Max Kohn

psychanalyste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Max Kohn est un psychanalyste, né le à Paris.

Naissance
Paris
Nationalité Française
Profession PsychanalysteVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Max Kohn
Portrait de Max Kohn
Biographie
Naissance
Paris
Nationalité Française
Thématique
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Biographie

Max (Méir Dov) Kohn est né à Paris le 18 avril 1951 de parents juifs polonais, sa mère Masza Pankowska est née le 19 novembre 1919 à Częstochowa, Pologne, morte le 22 octobre 1998 à Paris et son père Simon (Simcha Shalom) Kohn est né le 18 septembre 1913 à Łódź, Pologne, mort le 12 mai 1994 à Paris.

Il a une sœur, Lydie (Laja) Celnik, née le 11 janvier 1955 à Paris. Il s’est marié avec Françoise Ducam le 7 Novembre 1980 dont il a divorcé le 2 février 1987 et a 2 enfants avec elle, Maylis Kohn née le 26 mars 1982 et Emmanuel Kohn né le 14 juillet 1984. Il s’est remarié avec Nelly Wolf le 13 janvier 1990 dont il a une fille, Jessica Kohn, née le 23 août 1989.

Diplômes

Doctorat de 3e cycle en Philosophie « De la Physiologie à la Psychanalyse : Recherche sur les écrits préanalytiques de Freud », sous la direction du Professeur Pierre Kaufmann, Université de Paris X – Nanterre, 3 juillet 1979.

DESS de Psychologie pathologique, « Mot d’esprit et espace potentiel » sous la direction du Professeure Marie-Claude Lambotte, IPSA d’Angers (Académie de Nantes), juin 1982.

Doctorat de 3e cycle en Psychologie, « Mot d’esprit et événement : la place du mot d’esprit dans la culture et le rôle de l’événement dans la clinique », sous la direction du Professeur Yves Baumstimler, Université de Paris 13, 9 janvier 1990.

Habilitation à diriger des recherches « Le Champ de la psychanalyse, entre le rhétorique et le narratif », Université Paris Cité, 16 octobre 1996.

Fonctions exercées

Psychanalyste à la Maison de la Mère et de l’Enfant à Paris, Société Philanthropique (1985-2011).

Chargé de cours à l’Université Paris 13 Paris Nord (1988-1992).

Maître de conférences à l’Université de Nantes (1992-1999).

Maître de conférences HDR à l’Université Paris Cité (1999-2016).

Membre d’Espace analytique (1996-2019)

Travaux

La psychanalyse est toujours déjà en écart par rapport à elle-même, du fait qu'avec le préanalytique, elle porte son origine en son centre. Le préanalytique, composé de textes en réalité analytiques ne se réduit pas à une antériorité chronologique historiquement dépassée. Le yiddish est le nom de l'écart de Freud à la langue allemande, car il ne s'écrit pas (en hébreu) comme il se parle (en allemand). Et c'est cet écart qui traverse toute l'histoire de la psychanalyse de Freud à Lacan et au-delà, ouvrant un espace pour l'inconscient, dans le jeu avec les langues qui recouvre l'écart interne à la langue. Le jeu du yiddish avec les langues est une écoute de ce qui se passe entre les langues, malgré la surdité de chacune sur son propre compte, malgré la fermeture de chaque langue sur elle-même, cherchant à se conserver, à se préserver, à se garder comme les objets sacrés dont parle Maurice Godelier[1]. Une langue se garde en réserve par rapport à l'abîme. On ne peut pourtant pas sortir du fleuve du langage qui est un flux sans rivages pour Jean-Toussaint Desanti[2], échapper à sa langue, y couper. La psychanalyse est entre les langues, ouverte sur un abîme, en écart interne à elle-même. Il faut produire un espace préanalytique dans la cure pour que de la psychanalyse ait lieu. Elle n’est pas déjà là dans une langue donnée. Il faut réouvrir tout, retrouver les sons possibles du babil du bébé. Comme le dit Daniel Heller-Roazen[3], les langues de l’adulte ne retiennent qu’un écho du babil infiniment varié des origines, c’est un écho d’une autre langue qui n’en est pas une, une écholalie, dont l’effacement a permis la parole. Le yiddish n’est pas surmort..

Le préanalytique est l’avenir de la psychanalyse.

Après avoir travaillé sur la période qui précède l’invention de la psychanalyse, le préanalytique (1877-1897), j’ai étudié la place de l’événement dans la clinique, à partir du modèle du mot d’esprit yiddish, puis le récit comme événement dans la psychanalyse.

J’ai animé des réunions cliniques sur des mères seules avec leurs bébés avec des éducatrices/ éducateurs et avec des auxiliaires de puériculture à la Maison de la Mère et de l’Enfant (Société Philanthropique), à Paris (1985 à 2011). J’ai aussi fait de nombreuses interviews en yiddish dans le monde entier pour différents médias que l’on trouve sur mon site https://www.maxkohn.com/ où il s’agit dans un écoute analytique de saisir une parole sur le vif dans un temps court.

Prix

Il est lauréat du Prix Max Cukierman (culture yiddish) en 2006, membre du jury[4].

Publications

Ouvrages personnels

  • « Freud et la bêtise de Chelm » in S. Simon, Chelm, les héros de la bêtise, traduit du yiddish par D. Cyferstein et M. Kohn, col. F. Ducam, Paris, Collection Connaissance des Hommes dirigée par D. Desjeux, illustrations de S. Colas, L'Harmattan, 1987.
  • Mot d'esprit, inconscient et événement, Paris, L'Harmattan, 1991.
  • Traces de psychanalyse, Limoges, Lambert-Lucas, 2007.
  • Vitsn, mots d’esprit yiddish et inconscient, Limoges, Lambert-Lucas, 2008.
  • Le travail clinique en centre maternel. Les entretiens d’accueil à la Maison de la Mère et de l’Enfant, Collection « Culture & Langage», Paris, MJW Fédition, 2011.
  • Un vampire sur le divan, MJW Fédition, Paris, 2013.
  • Le préanalytique : Freud et le yiddish (1877-1897), [1982, 2005, 1994 pour la traduction en portugais par Marcella Mortara, 2020 pour la traduction en italien par Alessandra Berghino], Paris, MJW Fédition, 2013.
  • Le Récit dans la psychanalyse (1998), préface de Robert Samacher, Paris, MJW Fédition, 2014.
  • L’événement psychanalytique dans les entretiens en yiddish, préface de Robert Samacher, Collection « Culture & Langage », Paris, MJW Fédition, 2015.
  • L’œil du psy. Chroniques 2012-2018, préface de Alessandra Berghino, Collection « Culture & Langage », Paris, MJW Fédition, 2019.

Directions scientifiques

  • En collaboration avec J. Baumgarten, L’Inconscient du yiddish, Paris, Anthropos Economica, 2003.
  • En collaboration avec M. Wolf et H. Abdelouahed, « Lectures de Louis Wolfson », Recherches en psychanalyse no 4, « Langues et traduction », 2005, p. 113-157.
  • Yiddishkeyt et psychanalyse. Le transfert à une langue, actes du colloque international du , Paris, MJW Fédition, 2007.
  • En collaboration avec R. Koenig, Le Yiddish, l’inconscient, les langues, Leiden ; Boston, Brill, 2025.

Notes et références

Liens externes

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