Meurtre d'Ashur Sarnaya
meurtre à Lyon en 2025
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Le meurtre d'Ashur Sarnaya est l'homicide d'un chrétien irakien en fauteuil roulant, tué au couteau le dans le quartier de Gorge de Loup à Lyon. Le suspect, Sabri B., un Algérien de 28 ans, est présenté comme ayant des liens avec la mouvance djihadiste/État islamique. L'affaire suscite une vive émotion en France et au sein de la diaspora assyro-chaldéenne, notamment en raison de la personnalité de la victime et des circonstances violentes de sa mort.
(UTC+2)
| Meurtre d'Ashur Sarnaya | |
Vue générale du quartier de Gorge de Loup, lieu de l'attaque. | |
| Localisation | 51, rue du Sergent Michel-Berthet, Gorge de Loup, Lyon, Rhône, |
|---|---|
| Cible | Ashur Sarnaya |
| Coordonnées | 45° 46′ 02″ nord, 4° 48′ 21″ est |
| Date | (UTC+2) |
| Type | Assassinat Crime antichrétien |
| Armes | Couteau |
| Morts | 1 (Ashur Sarnaya) |
| Blessés | 0 |
| Auteurs présumés | Sabri B. |
| Organisations | |
| Mouvance | Terrorisme islamiste |
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Contexte
Ashur Sarnaya (en arabe : آشور سارنایا), âgé de 45 ans, est un réfugié chrétien originaire du Kurdistan irakien. Avec sa sœur Madelin, il avait fui Erbil en , après avoir reçu des menaces liées à sa religion, avant d'obtenir l'asile en France en . Installé à Lyon dans un ensemble d'habitations sociales du quartier de Gorge de Loup, il vivait un quotidien décrit comme paisible par ses voisins. Très croyant, il diffusait régulièrement sur TikTok des vidéos où il parlait de sa foi chrétienne, chantait des cantiques et commentait des passages de l'Évangile. Selon sa sœur, certains de ses contenus faisaient l'objet de signalements répétés par des internautes de confession musulmane, entraînant leur blocage[1].
Déroulement des faits
Le soir du , Ashur Sarnaya est violemment agressé alors qu'il rentrait chez lui au 51, rue Sergent Michel-Berthet. Assis dans son fauteuil roulant, il est frappé à la machette au niveau de la gorge. Il meurt sur place, devant la porte de son immeuble. Une vidéo tournée par la victime elle-même montre ses derniers instants, le visage ensanglanté. Les secours ne peuvent le ranimer à leur arrivée. Sa sœur, prévenue par des voisins, arrive sur les lieux peu après le drame[1].
Enquête
L'enquête, ouverte pour assassinat par arme blanche, est confiée à la police judiciaire de Lyon. Le , le parquet de Lyon annonce l'arrestation d'un suspect âgé de 28 ans, ressortissant algérien, interpellé à Andria (Pouilles, Italie) dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen. Il est soupçonné d'avoir été présent sur les lieux au moment du meurtre. Son audition par les autorités françaises doit permettre d'éclaircir les circonstances exactes du drame[1].
Selon les premiers éléments, un homme vêtu de noir aurait attendu la victime avant de s'enfuir à pied. Une vidéo d'un individu de dos quittant les lieux est remise aux enquêteurs. À ce stade, aucun mobile n'est établi. Les autorités indiquent ne privilégier aucune hypothèse — ni religieuse, ni politique, ni liée au trafic de stupéfiants. Dans un premier temps, le parquet national antiterroriste (PNAT) est tenu informé, sans être saisi. La direction nationale de la Police judiciaire apporte un soutien technique, notamment en matière d'investigations numériques[1].
Par la suite, le , le PNAT se saisit de l'affaire[2]. Le , Sabri B. est extradé d'Italie vers la France[3] où il est mis en examen pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire[4].
Réactions
La sœur de la victime, Madelin Sarnaya, se dit « très choquée » et confie que son frère avait reçu des menaces avant sa mort, dont une photo le montrant avec elle à la sortie de leur immeuble. Des membres de la communauté assyro-chaldéenne, notamment Georges Yaramis, coprésident du Conseil de coordination des Assyro-Chaldéens de France, évoquent la possibilité d'un mobile religieux, sans que cette hypothèse ne soit confirmée par l'enquête. Les voisins décrivent Ashur Sarnaya comme un homme « très gentil », « discret » et « dépendant de son fauteuil roulant ». Depuis sa mort, de nombreux messages d'hommage ont été publiés sous ses vidéos en ligne[1].
