Max-Léo Gérard
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| Max-Léo Gérard | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre belge des Finances | |
| – (6 mois et 21 jours) |
|
| Monarque | Léopold III |
| Premier ministre | Paul-Henri Spaak |
| Gouvernement | Spaak I |
| Prédécesseur | Henri de Man |
| Successeur | Camille Gutt |
| – (1 an, 2 mois et 19 jours) |
|
| Monarque | Léopold III |
| Premier ministre | Paul Van Zeeland |
| Gouvernement | Van Zeeland I |
| Prédécesseur | Camille Gutt |
| Successeur | Henri de Man |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Henri Léo Max Gérard |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Liège (Belgique) |
| Date de décès | (à 76 ans) |
| Lieu de décès | Uccle (Belgique) |
| Nationalité | Belge |
| Diplômé de | Université de Liège |
| Profession | Ingénieur civil, homme politique |
| modifier |
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Max-Léo Gérard (Liège, - Uccle, ) est un ingénieur, homme politique libéral et ministre des Finances belge.
Henri Léo Max Gérard, né à Liège le , est le fils de Léon Gérard, industriel, bourgmestre de Liège et député libéral et de Laure Defontaine[1]. Il épouse en 1908 Suzanne Cauderlier qui lui donne trois filles.
Il fait des études secondaires à l'Athénée de Liège puis obtient, en 1902, un diplôme d'ingénieur civil des mines. De 1905 à 1917, il est employé comme ingénieur auprès du Crédit Général Liégeois[2].
Durant la Première Guerre mondiale, Max-Léo Gérard passe en en Hollande et est appelé en 1917 par le gouvernement belge au Havre comme directeur de l'Office des questions financières par le ministre libéral des Affaires économiques Paul Hymans. Après la guerre en 1919, il est nommé secrétaire du roi Albert Ier en raison de ses qualités dans le domaine financier, fonction qu'il exerce jusqu'en 1924.
En 1919, il est également membre de la Commission monétaire, après quoi il devient directeur politique du journal L'Indépendance belge. Par la suite, il est nommé de 1926 à 1935 représentant et membre du gouvernement belge du Fonds d'amortissement de la dette publique[2].
Expert financier, il se voit confier par la Société des Nations le poste de rapporteur général de la Commission d'inventaire des biens d'État de 1929 à 1930. À ce titre, il est amené à effectuer une importante mission en Extrême-Orient sur la question de l'opium[3].
De 1935 à 1936, il est nommé ministre des Finances dans le Gouvernement Van Zeeland I. Il est également ministre des Finances pendant une courte période de mai à dans le gouvernement Spaak I. Il en démissionne car ne pouvant obtenir les pouvoirs spéciaux nécessaires pour faire passer un train de mesures d'économie[4]. Il devient ensuite président de la Banque de Bruxelles de 1939 à 1952[2]. De 1949 à 1952, il est président de l'Association belge des Banques.
Par ailleurs, il a été président de la Société d'économie politique de 1927 à 1933, président de l'Institut belge et international des finances publiques, président de la Banque belge d'Afrique et, de 1949 à 1952, président de l'Association belge des Banques.
Hommages et distinctions
En , une séance d'hommage à Max-Léo Gérard a lieu dans la grande salle du Palais des académies.
En 1957, un prix Max-Léo Gérard est créé par la Société libérale d'études et de conférences récompensant le meilleur mémoire sur le libéralisme moderne d'un auteur de moins de trente ans[5].
De nombreuses décorations lui ont été attribuées[6] :
Grand officier de l'ordre de la Couronne en 1936 (Belgique) ;
Grand-croix de l'ordre de Léopold II (Belgique) ;
Commandeur de l'ordre de Léopold (Belgique) ;- Croix Civique de première Classe (Belgique) ;
- Croix Commémorative de la Maison du roi Albert Ier (Belgique) ;
- Médaille Commémorative du Centenaire (Belgique) ;
- Grand Croix de l'ordre de la Rose blanche de Finlande ;
- Grand-Croix de l'ordre de l'Étoile d'Éthiopie ;
- Grand Officier de l'ordre Al Merito du Chili ;
Grand officier de l'ordre de la Couronne d'Italie ;- Commandeur de l'ordre Royal de Victoria de Grande-Bretagne ;
Commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand ;- Commandeur, de l'ordre d'Isabelle la Catholique d'Espagne ;
Commandeur de l'Ordre du Soleil levant ;- Commandeur de l'ordre de l'Étoile noire du Bénin ;
Commandeur de l'ordre royal de l'Étoile polaire ;
Commandeur de l'ordre de Saint-Olaf ;- Commandeur de l'ordre de la Couronne de Roumanie ;
- Commandeur de l'ordre d'Ismaïl d'Egypte ;
- Officier de l'ordre du Lion ;
- Officier de l'ordre du Soleil de Perse.
Publications
- Souvenirs pour mes enfants, éd. Ginette Kurgan-Van Hentenryk, Bruxelles, 2012.