Max Niedermann

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Décès
(à 79 ans)
Neuchâtel
Nom de naissance
Max Niedermann
Nationalité
Suisse
Max Niedermann
Fonctions
Recteur de l'Université de Neuchâtel, Philologue
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Neuchâtel
Nom de naissance
Max Niedermann
Nationalité
Suisse
Activités
Conjoint
Jeanne Pierrehumbert
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Parti libéral
Membre de
Maître
Jacob Wackernagel, Antoine Meillet
Élève
Distinction
Docteur honoris causa

Max Niedermann, né à Winterthour le et décédé à Neuchâtel le , est un philologue et homme politique suisse.

Originaire de Sirnach, en Thurgovie, et bourgeois de Winterthour, Max Niedermann est né dans cette ville le . Après son gymnase, Max Niedermann entreprend des études de langues classiques et romanes et de linguistique à l'Université de Zurich (1893-1894) et de Bâle (1894-1897). Il est l'élève de Jacob Wackernagel (1853-1938) à Bâle, d'Antoine Meillet (1866-1936), de Silvain Levi (1863-1935), de Louis Havet (1849-1925) et de Paul Boyer (1864-1949) à Paris[1]. C'est auprès du premier qu'il passe "insigni cum laude" ses examens de doctorat avec une thèse intitulée : e und i im Lateinischen. Ein Beitrag zur Geschichte des lateinischen Vokalismus.

En 1901, Max Niedermann épouse Jeanne Pierrehumbert, cousine du William Pierrehumbert, auteur du "Dictionnaire historique du parler neuchâtelois et suisse romand". De leur union naissent Andrée en 1906 et Jeanne en 1909 (future épouse du professeur et ancien élève de Max Niedermann: André Labhardt). Tout d'abord nommé privat-docent de linguistique comparée (accent sur le latin) à Bâle (1899-1900), Max Niedermann est ensuite professeur de latin et de grec au gymnase de La Chaux-de-Fonds (1900-1906). C'est durant cette période qu'il publie son Précis de phonétique historique du latin destiné aux enseignants. Max Niedermann est ensuite privat-docent de linguistique et de philologie classique (1903-1905) et professeur extraordinaire de linguistique générale (1905-1909) à l'académie de Neuchâtel, professeur extraordinaire (1909), puis ordinaire (1911-1925) de linguistique comparée et de sanscrit à l'université de Bâle, professeur ordinaire de langue et littérature latines (1909-1944) et de linguistique générale (1925-1944) à l'université de Neuchâtel[2]. Entre 1933 et 1935, Max Niedermann est recteur de cette même université. Spécialiste du lituanien, il se consacre, de 1926 à sa mort, à la rédaction d'un dictionnaire lituanien-allemand: Wörterbuch der litauischen Schriftsprache. Litauisch-deutsch, premier dans son genre. Son Précis de phonétique historique du latin (1906) a lui connu pas moins de trois éditions françaises et cinq traductions (allemand, hollandais, russe, espagnol et italien) et a servi partout de base à l'étude scientifique du latin. Max Niedermann est Docteur honoris causa des universités de Riga (1929)[3], Genève (1944) et Besançon (1947). Il est aussi membre correspondant de l'Institut de France[4].

Les exigences de la vie académique n'empêchent pas Max Niedermann de s'engager dans la vie politique de son canton d'adoption. En 1919, il est attaché à la légation de Suisse à Paris et chargé de visiter les camps de France où sont internés les prisonniers des Empires centraux[5]. Il est aussi élu au Conseil général (1933-1944) et au Grand conseil neuchâtelois (1937-1945) comme député libéral. En 1945, il est aussi chargé par le Département fédéral de justice et police d'une série de conférences au foyer des réfugiés lituaniens à Yverdon-les-Bains[6].

Publications

Notes et références

Voir aussi

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