Meurtre de Falikou Coulibaly

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Fait reprochéHomicide
Chefs d'accusationMeurtre
PaysDrapeau de la Tunisie Tunisie
VilleLa Soukra
Meurtre de Falikou Coulibaly
Fait reproché Homicide
Chefs d'accusation Meurtre
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Ville La Soukra
Nature de l'arme Arme blanche
Type d'arme Couteau
Date
Nombre de victimes 1
Géolocalisation sur la carte : Tunisie
(Voir situation sur carte : Tunisie)
Meurtre de Falikou Coulibaly

Le meurtre de Falikou Coulibaly, âgé de 33 ans et père de deux enfants de six et huit ans, est un crime perpétré le contre un ressortissant d'Afrique subsaharienne en Tunisie.

Selon ses proches et des ressortissants subsahariens, il s'agit d'un crime raciste. Selon les autorités tunisiennes, c'est un crime sans caractère raciste à la suite d'un vol de téléphone qui a mal tourné.

Le pays vote une loi en 2018 pénalisant les actes de racisme[1] de un à trois ans de prison et de 3 000 dinars d'amende pour les individus et 15 000 dinars pour les personnes morales[2]. Les crimes ciblés sont l'« incitation à la haine », les « menaces racistes », la « diffusion et l'apologie du racisme » ainsi que la création ou la participation « à une organisation soutenant de façon claire et répétitive les discriminations »[3].

La Tunisie devient ainsi le premier pays arabe à légiférer sur le sujet[4]. Le meurtre, qui déclenche de nombreuses manifestations, devient le symbole des mauvais traitements subis par les Subsahariens dans leur pays d'accueil[5].

Des actes de violence et de racisme à l'encontre des ressortissants d'Afrique subsaharienne sont en effet observés dans les pays du Maghreb[6],[7],[8]. Ces actes font l'objet d'articles de presse et de sujets de recherches universitaires[9],[10],[11].

Depuis 2011, une demi-douzaine de Subsahariens ont succombé à une série d'agressions particulièrement violentes visant les immigrés d'Afrique noire. Plusieurs dizaines sont très violemment blessés lors de vols quotidiens et agressions impunies « à la tire »[12].

Biographie

Falikou Coulibaly est originaire de Côte d'Ivoire. Au moment de sa mort, il a 33 ans et est père de deux enfants de six et huit ans restés en Côte d'Ivoire[10]. Il est fondateur de l'Association des Ivoiriens en Tunisie pour l'entraide qui le fait connaître de la communauté ivoirienne[9],[13].

Son corps est ramené dans son pays d'origine le et sa dépouille est enterrée le lendemain au cimetière municipal d'Oumé, la ville où il a passé une partie de sa jeunesse[14],[15],[16].

Déroulement

Date et lieu

Le meurtre de Falikou Coulibaly a lieu au soir du [13],[17],[18],[19]. Il a lieu dans le quartier de Najmatar à La Soukra, dans la banlieue nord de Tunis, lorsque deux hommes tentent de lui voler son téléphone[3],[20].

Poignardé à plusieurs reprises

Selon la version officielle des autorités tunisiennes, en marchant ce soir-là, Falikou Coulibaly est abordé par une bande de jeunes Tunisiens du quartier. Ils lui réclament son portefeuille et son téléphone portable. Après son refus, il est frappé et agressé au couteau. L'un des jeunes le poignarde à plusieurs reprises (deux[21],[22] à 26 fois[12] selon les sources). Falikou meurt d'une hémorragie plus tard avant son arrivée à l'hôpital de La Marsa[23].

Réactions et suites

Notes et références

Voir aussi

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