Mexme Galet
financier français de XVIIe siècle
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Mexme Galet (ou Mesme Gallet) est un financier du XVIIe siècle originaire de Chinon[1]. De 1624 à 1627, il fait édifier le prestigieux hôtel de Sully, dans le quartier du Marais à Paris[1].
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Biographie
Il est né au cours du dernier quart du XVIe siècle à Chinon[2]. Contrôleur des finances, il poursuit son ascension sociale par l'achat de diverses possessions et seigneuries dans le Chinonais, le Loudunais et dans l'ouest parisien :
- seigneurie de La Jaille (voir château de la Grande-Jaille) en 1619 ;
- seigneurie de Montmort ;
- seigneurie du Petit-Thouars en 1625 ;
- hôtel de la rue Saint-Antoine en 1624[2].
Cette dernière propriété est achetée à madame de Montmagny et à ses enfants[3]. Le , il revient sur les termes d’un marché de maçonnerie signé le 20 mai : les façades de son hôtel du Marais ne seront pas de brique et pierre, mais de pierre de taille[4].
En 1627, les dépenses de Mexme Galet pour la construction de son hôtel parisien, ajoutées à ses dettes de jeu, commencent à inquiéter ses créanciers. Il doit vendre son hôtel parisien à Roland de Neufbourg et François Poussart qui, de 1628 à 1630, en achèvent la construction en lui donnant sa structure actuelle[5]. Un devis de 1627 concernant Mexme Galet prouve irréfutablement que Jean Androuet du Cerceau est bien l’architecte de l’hôtel de Sully[6]. Mexme Galet et Isabeau des Vallées, sa femme, font donation à Madeleine Galet (ou Gallet), leur fille de la seigneurie de Montmort[7].
Il doit également vendre la seigneurie du Petit-Thouars en 1636, celle de La Jaille en 1637[2].
On ignore la date de mort de Galet, il est encore en vie le [2].
Citations sur Mexme Galet
Mesme Gallet, contrôleur des finances et propriétaire incarne la passion du jeu et constitue un sujet de prédilection pour les satiristes[8].
« Galet a sa raison, et qui croira son dire, Le hasard, pour le moins, lui promet un empire »
— Mathurin Régnier, « Satire XIV », dans Les Satyres et autres œuvres de Régnier avec des remarques, Londres, Lyon & Woodman, (1re éd. 1613), p. 231, v. 111-112
« Eût-on plus de trésors que n’en perdit Galet, N’avoir en sa maison ni meubles, ni valet. »
— Nicolas Boileau, « Satire VIII », dans Satires, vol. 1 et 2, Imprimerie générale, (1re éd. 1662-1713) (lire sur Wikisource), p. 124 v. 81
« Ce pauvre Gallet, quand il estoit riche, avoit toujours quelque remede dans le corps; depuis qu'il estoit gueux, il se portoit le mieux du monde »
— Gédéon Tallemant des Réaux et Georges Mongrédien (éd.), « Joüeurs », dans Les historiettes, t. VII, Classiques Garnier, coll. « Classiques Jaunes », (1re éd. 1934) (ISBN 978-2-8124-2260-7 et 2-8124-2260-2, OCLC 951375072, DOI 10.15122/isbn.978-2-8124-2260-7.p.0295), p. 295
« Gallet n'a jamais perdu que quatre francs au jeu ; Elu à Chinon, puis Controlleur des Finances ; parent de ce Vertigalet dont il est parlé dans Rabelais. Voyés les origines de Ménage ; bâtit l'Hotel de Sulli ; souvent volé & trompé. Vers sur lui dans Regnier ; a fait quitter les dés à Henri IV ; le coup de Gallet ; mort à 70 ans ; le jeu de Gallet avec des tables »
— Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, t. 3, Paris, (BNF 31304483, lire en ligne), p. 13
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