Maël de Calan
homme politique français
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Maël de La Lande de Calan, dit Maël de Calan, est un homme politique français, né le à Marseille.
| Maël de Calan | |
Maël de Calan en 2024 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président du Conseil départemental du Finistère | |
| En fonction depuis le (4 ans, 11 mois et 16 jours) |
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| Élection | |
| Prédécesseur | Nathalie Sarrabezolles |
| Conseiller départemental du Finistère | |
| En fonction depuis le (11 ans, 2 mois et 15 jours) |
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| Élection | 29 mars 2015 |
| Réélection | 27 juin 2021 |
| Circonscription | Canton de Saint-Pol-de-Léon |
| Prédécesseur | Jacques Édern |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Maël de La Lande de Calan |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Marseille (Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UMP (jusqu'en 2002) LR (2015-2019) SL (depuis 2019) |
| Père | Dominique de Calan |
| Mère | Evelyne de Bouteiller |
| Famille | Famille de La Lande de Calan |
| Diplômé de | IEP de Paris HEC |
| Profession | homme politique, cadre |
| Religion | Catholicisme |
| modifier |
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Président du conseil départemental du Finistère depuis 2021, il est conseiller départemental (DVD) du canton de Saint-Pol-de-Léon depuis 2015 et conseiller municipal de Roscoff depuis 2014.
Biographie
Origines et débuts professionnels
Maël de Calan est le fils de Dominique de Calan, homme d’affaires qui fut le « numéro deux » de l’UIMM. Il est le petit-fils d'Olivier de La Lande de Calan, qui fut maire de Sibiril[1].
Il est diplômé de Sciences Po Paris, en 2003[réf. souhaitée], et de l'HEC[réf. souhaitée].
En 2012, il est le « directeur du développement » d'une start-up de Roscoff[2].
En 2018, il est recruté par McKinsey & Company. En tant que consultant du cabinet américain, il participe à la gestion de la crise sanitaire en 2020 et 2021 auprès du gouvernement français[3].
Il est marié depuis 2016 et père de deux filles.
Premiers engagements
Son engagement politique commence à Sciences Po, où il est élu président de la section Union pour un mouvement populaire (UMP), avant d'être nommé responsable des Jeunes UMP de Paris. Il participe à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 comme rapporteur du groupe économie du projet présidentiel.
Avec d'autres trentenaires actifs au sein de l'UMP, il fonde en « La Boîte à idées », groupe de réflexion appartenant à l'aile modérée du parti, qui compte au sein de son comité politique des personnalités telles qu'Alain Juppé, Bruno Le Maire, Benoist Apparu, Xavier Bertrand ou Édouard Philippe. La Boîte à idées compte parmi les inspirateurs et théoriciens de la Primaire de la droite et du centre.
La Boîte à idées est l'une des six motions présentées au congrès du de l'UMP[4] et recueille 9,2% des suffrages (14 000 voix), soit moins que les 10% nécessaires pour être officiellement reconnue comme l'un des courants du parti. Toutefois, Maël de Calan est nommé au bureau politique de l'UMP comme Secrétaire national au projet. La Boîte à idées va alors évoluer vers le statut de think tank[5] dénonçant la dérive droitière d'une partie de l'UMP[6],[7].
Il apporte son soutien à Bruno Le Maire qui se présente à la présidence de l'UMP à la fin de l'année 2015, face à Nicolas Sarkozy.
De porte-parole d'Alain Juppé à candidat à la présidence des Républicains
Dans le cadre de la Primaire de la droite et du centre, Maël de Calan, proche d'Alain Juppé, devient son conseiller économique et son porte-parole. Il sera souvent présenté comme étant la « carte jeune » d'Alain Juppé et coordonne la rédaction du programme du candidat[8].
En , en pleine campagne des primaires, il publie La vérité sur le programme du Front national (préfacé par Alain Juppé). Ce « manuel de combat contre le FN, pour l'empêcher de gagner les 5 ou 10 points qui le séparent du pouvoir »[9] lui vaudra d'être considéré comme la « gâchette anti-FN de Juppé »[10] et lui vaudra de débattre face à plusieurs représentants du Front national, et notamment face à Florian Philippot[11]
À la suite de la victoire de François Fillon le , il annonce son soutien au vainqueur de la Primaire. Au second tour de l'élection présidentielle, face à Marine Le Pen, il appelle à voter pour Emmanuel Macron.
Le , il est investi par Les Républicains pour être le candidat de la droite et du centre dans la quatrième circonscription du Finistère. Il échoue de peu au second tour en étant battu de 1 561 voix par Sandrine Le Feur (LREM) avec un score de 47,86 %[12].
