Max Picard

philosophe et écrivain suisse (1888-1965) From Wikipedia, the free encyclopedia

Max Picard, né le à Schopfheim (Allemagne) et décédé le à Neggio (Suisse), est un médecin, écrivain et philosophe suisse, d'expression allemande.

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Max Picard
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Éléments de biographie

Max Picard est né le 5 juin 1888 à Schopfheim, un village du Bade-Wutenberg situé à quelques kilomètres de Bâle. Ses parents, Joseph et Sophie (née Ullmann), sont des Suisses confession juive. Joseph est marchand d'étoffes[1],[2] L'arrière-grand-père de Max était un rabbin célèbre.[réf. nécessaire].

Max Picard fait des études de médecine à Fribourg-en-Brisgau, Berlin, Munich et Heidelberg[1] et obtient son doctorat en 1911. En 1914, il épouse Margareth Goldstrom, qui fut une des premières femmes médecin en Allemagne[1],[2], et pratique la médecine à Munich jusqu'en 1918[1]. Cependant, dès 1915, il s'éloigne de la médecine, qu'il estime trop marquée par des approches positiviste, darwinienne et mécaniciste. Il se tourne vers la philosophie (branche à laquelle il s'intéressait déjà à Heidelberg[1]) et donne des conférences de critique d'art. Cette même année, le couple voit la naissance de leur fils Michael[2].

En 1918, il s’établit en Suisse, au Tessin, d'abord à Locarno puis à Brissago[2], et à partir de là, il se consacre pleinement à l'écriture[1].

En 1929, il publie Le visage humain et en 1934, La fuite devant Dieu. Il devient l'ami de Gunter Böhmer à la fin des années 1930[3]. De confession juive, Max Picard se convertit au catholicisme en 1939 — mais il reviendra plus tard au judaïsme[4]. Picard rencontre en 1947 Gabriel Marcel, qui devient un ami avec lequel il entretient une correspondance suivie (qui sera publiée en 2006[5]). Le philosophe français préface la traduction française du Monde du silence paru aux P.U.F. en 1953[6], et il dira de Max Picard qu'il était « affamé d'authenticité »[4].

Il décède à Neggio (canton du Tessin) le 3 octobre 1965[1].

Reconnaissance

Emmanuel Levinas salue l'ensemble de son travail dans une étude qu'il consacre à Picard, qui a été reprise dans Noms propres[4] (1976) et John Maria Oesterreicher lui consacre un livre, Max Picard, Les Visages de l'amour paru aux éditions Ad Solem en 2005. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, en anglais, en italien.

Il a reçu le prix le prix Johann-Peter-Hebel 1952[1].

Œuvre

Les textes de Picard[1] « (...) dénonce[nt] la déchirure de l'homme moderne (Das Ende des Impressionismus, 1916 ; La fuite devant Dieu, 1935, all. 1934) et l'état de la société (L'homme du néant [Hitler], 1946, all. 1946; Le monde du silence, 1954, all. 1948). »

Écrits

Sont retenus ici, à l'exception du premier titre, les ouvrages de M. Picard traduits en français.

  • Expressionistische Bauernmalerei, 1917
  • Der letzte Mensch, 1921. Trad. de l'allemand par Piet Heuvelmans, préface de Franz Hellens, Le Dernier Homme, Le Disque vert, 1923
  • Das Menschengesicht, 1930. Trad. en l'allemand par Jean-Jacques Anstett, Le Visage humain, Buchet-Chastel,1962
  • Die flucht vor Gott, 1934. Trad. en l'allemand par J.J. Anstett, La Fuite devant Dieu, Presses universitaires de France, 1956
  • Hitler in uns selbst, 1947. Trad. de l'allemand par Jean Rousset, L'Homme du néant, Seuil, 1946. Rééd. Éd. La Baconnière, 2024, introduction d'Alya Aglan, postface de Gabriele Picard, notice sur le texte de Jean-Luc Egger
  • Die Welt des Schweigens, 1948. Trad. de l'allemand par J.J. Anstett, Le monde du silence aux Presses universitaires de France en 1953. Rééd. La Baconnière, 2019, avant-propos de Carlo Ossola, préface de Gabriel Marcel, notice et apparat critique de Jean-Luc Egger
  • Zerstörte und unzerstorbare Welte, 1954. Trad. de l'allemand par J.J. Anstett, Des Cités détruites au monde inaltérable, Plon, 1957. Rééd. La Baconnière, 2022, sous le nouveau titre Des cités détruites au monde inaltérable. Journal d'Italie, avant-propos de Giani Stuparich, introduction de Silvano Zucal, postface de Michael Picard
  • Die Atomisierung der Modernen Künste, 1954. Trad. de l'allemand par Tony Faivre, De la Désintégration des formes dans l'art moderne, Emmanuel Vitte éditeur, 1960
  • Gabriel Marcel - Max Picard. Correspondance 1947-1965, texte établi par Michael Picard et Anne Marcel, L'Harmattan, 2007

Notes et références

Voir aussi

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