Meurtre de Mélanie Grapinet
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Mélanie Grapinet est une assistante d'éducation (AED) française qui a été mortellement poignardée par un élève le mardi 10 juin 2025 au collège Françoise Dolto de Nogent (Haute Marne).
| Meurtre de Mélanie Grapinet | |
| Fait reproché | Homicide |
|---|---|
| Auteurs | Quentin |
| Pays | France |
| Ville | Nogent (Haute-Marne) |
| Lieu | collège Françoise Dolto |
| Nature de l'arme | Arme blanche |
| Type d'arme | Couteau de cuisine (lame de 20 centimètres) |
| Date | |
| Nombre de victimes | 1 |
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Contexte
Le meurtre a eu lieu en 2025, et s'inscrit dans un contexte d'assassinats dans l'Éducation nationale ayant fait pour victimes Samuel Paty (2020), Dominique Bernard (2023) et Agnès Lasalle (2023) les années précédentes.
Quelques mois avant les faits, une rixe à l'arme blanche devant un lycée professionnel à Yerres avait également fait une victime de dix-sept ans par arme blanche le lundi 24 mars 2025, déclenchant des mesures de sécurité supplémentaires à l'entrée des établissements scolaires, dont le contrôle aléatoire au cours duquel Mélanie Grapinet a été tuée[1]. Le jeudi 24 avril 2025, une adolescente de quinze ans avait en outre été tuée et trois de ses camarades blessés lors d'une attaque au couteau par un élève de leur établissement, le groupe scolaire Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes[2].
Victime
Mélanie Grapinet était assistante d'éducation au collège Françoise Dolto depuis septembre 2024[3], dans la ville de Nogent. Elle y avait auparavant exercé dix ans comme coiffeuse, et était également conseillère municipale de Sarcey[3]. Âgée de 31 ans au moment des faits, elle était mère d'un garçon de 4 ans, Timéo[4], et belle-mère d'un jeune homme de 21 ans[3].
Meurtrier et condamnation
Le meurtrier est un élève du collège de 14 ans en classe de troisième, prénommé Quentin[5]. Il était décrit comme un « élève sociable et sérieux » et comptait même parmi les élèves-référents dans la lutte contre le harcèlement scolaire de l'établissement[6]. Sa famille n'avait pas d'antécédent judiciaire[6].
La conférence de presse du procureur de la République de Chaumont Denis Devallois le mercredi 10 juin révèle que Quentin éprouve un « détachement par rapport à la gravité des faits », « ne semble pas attacher une valeur particulière à la vie humaine », et qu'il avait l'intention de s'en prendre à une des AED du collège sans en viser nommément aucune[5].
Il risquait jusqu'à vingt ans de réclusion du fait de son jeune âge[7]. Il a finalement été condamné le jeudi 16 juillet 2026 à dix-huit ans de réclusion[8].
Circonstances
Le vendredi 6 juin, Quentin et sa petite amie sont sermonnés par une AED de l'établissement alors qu'ils sont en train de s'embrasser[6].
Le mardi 10 juin à 8h30, l'entrée de l'établissement se fait sous la surveillance de la gendarmerie dans le cadre d'un contrôle aléatoire sans objet particulier, prévu par la circulaire Retailleau-Borne[9]. Les AED sont chargés de contrôler visuellement les carnets de correspondances des élèves avant que ceux-ci pénétrent dans l'enceinte[10]. C'est au moment du contrôle que Quentin saisit son couteau et poignarde Mélanie Grapinet à plusieurs reprises.
Hommages
L'Assemblée nationale a observé une minute de silence au lendemain des faits, le mercredi 11 juin 2025[3]. À Saint-Étienne, 200 personnes se réunissent pour un hommage place Jean-Jaurès[11].
Un rassemblement d'une quarantaine de personnes a lieu le 12 juin à Niort[12].
Une marche blanche est organisée à Nogent par la famille trois jours après les faits, le vendredi 13 juin 2025[13].
Le 24 juin, Mélanie Grapinet reçoit la légion d'honneur à titre posthume, ce qui permet notamment à son fils de devenir pupille de la Nation[14].
En octobre 2026, Mélanie Grapinet est associée aux hommages à Samuel Paty et à Dominique Bernard dans plusieurs établissements scolaires[15],[16],[17].
Suites données
Des propositions de renforcement des contrôles à l'entrée des établissements scolaires ou l'interdiction à la vente en ligne de grands couteaux aux mineurs sont évoquées par le premier ministre François Bayrou et par le président Emmanuel Macron[18]. Pour la députée Renaissance Nicole Dubré-Chirat, auteure d'un rapport sur les urgences psychiatriques, la santé mentale des jeunes devrait devenir une priorité à la lumière de cet évènement[19].

