Meiss El Jabal

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Meiss El Jabal (arabe : ميس الجبل ; également translittéré Mays al-Jabal) est une municipalité du district de Marjayoun au Liban dans le gouvernorat de Nabatieh. Elle se situe à environ 114 kilomètres de Beyrouth. Elle s'élève à une altitude de 630 mètres et s'étend sur une surface de 1 924 hectares. Elle comptait 8000 habitants en 2023[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Meiss El Jabal
Administration
Pays Drapeau du Liban Liban
Gouvernorat Nabatieh
District Marjayoun
Géographie
Coordonnées 33° 10′ nord, 35° 32′ est
Localisation
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Meiss El Jabal
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Meiss El Jabal
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Le sanctuaire dédié à Abu Dhar Al-Ghifari à Mays al-Jabal

Description

Elle est bordée au sud par la ville de Blida et la ferme Mhaibib, au nord par la ville de Houla, à l'ouest par les villages de Chaqra et Baraachit, et à l'est par la frontière sud du Liban.

Période ottomane

En 1596, le village, appelé Mis , dans la nahiya (sous-district) ottomane de Tibnin sous le liwa' (district) de Safad , avec une population musulmane de 75 ménages et 11 célibataires. Les villageois payaient un taux d'impôt fixe de 25 % sur les produits agricoles, tels que le blé, l'orge, les cultures d'été, les oliviers, les potagers et les vergers, les chèvres, les ruches ; en plus des revenus occasionnels, un pressoir à huile d'olive ou à sirop de raisin et des pâturages d'hiver ; soit un total de 12 860 akçe[2].

En 1881, l'Enquête sur la Palestine occidentale du Palestine Exploration Fund indique la présence « de vestiges anciens ; d'un pressoir à olives et deux sarcophages du côté est. »[3]. L'Enquête livre la description suivante: « Un grand village en deux parties, sur une crête basse, entouré de figuiers, d'oliviers et de terres arables. Il y a une fontaine près du village et trois bonnes sources au nord, en plus des citernes . »[4].

Sanctuaire

Le village abrite un sanctuaire chiite dédié au compagnon du prophète Abu Dharr. Un autre sanctuaire chiite dédié à Abu Dharr se trouve à Sarepta[5].

Établissements scolaires

Des écoles endommagées pendant le conflit israélo-libanais ont été reconstruites grâce à des volontaires[6].

Davantage d’informations Établissements scolaires, Liban (2005-2006) ...
Établissements scolairesMeiss El Jabal (2005-2006)Liban (2005-2006)
Nombre d'établissements scolaires3[7]2788
Établissements scolaires publics21763
Établissements scolaires privés11025
Élèves scolarisés dans les établissements publics435439905
Élèves scolarisés dans les établissements privés144471409
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Destruction par l'armée israélienne

Le village est en grande partie détruit entre août et octobre 2024 par les bombardements israéliens lors de la guerre Israël-Hezbollah ; lors de l'invasion israélienne du Liban, les troupes au sol dynamitent des maisons à Meiss El Jabal comme dans d'autres villages frontaliers[8],[9].

A la date du 30 octobre au moins 311 maisons dans Meiss El Jabal été détruites selon le New York Times[10]. Le 4 novembre l'AFP rend compte de nombreuses explosions provoquées par l'armée israélienne, qui détruisent plus d'une dizaine de bâtiments[11].

Israël allègue l'existence de tunnels du Hezbollah sous des bâtiments civils dans Meiss El Jabal[10]. Des juristes considèrent que les destructions généralisées ne sont pas conformes au droit international[10]. Tom Dannenbaum, professeur associé de droit international à l’université Tufts, souligne le fait que si des structures civiles, comme des maisons, converties en structures militaires, peuvent être attaquées, en revanche, « il n’est pas permis de cibler une zone entière dans laquelle se trouvent à la fois des objectifs militaires et des biens civils »[10]. De même, selon l'analyse de Alonso Gurmendi Dunkelberg, expert en droit international à la London School of Economics, l'existence d'infrastructures militaires du Hezbollah dans une zone civile ne suffit pas à justifier la destruction de pans entier d'un village ; une telle opération ne respecte pas le principe de proportionnalité[12]. Prenant des exemples dans l'histoire récente, ce juriste rappelle que « de nombreux autres pays, y compris les alliés d’Israël, ont été confrontés à des opérations de contre-insurrection, comme les États-Unis en Irak et en Afghanistan, et ils n’ont pas fait exploser des villes entières »[12].  

Personnalités

  • Ramiz Rizq (en), romancier et historien de la jurisprudence chiite
  • Abdel Amir Kabalan (1936-2021), président du Conseil supérieur chiite, décédé à 85 ans [13]

Bibliographie

  • Ramiz Rizq (en), ميس الجبل لؤلؤة جبل عامل - رامز رزق (Mays Al Jabal, perle de Jabal Amel), Beyrouth, éd. Dar al-Hadi, 2005[14]

Références

Lien externe

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