Menneval
commune française du département de l'Eure
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Menneval est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| Menneval | |
L'église Saint-Pierre, | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Intercom Bernay Terres de Normandie |
| Maire Mandat |
Françoise Canu 2020-2026 |
| Code postal | 27300 |
| Code commune | 27398 |
| Démographie | |
| Gentilé | Mennevalais |
| Population municipale |
1 527 hab. (2023 |
| Densité | 230 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 05′ 53″ nord, 0° 37′ 29″ est |
| Altitude | Min. 90 m Max. 164 m |
| Superficie | 6,63 km2 |
| Type | Petite ville |
| Unité urbaine | Bernay (banlieue) |
| Aire d'attraction | Bernay (commune du pôle principal) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bernay |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.menneval.fr |
| modifier |
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Géographie
Localisation
Menneval est située à la limite entre les régions naturelles du Lieuvin et du pays d'Ouche.
Elle occupe l'extrémité d'un vaste plateau entaillé par la vallée de la Charentonne.
Le centre originel groupé autour de l'église est situé à la limite de la forêt. Il contribue à créer avec la vallée un site remarquablement préservé.
Menneval est traversée par deux axes de communication majeurs : la RN 2138 et la RD 133.
Géographiquement, Menneval fait partie de l'unité urbaine de Bernay ; administrativement, elle est incluse dans le canton de Bernay-Est[1].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Charentonne, un bras de la Charentonne[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].
La Charentonne, d'une longueur de 63 km, prend sa source dans la commune de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois et se jette dans la Risle à Nassandres sur Risle, après avoir traversé 16 communes[6].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 771 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernay à 2 km à vol d'oiseau[13], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 666,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Menneval est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Bernay, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bernay, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3],[18]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (40,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (48,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (30,3 %), terres arables (27,7 %), zones urbanisées (18,7 %), prairies (12,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,4 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté en tant que Manneval vers l'an 1000 (dotalit. de Judith, Fauroux 11)[22], Maneval en 1205 (archives départementales de l'Eure), Saint Pierre de Meneval en 1450 (aveu de l’abbé de Bernay), Manneval en 1828 (Louis Du Bois)[23].
Il s'agit d'une formation médiévale en -val, précédé de l'ancien adjectif main(e) « grand(e) »[24], terme issu du gallo-roman MAGNU (lui-même du latin magnus « grand »), d'où le sens global de « grande vallée » ou de « grand vallon ». En Normandie, la forme prise par MAGNU en toponymie est le plus souvent Manne- (cf. les Manneville et la Manneporte à Étretat), dans le Sud de l'Eure, une mutation ultérieure a affecté cet élément, d'où les Mandeville. On note que l'adjectif roman maine est utilisé au féminin, en effet, -val pouvait être féminin en ancien français, comme en témoignent Laval, Bonneval ou Parfondeval (val profond)[24].
Histoire
Sous le règne de Richard II, premier des chefs de la Normandie à s'intituler duc, un document qui se rapporte à un don par Judith de Bretagne (982-1017) à Notre-Dame de Bernay mentionne « Manneval ». Sous le règne de Louis IX, le commerce et l'industrie se développèrent beaucoup à Menneval où furent créées des fabriques d'étoffes et de laine. Menneval était un centre drapier réputé dans toute la France.
Au XIVe siècle, après la mort de Mathieu de Varennes, la famille de Bréauté accède à la possession du village par mariage[25]. Roger III de Bréauté, seigneur de Néville et de Menneval, châtelain de Bernay, était chambellan de Charles VI (1368-1422) et de Charles VII (1403-1461). Le siège d'Harfleur le mit en difficulté financière, puisqu'il dut payer une rançon aux Anglais. Aussi dut-il vendre Menneval en 1413, ses possessions à Bernay et dans d'autres villes de la région, au comte Jean VII d'Harcourt. Il se réserva cependant le droit de rachat. Deux ans plus tard, le roi clama la terre sur la vente : Menneval faisait partie du domaine royal. Henry V (1387-1422) s'appropria Menneval par son invasion de la Normandie.
En 1548, Adrien de Bréauté vendit son droit de rachat au sieur de Mainteterne, dont la famille conserva Menneval au XVIIIe siècle. Henri II (1519-1559) racheta Menneval.
En 1648, Claude d'Erneville était seigneur de Menneval. Le propriétaire suivant, Louis-Jacques Grossin de Bouville (1759-1838), vécut dans son château de Rouen et donna Menneval à sa sœur, qui avait épousé en 1781 Pierre-Alexandre Dauger. Dauger était à l'époque de la Restauration président du conseil général de l'Eure[25].
Avant la Révolution française, Menneval était le siège d'une cour seigneuriale qui avait le droit de haute justice et pouvait décréter la peine de mort. En 1793, Menneval reçut, dans le sillage de la Révolution française, le statut de municipalité et, en 1801, le droit à l'autonomie locale.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].
En 2023, la commune comptait 1 527 habitants[Note 4], en évolution de +6,78 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Pierre fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1927[31].
- Château de Menneval
Le château actuel[32] fut construit sur une terrasse dominant la vallée de la Charentonne vers 1660 par la famille de Mainteterne. En 1711, il est acquis par Louis Grossin de Saint-Thurien et échoit, par alliance, en 1781, au comte Pierre-Alexandre Dauger qui le mit au goût du jour[33].
En 1820, il est agrandi avec la construction d'une troisième aile et d'un grand corps de dépendances. Remanié vers 1860, il est pourvu d'une chapelle néogothique. Le comte Aldonce Dauger fut l'un des premiers à pratiquer l'élevage de pur-sang en Normandie[33]. L'architecte Henri Jacquelin (1872-1940) est attributaire du réaménagement des pièces de réception[34].
Barrage sur la Charentonne. Cimetière.
Héraldique
Les armoiries de Menneval se blasonnent ainsi : |
Personnalités liées à la commune
- Gabriel Du Moulin[35] (1575?-1660), historien, prêtre. Natif de Bernay et maître ès arts de l'université de Caen, il est ordonné prêtre en 1604. Il est curé de la commune (anciennement Maneval) et vicaire général du diocèse de Lisieux. Auteur d'une « Histoire générale de Normandie… » (Rouen, 1631) et de « Les Conquestes et trophées des Norman-François aux royaumes de Naples et de Sicile... et autres principautez d'Italie et d'Orient… » (Rouen, 1658).
- Pierre-Victorien Lottin (1810-1903), peintre orientaliste et archéologue, y a vécu de 1852 à sa mort.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Menneval sur le site de l'Institut géographique national
- Fiche héraldique de Menneval sur le site du conseil français d'héraldique
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