Maël de Calan est candidat au congrès des Républicains du pour assurer la présidence du parti gaulliste, et récolte 9,25 % des voix contre 74,64 % à Laurent Wauquiez, qui est élu dès le premier tour, et 16,11 % à Florence Portelli. Il annonce le soir même son souhait de rester membre du parti[13].
Dans la foulée de ce congrès, Valérie Pécresse, dont il est proche, le nomme premier vice-président de son nouveau mouvement politique, Soyons libres, créé le [14].
Engagement dans le Finistère
Militantisme et premières élections
Il dirige la campagne législative d'Agnès Le Brun, maire de Morlaix[réf. souhaitée].
Sur le plan local, il est candidat aux élections municipales à Roscoff en 2014 sur la liste (DVD) menée par Joseph Séité, maire sortant, ce qui lui vaut d'être élu conseiller municipal, puis réélu conseiller municipal, d'opposition cette fois, sur la liste menée par Daniel Hyrien en 2020.
Maël de Calan est ensuite élu en 2015 conseiller départemental du canton de Saint-Pol-de-Léon en binôme avec Aline Chevaucher, maire de Plouénan[15]. Il est alors élu président de l'Alliance pour le Finistère, groupe réunissant les 24 conseillers départementaux d'opposition issus de la droite et du centre.
Dans le cadre de la défense de son territoire, il est à l'initiative dès (avec sa collègue et binôme départementale Aline Chevaucher, ainsi qu'avec le maire de Saint-Pol-de-Léon Nicolas Floch) d'une pétition pour sauver le centre de réadaptation de Perharidy, à Roscoff. Les nombreux signataires se réunissent en mars pour une grande marche, ils sont alors près de 5 000[réf. souhaitée].
Il est également président de la fédération Les Républicains du Finistère de [16] à , date à laquelle il ne se représente pas pour laisser Philippe Paul lui succéder.
Président du conseil départemental
Président de l'Alliance pour le Finistère[17] et donc leader de l'opposition départementale, Maël de Calan mène la campagne d'union des binômes de la droite et du centre dans la perspective des élections départementales de 2021. L'Alliance pour le Finistère remporte alors 14 des 27 cantons du Département et devient donc majoritaire, faisant ainsi basculer le Finistère à droite pour la première fois depuis 1998.
Maël de Calan est élu président du Conseil départemental du Finistère le jeudi lors de la première séance plénière de la nouvelle mandature[18],[19].
Il lance un plan RSA visant à réduire le nombre d'allocataires et les dépenses liées à ce dispositif social. Entre , l'année de son élection, et fin 2024, le nombre d'allocataires du RSA au Finistère est passé de 18 000 à 14 700 pendant que le budget consacré à cette politique a baissé de 117 millions à 109 millions d'euros[20]. En , plusieurs allocataires, et la CGT attaquent en justice Maël de Calan et portent plainte en dénonçant un « harcèlement moral institutionnel ». Le département du Finistère annonce son intention de poursuivre les demandeurs pour procédure abusive[21],[22],[23],[24].
Loisirs
Passionné de voile, Maël de Calan navigue pendant huit mois comme matelot sur Pen Duick VI[25].
Ascendance
| 8. Joseph de La Lande de Calan | ||||||||||||||||
| 4. comte Olivier de La Lande de Calan (1914-2006) | ||||||||||||||||
| 9. Agnès Audren de Kerdrel ( -1914) | ||||||||||||||||
| 2. Dominique de Calan (1947- ) | ||||||||||||||||
| 10. Henry de Nompère de Champagny (1890-1944) | ||||||||||||||||
| 5. Aliette de Nompère de Champagny (1923-2012) | ||||||||||||||||
| 11. Yvonne des Nouhes de Loucherie (1896-1988) | ||||||||||||||||
| 1. Maël de Calan (1980- ) | ||||||||||||||||
| 12. Jules de Bouteiller (1874- ) | ||||||||||||||||
| 6. Ghislain de Bouteiller (1914-2008) | ||||||||||||||||
| 13. Suzanne d'Olmen de Poederlé (1871-1961) | ||||||||||||||||
| 3. Evelyne de Bouteiller | ||||||||||||||||
| 7. Colette Grassal | ||||||||||||||||
Publications
- La tentation populiste, éditions de l'Observatoire, , 144 p.
- La vérité sur le programme du Front National, éditions Plon, , 100 p. (ISBN 978-2-25924-953-9)
- Participation à : Éric Woerth et la boîte à idées, Une crise devenue française, éditions de l'Archipel, , 240 p. (ISBN 2-80981-696-4)
Décorations
Le , il est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « président d'un conseil départemental, investi dans le champ du handicap ; 24 ans de services »[26].
