Maître du Missel de Yale

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Période d'activité
Nom de naissance
Guillaume Piqueau (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Lieux de travail
Maître du Missel de Yale
Période d'activité
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Guillaume Piqueau (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Lieux de travail
Influencé par

Le Maître du Missel de Yale est un maître anonyme enlumineur actif à Tours et Bourges entre 1468 et 1490. Il doit son nom à un missel en français conservé à la bibliothèque Beinecke de l'université Yale. Une trentaine de manuscrits lui sont attribués. Parfois aussi appelé Maître du Mamerot de Vienne, il a été identifié avec l'enlumineur tourangeau Guillaume Piqueau, proche de Jean Fouquet.

Héraclius portant la croix, miniature du missel de Yale.

Le style de l'enlumineur est pour la première fois isolé par Otto Pächt en 1974 dans un manuscrit de Sébastien Mamerot conservé à la Bibliothèque nationale autrichienne dans lequel il a réalisé neuf miniatures, les autres étant de Jean Colombe. Il y décèle un artiste formé par Jean Fouquet. En 1993, Nicole Reynaud élargit le corpus de ses œuvres et le renomme « Maître du Missel de Yale » du nom d'un manuscrit auquel il a beaucoup plus contribué, là aussi en collaboration avec Jean Colombe[1]. En 2011, il est rapproché du Maître de Christophe de Champagne, auteur d'un livre d'heures à l'usage de Rome[2],[3].

Éléments stylistiques

Son style provient de sa fréquentation assidue de Jean Fouquet, pour ses figures et ses compositions tirées des Heures d'Étienne Chevalier et des Heures de Jean Robertet. Il les réutilise si fréquemment qu'il devait disposer d'un carnet de dessins tiré des œuvres de ce dernier. Cependant, il n'en a pas le talent et les recopie sans aucune originalité dans un style sec et mécanique selon les historiens de l'art[4].

Identification

L'historien de l'art Samuel Gras propose de rapprocher le style du maître du peintre tourangeau Guillaume Piqueau, actif dans la seconde moitié du XVe siècle et proche de Jean Fouquet : il est en effet astreint au guet en sa compagnie aux remparts de la ville de Tours entre 1461 et 1465. Il a peint une Vita Christi pour la reine Charlotte de Savoie en 1482. Il est très proche d'un autre maître toujours anonyme, le Maître de Jeanne de France, avec qui il collabore au moins à une occasion[3].

Principaux manuscrits attribués

Voir aussi

Notes et références

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