Située au cœur du talon de la botte de l'Italie, cette commune à vocation touristique, la cinquième plus peuplée de la province, longe l'antique voie Appienne qui court jusqu'à Brindisi.
Géographie
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Le ville de Mesagne est située dans le nord du Salento, à 13 km à l'ouest de Brindisi. Son territoire, principalement plat, est marqué par une forte vocation agricole, notamment les cultures de l'olivier et de la vigne, ainsi que par une activité industrielle et touristique en développement. La ville est entourée de petites localités telles que Moreno, Partenio et Campofreddo, qui témoignent de l'occupation romaine et médiévale de la région[3].
Toponymie
L'appellation latine de la cité était Messapia, en référence à son peuplement originel par les Messapiens. La dénomination italienneMesagne est relevée pour la première fois en 1368 (puis en 1496, 1497 et 1499 sous les variantes respectives de Misagne, Mesagna et Misagnia) tandis que la dénomination en dialecte salentin, Misciagni, est attestée dès 1463[4].
Histoire
Les origines de Mesagne remontent à l'occupation messapienne, vers le Vesiècleav. J.-C., alors que le site est connu sous le nom de Metania. Elle devient un relai stratégique entre Oria et le port de Brindisi sur la voie Appienne, avant d'être romanisée sous le nom de Messapia. La ville est ensuite fortifiée par les Normands au XIesiècle, avec la construction d'un château, renforcé plus tard par Giovanni Antonio de la famille Orsini del Balzo(it) au XVesiècle.
Au XVIesiècle, Mesagne connaît un développement urbain important grâce à l'action de riches feudataires et d'ordres monastiques, avec la construction d'un théâtre, d'un hospice et la pavage des routes. Au XVIIesiècle, le château est transformé en résidence seigneuriale, ce qui lui fait perdre son caractère défensif initial[5].
Au XVIIIesiècle, Mesagne s'étale et se modernise, avec la construction du théâtre et des jardins municipaux (villa). La commune est candidate au titre de capitale italienne de la culture pour l'année 2024[6].
Culture et patrimoine
Patrimoine
Les principaux monuments de Mesagne sont:
Le château de Mesagne.La Porta Grande, qui marque l'entrée de la vieille ville médiévale de Mesagne.Le château normand-souabe, construit au XIesiècle, donné aux chevaliers teutoniques en 1995 puis remanié aux XVeetXVIIesiècles, abrite aujourd'hui le musée archéologique Ugo-Granafei[7].
La Porta Grande, vestige des murailles du XIIIesiècle, reconstruite en 1784, symbole des libertés communales[8].
L'église Sant'Anna, avec sa façade baroque impressionnante, située sur la place Orsini del Balzo.
La basilique du Carmelo, construite au XIVesiècle.
L'église Mater Domini, construite de 1598 à 1605.
L'église paléochrétienne (tempietto) de San Lorenzo, construite au viiesiècle.
Le Muro Tenente, site archéologique messapien avec nécropoles du IVesiècle siècle av. J.-C., situé à 4 km du centre-ville[9].
Culture
Le film La terra, réalisé par Sergio Rubini et sorti en 2006, dont l'action se passe à Mesagne, parle de la vie des habitants des Pouilles.
Événements et festivités
Natale nel Cuore («Noël au Cœur»): expositions de petits santons.
Cavalcata dei Magi («Cavalcade des Mages»).
Sagra (festin): plusieurs de ces événements communautaires ponctuent l'année, consacrés à la cuisine de divers produits alimentaires locaux (pain à la pâte à pizza farcie, orecchiette, pêches).
Le sport le plus populaire à Mesagne est le football, représenté localement par l'équipe de l'ASD Mesagne 1929, qui évolue en Promozione.
L'équipe masculine de basketball comporte deux équipes: Mens Sana Mesagne et Virtus Mesagne, qui évoluent en championnat C2. L'équipe féminine, Meyana Mesagne, joue quant à elle en championnat A2.
L'équipe féminine de volley-ball de la ville, Volley Mesagne, évolue dans le championnat C.
Jean-Marie Martin, Les villes neuves en Pouille au XIIIe siècle, dans R. Comba, A.A. Settia (sous la direction de), I borhi nuovi. Secoli XII-XIV, Cuneo, 1993, p. 115-135
Jean-Marie Martin, Le domaine royal de Mesagne aux XIIeetXIIIesiècles, dans E. Cuozzo, J.-M. Martin (sous la direction de), Cavalieri alla conquista del Sud. Studi sull'Italia normanna in memoria di Léon-Robert Ménager, Rome-Bari, 1998, p. 401-421.
(it) Giovanni Antonucci, «Mesagne e il problema della sua antica denominazione», Apulia, Martina Franca, Apulia, vol.Anno III, fascicolo I-II, , p.48-54 (lire en ligne, consulté le ).