet de prendre soi-même les mesures de vêtements tels que les chemises ou les caleçons[3]. Ce brevet constitue sa première réussite[4].