Maurice Taquoy
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Maurice Taquoy, né le à Mareuil-sur-Ay, Marne[1] et mort le à Paris, est un peintre, dessinateur, illustrateur et aquafortiste français.
Maurice Taquoy est le fils de Léon Sosthène Taquoy, médecin major du 26e bataillon de chasseurs à pied, et de Louise Charlotte Bouché. Excellent cavalier, il parcourt les plaines de la Brie et la forêt de Fontainebleau qui inspirent les décors de ses tableaux et illustrations diverses. Il étudie le dessin et la peinture à l'Académie Julian. Son ami Bernard Boutet de Monvel lui enseigne la technique de gravure en couleurs, ce qui lui permet de réaliser des estampes lumineuses représentant ses sujets de prédilection : courses hippiques, chasse ou mode parisienne.

Au cours de la Première Guerre mondiale; il est, compte tenu de son état de santé, incorporé dans le service auxiliaire[2]. Il réalise au cours de cette période de nombreux dessins de convois de troupe et de soldats français ; onze de ces dessins se trouvent au musée des Beaux-Arts de Reims[3]. Ses tableaux « sont peints avec beaucoup de force et exhalent un parfum de nature très salubre et très pénétrant. Ces paysages de l'Île de France faits de terres labourées au-dessus desquelles volent des corneilles, ont une réelle grandeur et sont sans doute l'apport le plus personnel de cet artiste modeste et laborieux qui est maintenant très en possession d'un excellent métier »[4].
Il se marie le dans le 7e arrondissement de Paris avec l'artiste Germaine Coupet, dite Existence, veuve d' Antoine Bayle, mort pour la France. Les témoins de ce mariage sont le sculpteur américain Cecil Howard et le peintre André Dignimont[5].
Il crée également des dessins pour la maison Hermès pour des affiches publicitaires au cours des années 1925-1927, puis notamment un dessin représentant le champ de courses à Chantilly pour la décoration d'un foulard créé en 1951 et réédité en 1993[6].
Il meurt à son domicile parisien 9 rue Paul Louis Courier (7e arrondissement) le [7] en se suicidant le lendemain de la mort de sa tendre épouse Germaine Coupet. Le fonds de son atelier comportant 176 gravures, eaux-fortes, dessins, aquarelles, guaches et huiles, est vendu le à Senlis au cours d'une vente aux enchères[8]