Mexico City Blues
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Book of Dreams (en) |
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Mexico City Blues est un recueil de poèmes écrits par l'écrivain américain d'origine franco-canadienne Jack Kerouac, publié en 1959. Il est composé de 242 chorus ou strophes. Le style est inspiré du rythme du jazz et du bebop.
La plupart des poèmes du recueil ont été écrits durant l’été 1955, en trois semaines, à Mexico. Durant ce séjour mexicain, Kerouac prend en location une chambre meublée dans l'immeuble où réside William Garver[1], un vieux morphinomane qui ne sortait presque jamais de sa chambre[2]. Lui rendant visite, Kerouac s'inspire de la personnalité de cet homme et de ses propos pour écrire certains de ses chorus. Dans sa biographie-fleuve de Jack Kerouac, Gerald Nicosia écrit à propos des poèmes écrits à Mexico : « Considérant le vers libre comme mou et terne, il (Kerouac) met au point une sorte de chantonnement, une matrice musicale élastique capable de s'adapter à la croissance organique de la pensée. Les paramètres de cette forme, outre les dimensions de la apge de calepin, résident dans le style lui-même, les exigences rythmiques et mélodiques de l'oreille du poète. Il n'est pas facile de se plier à une telle discipline, elle exige une parfaite maîtrise de l'assonance et de l'allitération, du registre, des pauses, pour que chauqe pensée naissante se trouve une mélodie apte à l'amener sans heurt à sa résolution[3]. »
Au cours d'une interview accordée en 1994 à Jean-François Duval, spécialiste de la Beat Generation, le poète Allen Ginsberg déclare : « Kerouac a tant écrit que son œuvre est considérable. Moi, je ne suis qu'un élève de Kerouac, ma poésie procède de la sienne, elle en est une imitation. C'est lui, le grand poète séminal. Ce que j'ai appris, je l'ai appris de lui. Comme l'ont fait Bob Dylan et bien d'autres. Pour Bob, la poésie de Kerouac a été une inspiration déterminante. Il m'a raconté lui-même comment, en 1959, il avait reçu un recueil des poèmes de Kerouac, Mexico City Blues, et à quel point cela l'avait soufflé. Je lui en ai demandé la raison précise ; il m'a répondu : “De tous ceux que j'ai lus, Kerouac est le premier poète américain à écrire avec des rythmes propres à la langue américaine[4]”. »
Jack Kerouac, à la fin de l'été 1955, rente du Mexique avec en poche le manuscrit de Mexico City Blues. Dans cette même période si féconde pour la Renaissance poétique aux Etats-unis (Renaissance de San Francisco), Allen Ginsberg poursuit l'écriture de Howl, son poème le plus célèbre qu'il va lire quelques semaines plus tard à la Six Gallery de San Francisco. Au cours de cette soirée, Kerouac reste à sa place, ne lit aucun poème de son cru, pas un seul chorus du recueil qu'il a composé dans l'été. Longtemps, il va rester aux yeux du public un romancier avant tout. Ce n'est qu'après sa mort que l'on commence à prendre en considération sa poésie dans sa juste dimension[5].
Références
- ↑ Dans les romans de Kerouac et de Burroughs, William Garver figure sous le nom de Bill Gains.
- ↑ Jack Kerouac, Mexico City Blues, Christian Bourgois éditeur, 1994, introduction, p. 8.
- ↑ Gerald Nicosia, Memory babe, éditions Verticales, 1998, p. 645.
- ↑ Jean-François Duval, Kerouac et la Beat generation, Presses Universitaires de France, 2012, p. 41.
- ↑ Jack Kerouac, Mexico City Blues, op. cit., p. 8.
Annexes
Articles connexes
Liens externes
Bibliographie
- Mexico City Blues, Points, Poésie, 2006 (ISBN 978-2757800287).
Œuvres de Jack Kerouac |
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| La Légende de Duluoz |
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| Autres œuvres |
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