Maître de Spencer 6

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Période d'activité
Pseudonyme
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Activité
Lieu de travail
Maître de Spencer 6
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Influencé par

Le Maître de Spencer 6 désigne par convention un enlumineur actif à Bourges entre 1490 et 1510. Il doit son nom à un livre d'heures conservé dans la collection Spencer de la New York Public Library.

Annonciation, Heures Spencer 6 de la New York Public Library.

Son style a été isolé pour la première fois par l'historien de l'art américain John Plummer à partir d'un livre d'heures richement décoré et conservé dans la collection Spencer donnée à la New York Public Library. Il tient donc son nom de la cote de ce manuscrit. Dès cet ouvrage, il parvient à localiser son activité à Bourges, le manuscrit possédant des textes en usage dans la liturgie propre à cette ville (notamment dans la prière Obsecro te) ainsi que la présence du saint berruyer Ursin dans les litanies. Les autres manuscrits qui lui ont été attribués confirment cette origine : ils ont été commandés fréquemment par des personnalités venant de Bourges ou sont à l'usage liturgique de cette ville. Cet ancrage territorial est confirmé enfin par la présence d'une représentation très précise du château de Mehun-sur-Yèvre dans le livre d'heures de New York. Au début de sa carrière, dans les années 1490, il montre une influence du plus célèbre peintre berruyer de cette époque, Jean Colombe[1]. Il collabore aussi sans doute avec l'atelier de celui-ci après sa disparition, ainsi qu'avec Jean de Montluçon, actif lui aussi dans cette ville à cette même époque[2].

Son activité ne se limite pourtant pas à une clientèle de la ville de Bourges. La renommée de l'enluminure berruyère fait qu'il est amené à travailler pour des commanditaires venant de Troyes, comme l'avait fait Colombe avant lui. C'est aussi le cas pour une clientèle de Tours et à cette occasion, il collabore avec Jean Poyer. Il travaille enfin pour une clientèle parisienne et il est cette fois-ci en relation avec le Maître de Philippe de Gueldre dont il a été le sous-traitant mais qu'il contribue à influencer. Rien ne permet de dire si l'artiste s'est déplacé à ces différentes occasions ou s'il s'est contenté de travailler à distance. Son activité cesse totalement après 1508. Jean-Yves Ribault a repéré dans les archives de la ville de Bourges un artiste du nom de Laurent Boiron actif pendant cette période, entre 1480 et 1510 et qualifié de libraire à la fin de sa vie[1].

Dans son style, il emprunte à Jean Colombe ses décors architecturaux et ses types féminins, au Maître de Monypenny ses types de vieillards et enfin à Jean de Montluçon ses encadrements architecturaux de style Renaissance[3]. Deux mains sont distinguées dans plusieurs de ses contributions. Elles sont très proches dans leur style mais l'une semble plus provenir d'un artiste à la technique plus sommaire que le premier. Il pourrait s'agir de deux frères, ou d'un père et de son fils ou encore d'un mari et de sa femme[4].

Œuvres attribuées

Voir aussi

Notes et références

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