Maxime Abolgassemi
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Maxime Abolgassemi, né en 1968, est professeur de classes préparatoires, conférencier et écrivain. Ses travaux en théorie littéraire se consacrent particulièrement à l’étude de la « contrefiction »[1] et du « hasard objectif ». Nuit Persane, son premier roman, paraît à la rentrée littéraire 2017 aux éditions Erick Bonnier.
Fils du poète Parviz Abolgassemi[2], Maxime Abolgassemi est diplômé en physique théorique (1990) et certifié de physique-chimie (1991), il devient ensuite agrégé de lettres modernes (1997) et docteur ès lettres[3] (2008).
Professeur de chaire supérieure, il enseigne en classes préparatoires la littérature comparée et la culture générale au lycée Chateaubriand de Rennes[4].
Nuit persane
L'auteur reconstitue dans ce premier roman[5] les années 1976-1978 en Iran. Mathieu, le personnage principal, suit son père à Téhéran, où il fréquente le Lycée franco-iranien Râzi, avant de découvrir une autre réalité sociale et politique, celle d’un pays dont les troubles vont conduire à la Révolution iranienne. Mais la rencontre avec Leyli, une jeune Iranienne passionnée de littérature, va tragiquement bouleverser l’ordre de ses priorités.
Interrogé sur la dimension autobiographique, Maxime Abolgassemi explique[6] avoir surtout reçu de son père un héritage d’exilé, « c'est-à-dire une histoire qui ne met pas de mots sur ce qu’elle a à raconter », et qu’il a écrit ce roman justement « pour mettre des mots sur le silence, jeter des ponts sur le vide ». Le choix de la révolution iranienne obéit au désir de « revenir sur une période passionnante et pourtant véritable zone d’ombre de la mémoire collective récente ». Selon lui, « on se sent toujours dépossédé de sa révolution » lorsque le processus finit par se concrétiser.