Meyer Jaïs

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Meyer Jaïs (parfois écrit Meïr Jaïs[1]) né le à Médéa et mort le à Paris[2]), est une personnalité juive qui a été de 1955 à 1971 grand-rabbin de la Grande synagogue de Paris[3],[4],[5],[6].

Faits en bref Grand-rabbin de Paris (d), 1955-1979 ...
Meyer Jaïs
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Grand-rabbin de Paris (d)
-
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Éléments biographiques

Les premières années

Meyer Jaïs est né en 1907 à Médéa[7] dans l'Algérie française.

Il quitte l'Afrique du Nord en 1920, à l'âge de 13 ans[8].

Études puis rabbin de Haguenau

De 1925 à 1930, il étudie à la Sorbonne et au Séminaire israélite de France (SIF) dont il sort diplômé rabbin[9]. Au SIF, il se lie d'amitié avec Henri Schilli et Henri Soil[10],[11].

Il devient rabbin de Haguenau, en Alsace en 1935, poste qu'il occupe jusqu'en 1938[12].

Il devient alors aumônier de la jeunesse à Paris.

Seconde Guerre mondiale

Avec l'arrivée de la Seconde Guerre mondiale, il occupe la position d'aumônier militaire en Tunisie.

Meyer Jaïs devient rabbin de Constantine en Algérie, de 1940 à 1945[13].

Il est aumônier des Forces françaises libres en Afrique.[réf. nécessaire]

Retour en France, devient grand-rabbin de Paris

Il retourne en France en 1945.

Il devient grand-rabbin de Paris en 1955 et démissionne en 1979.

Meyer Jaïs et son épouse Raymonde ont une fille Danièle.

Il meurt à Paris à l'hôpital Necker le .

Grand-rabbin de Paris

Le , Meyer Jaïs est élu grand-rabbin de Paris, le premier rabbin séfarade à occuper ce poste[14],[15],[16],[17].

Il démissionne en 1979.

Le grand-rabbin Ra'hamim Naouri lui succède comme grand-rabbin de Paris par intérim pendant 3 ans[18].

Meyer Jaïs continue à publier et à avoir une influence même après avoir quitté le poste de grand-rabbin de Paris[19].

L'Église catholique et l'antisémitisme

En 1965, Meyer Jaïs participe au débat sur l'Église catholique et l'antisémitisme[20],[21],[22],[23].

Le grand-rabbin Meyer Jaïs et le grand-rabbin Jacob Kaplan s'opposent sur le sujet de l'Église catholique et la conversion des Juifs[24].

Il conteste le judaïsme du cardinal Lustiger, car selon lui « un Juif qui accepte le christianisme tourne le dos au judaïsme »[25],[26]. Dans Le Monde, Meïr Jaïs écrit : "Un juif chrétien a autant de sens qu'un carré rond. La foi chrétienne et la foi d'Israël sont inconciliables. Se réclamer des deux, c'est se condamner à vivre dans un perpétuel reniement de l'une ou de l'autre"[27],[28],[29].

Interprétations de la Bible par Meïr Jaïs

À propos du verset de la Genèse15:6, Meyer Jaïs propose de faire une différence significative entre « croire en Dieu » (par opposition à « ne pas croire en Dieu ») et « croire Dieu »[30],[31].

Bibliographie

Œuvres de Meyer Jaïs

Articles

  • À propos du dialogue judéo-chrétien. Information juive. .

Ouvrages

  • Grammaire hébraïque élémentaire. Préfacée par M. le grand-rabbin Maurice Liber[32]. Éditions de la Coopérative israélite (Impr. Avouka)[33].
  • Précis de grammaire hébraïque. ACIP (Association consistoriale de Paris), 1979[34].
  • Un Juif, c'est quoi?. Essai. ACIP (Association consistoriale de Paris) [35],[36].

Ouvrages mentionnant Meyer Jaïs

Honneurs

Notes et références

Liens externes

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