Merlaut

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Localisation

Le village de Merlaut, dominé par les Côtes de Champagne.

Merlaut se trouve au sud-est du département de la Marne, en région Grand Est. La commune appartient à la région agricole du Perthois[1].

La commune de Merlaut s'étend sur 504 hectares[2]. Sur son territoire, l'altitude varie de 97 à 166 mètres[2]. Le village est situé au sud des Côtes de Champagne, la Côte aux Poiriers et la Côte de Boulémont séparant le nord de la commune, en altitude, et le sud du territoire, en plaine, arrosé par la Saulx et la Chée[Carte 1].

Par la route[Note 1], Merlaut se situe à 39 km de Châlons-en-Champagne[3], préfecture du département, à 31 km de Saint-Dizier[4], principale ville de la Haute-Marne, à km de Vitry-le-François[5], sa sous-préfecture de rattachement, et à 21 km de Sermaize-les-Bains[6], bureau centralisateur du canton de Sermaize-les-Bains dont dépend Merlaut depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Vitry-le-François[7].

Merlaut est limitrophe de 4 communes :

Hydrographie

La Chée à Merlaut.

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Saulx, la Chée, le Fossé 01 de Lièvremont[8],[Carte 2].

La Saulx, d'une longueur de 115 km, prend sa source dans la commune de Germay et se jette dans la Marne à Vitry-le-François, après avoir traversé 39 communes[9]. Les caractéristiques hydrologiques de la Saulx sont données par la station hydrologique située sur la commune de Merlaut. Le débit moyen mensuel est de 26,3 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 270 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 252 m3/s, atteint le [10].

La Chée, d'une longueur de 69 km, prend sa source dans la commune de Seigneulles et se jette dans la Saulx à Vitry-en-Perthois, après avoir traversé 21 communes[11].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Merlaut[Note 3].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[14] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[15]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 778 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Frignicourt à 9 km à vol d'oiseau[18], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,6 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 4].

Urbanisme

Typologie

Au , Merlaut est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[7]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitry-le-François, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[7]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58 %), forêts (20,7 %), prairies (9,7 %), zones urbanisées (7,4 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Merlaus (878) ; Villa que dicitur Merlo (1179) ; Merlau (1237) ; Mellou (1248) ; Mellau, Mellaut (1251) ; Merlaut (1380) ; Meurlot (1392) ; Merlautum (1451) ; Murlaud (1458) ; Merlauld (1459) ; Marlaut (1462) ; Meurlau (1463) ; Meurlault (1469) ; Mer[l]ot (1550) ; Meurlaux (1561) ; Marlot (1572) ; Meurtault (1587)[25].

Merlaus en 878, avec le sens d'un diminutif de « merle », est donc plutôt un sobriquet, surnom probable pour celui qui chante ou siffle comme un merle, soit un patronyme issu du latin Merula, aujourd’hui nom de famille.[réf. nécessaire]

Histoire

Politique et administration

Intercommunalité

La commune, antérieurement isolée, a été intégrée le , à la communauté de communes Côtes de Champagne et Saulx.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [26], les anciennes communautés de communes de :
- la communauté de communes de Saint-Amand-sur-Fion,
- de la communauté de communes des Côtes de Champagne,
- de la communauté de communes des Trois Rivières
- et de la communauté de communes de Champagne et Saulx
en y incluant la commune de Merlaut, ont fusionné afin de former à compter du la nouvelle communauté de communes Côtes de Champagne et Saulx[27].

Dans le cadre des prévisions du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de la Marne du [28], celle-ci fusionne le avec cinq des sept communes de Saulx et Bruxenelle (Étrepy, Pargny-sur-Saulx, Blesme, Saint-Lumier-la-Populeuse, Sermaize-les-Bains) pour former la nouvelle communauté de communes Côtes de Champagne et Val de Saulx, dont Brusson est désormais membre.

Liste des maires

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 2001 Bernard Desruelle    
mars 2001 2008 Guy Jacquemot    
mars 2008[29] 2014 Daniel Frerson    
2014[30] en cours
(au 4 juillet 2014)
Henri-Noël Champenois    

Équipements et services publics

Eau et déchets

Le service public des déchets est assuré par le Syndicat mixte du Sud-Est Marnais (SYMSEM), qui a mis en place une redevance incitative. La collecte des ordures ménagères résiduelles (en bacs noirs pucés ou en sacs prépayés rouges) et des emballages ménagers recyclables (en sacs jaunes) est réalisée en porte à porte. Le SYMSEM adhérant au syndicat de valorisation des ordures ménagères de la Marne (SYVALOM), ces déchets sont amenés en centre de transfert à Sainte-Menehould ou Vitry-en-Perthois, puis valorisés sur le site de La Veuve. La collecte du verre se fait en apport volontaire, avant transformation dans une usine de Reims[31].

Pour les déchets volumineux ou dangereux, le SYMSEM met à disposition de ses habitants une plateforme de déchets verts et gravats, à Saint-Amand-sur-Fion, ainsi que 12 déchèteries, à Arrigny, Courtisols, Givry-en-Argonne, Mairy-sur-Marne, Pargny-sur-Saulx, Pogny, Sainte-Menehould, Thiéblemont-Farémont, Valmy, Vanault-les-Dames, Villers-en-Argonne et Ville-sur-Tourbe. Par convention entre le SYMSEM et la Communauté de communes Vitry, Champagne et Der, les habitants de Merlaut ont également accès à la déchèterie de Vitry-le-François[31].

Enseignement

Postes et télécommunications

Justice, sécurité, secours et défense

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].

En 2023, la commune comptait 275 habitants[Note 6], en évolution de +16,03 % par rapport à 2017 (Marne : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
423377414425415406400431426
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
395380360347322327315287272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
273259249215195196194200223
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
184198201188214224262262248
2015 2020 2023 - - - - - -
244263275------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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